Le redéploiement se fera à travers l’association camerounaise du crédit-bail (Camlease) dont les membres ont été installés vendredi dernier à Yaoundé par le ministre des Finances.
Le crédit-bail est un contrat par lequel un établissement appelé crédit-preneur prend en usage un équipement auprès d’un crédit-bailleur (généralement une institution financière). Sur la base de ce contrat, il paie des loyers périodiques sur l’équipement acquis et en fin de contrat, il peut ou non prendre une option d’achat de ces biens pour en devenir le propriétaire. C’est en 1959 que le crédit-bail s’implante au Cameroun, qui d’ailleurs est le premier pays à avoir introduit la pratique en Afrique. Mais son expansion n’a pas été à la hauteur des espoirs. Car quelques obstacles ont gêné la construction des piliers de ce concept. L’Etat n’a pas offert toutes les facilités attendues avec la fiscalité par exemple ou le mode de recouvrement. Les équipementiers étaient souvent aussi absents pour assurer la maintenance. Il a aussi manqué une bonne supervision du crédit-bail ainsi qu’on a noté une insuffisance des ressources à mobiliser pour faire face aux sollicitations.
Le crédit-bail s’intéresse davantage aux équipements productifs dont on a besoin dans les industries et qui coûte généralement très cher. Le cadre réglementaire du crédit-bail fait défaut. Camlease s’emploie dans son plan d’action à construire ce cadre réglementaire à travers un projet de loi déjà déposé sur la table du gouvernement. En ce qui concerne la promotion de ce produit, Camlease compte passer avec la Société financière internationale et le ministère des Finances, une convention tripartite qui se décline en des plans de formation ou de mobilisation des ressources. Pierre Kam est le président de Camlease. Dans le bureau, on reconnaît des personnalités telles que Christophe Eken, président de la Chambre de Commerce, Martin Foncha, président de l’ASAC, Daniel Joly, ADG de la SGBC. Entre autres institutions ayant contribué à la création de Camlease, il y a la Société financière internationale, le Groupement intre-patronal du Cameroun, Afriland First Bank, la Chambre de commerce, d’industrie, des mines et de l’artisanat, la BICEC, etc.
Jeanine FANKAM. Cameroun Tribune












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