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Lutte contre la corruption : le directeur financier du Chantier naval à la PJ

Publié par Jun 4th, 2009 et classé dans Actualités, Economie, Finance. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

antoine-bikoro-aloJean Simon Ngwang est placé en garde à vue depuis trois jours dans le cadre d’un nouveau rebondissement dans l’affaire Forjindam.

Après une plainte d’Antoine Bikoro Alo’o, directeur général du Chantier naval et industriel du Cameroun, voici un rebondissement dans l’affaire Forjindam. L’ancien directeur général du Chantier naval est à nouveau poursuivi par le Chantier naval, pour une affaire de détournement portant sur 260 millions de francs.

Courant 2003, de janvier à mars plus précisément, 17 chèques auraient été payés à des fournisseurs fictifs, selon les termes de la plainte, pour un montant total de 206 millions de francs Cfa. Trois personnes sont impliquées dans la plainte déposée par Antoine Bikoro Alo’o à la division régionale de la police judiciaire du Littoral. Il s’agit de Zacchaeus Forjindam, ex-directeur général du Chantier naval et industriel en détention préventive à la prison centrale de New Bell, de Njiande Antoine, ex-directeur financier en fuite, et de Jean Simon Ngwang actuel directeur financier. Il est reproché à ce dernier, qui était à l’époque chef du département comptable et financier, d’avoir signé sept chèques sur les douze pour un montant total de 127 millions de francs Cfa. Il a été entendu avant-hier, ainsi que Jean Lebon Ndoumbè, le chef comptable et Charles Kooh II, le commissaire aux comptes de l’entreprise.

De sources dignes de foi au Chantier naval et industriel du Cameroun, Jean Simon Ngwang, en sa qualité de chef du département comptable et financier en 2003, aurait, à l’époque, signé les chèques querellés au vue du bon de commande signé par son directeur général Zacchaeus Forjindam. Lequel bon de commande était accompagné du bordereau de livraison du fournisseur, frappé de la décharge de l’agent du Cnic réceptionniste de la prestation, ainsi que de la facture correspondant aux éléments cités plus haut. « Une opération régulière, confirme un de ses conseils ayant assisté à l’interrogatoire de l’intéressé. Quant au problème lié aux fournisseurs fictifs, a ajouté son avocat, il importe de signaler que le Cnic totalisait à l’époque 451 fournisseurs. Comment mon client pouvait-il détecter les fournisseurs fictifs dans ce fatras ? » Sans doute la déposition de Zacchaeus Forjindam, attendue ici, pourra apporter encore plus d’éclairages dans cette affaire.

Benjamin LISSOM LISSOM, Cameroon Tribune

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