La National corporate fund (Ncf) fait l’objet d’une plainte de la part d’un enseignant qui n’arrive pas à rentrer en possession de ses 16 millions.
Joseph Amy Ngongang, enseignant du supérieur exerçant à Douala, vient de porter plainte contre la Ncf, un établissement de micro finance basé à un jet de pierre de Texaco Bali. La raison évoquée dans ce document déposé au commissariat central n°1 est “ l’escroquerie de haut vol ”. En effet, pour faciliter la scolarité de ses quatre enfants, Amy Ngongang achète à la Ncf des bons de caisse de 4.000.000 de francs chacun.
L’opération se passe avec succès. Les quatre bons sont délivrés le 27 décembre 2006 et la date déchéance le 30 août 2007, avec une majoration de 10% pour chaque bon, au titre d’intérêts. Malheureusement, à l’échéance, l’argent n’est pas remis à l’enseignant comme convenu. “Pour les piéger, j’ai émis un chèque à mon nom et je me vois dire qu’il n’y a pas d’argent, en racontant plusieurs autres petites histoires inopportunes ”, narre-t-il, documents à l’appui.
Cette réponse l’amène à s’interroger sur les “ véritables activités ” de cet Emf. “De fait, il serait aberrant qu’une institution qui se proclame détenir un capital de 300 millions F Cfa ne puisse pas honorer les 16 millions de bons de caisse y compris quelques 300.000 d’intérêts ”, s’étonne Amy Ngongang, en demandant au commissaire de “sévir pour que mon argent sorte de là où ces criminels l’ont caché ”. Cette plainte rédigée le 3 avril 2009, et qui n’est que la résultante d’une
série d’opérations foireuses initiées en 2007, amène le commissariat à réagir six jours après. En effet, par une convocation signée du commissaire Assaga Mbappe Penda, chef du groupement des affaires judiciaires et sociales, le Dg de Ncf est invité à se présenter le 13 avril au commissariat central n°1 à Bonanjo.
D’après nos sources, ce dernier ne s’est pas présenté. Ce qui a conduit les forces de l’ordre à reconsidérer cette convocation pour la semaine prochaine. Celles-ci sont d’ailleurs déterminées à voir clair dans cette affaire. “En cas de défaillance, il (Kamga :ndlr) sera contraint par tous les moyens de droit ”, prévient Assaga Mbappe. Amy Ngongang, quant à lui, n’en démord pas non plus. “Mes enfants ont connu une très mauvaise année scolaire à cause du manque d’argent ”, martèle-t-il. Ce dernier est résolument engagé à utiliser tous les moyens et lobbies pour récupérer son argent qui, avec les intérêts et autres frais de justice est déjà évaluer à près de 19 millions.
Du côté de Nfc, on reste peu bavard sur le sujet. “Le Pca n’est pas là en ce moment, c’est lui qui pouvait se prononcer en profondeur sur ce dossier. Moi je ne suis qu’un simple employé ”, répond Gaston Kamga joint au téléphone. Ce dernier reconnaît d’ailleurs que la Nfc doit cet argent à Amy Ngongang. “Nous ne refusons pas de le payer. Nous sommes en restructuration et il faut sauver les emplois. C’est pourquoi nous lui avons demandé un peu de temps. Personne n’est responsable de cette situation ”, se défend-il, très embarrassé par l’approche d’Amy Ngongang.
Hervé B.Endong. Nouvelle Expression











