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Lutte contre la corruption:Comment les Etats-Unis veulent aider le Cameroun

janet1InvitĂ©e au Commonwealth Business Forum lundi 16 juin 2009 Ă  YaoundĂ©, l’ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun, SE Mme Janet E. Garvey, a prononcĂ© une allocution dans laquelle elle dĂ©signe la corruption comme l’ennemi du dĂ©veloppement et indique comment le Cameroun peut significativement rĂ©duire ce flĂ©au avec l’appui de son pays. Les Etats-Unis veulent ainsi aider le Cameroun Ă  aller le plus loin possible dans la lutte contre la corruption, a rappelĂ© SE Garvey, mais les Camerounais devraient dĂ©jĂ  commencer par lutter eux-mĂȘmes, chacun Ă  son niveau.
L’ambassadeur des Etats-Unis parle de la mise en Ɠuvre de l’assistance judiciaire mutuelle, laquelle a permis aux fonctionnaires camerounais de s’entretenir avec des membres du gouvernement amĂ©ricain pour voir comment rapatrier des fonds volĂ©s au Cameroun. Elle Ă©voque aussi une confĂ©rence, Ă  l’initiative du gouvernement amĂ©ricain, au cours de laquelle des experts camerounais se concertent en ce moment pour Ă©laborer des stratĂ©gies de lutte contre les crimes Ă©conomiques. Le succĂšs ou l’échec de cette opĂ©ration dĂ©pend des fonctionnaires camerounais, semble indiquer la diplomate pour qui le gouvernement de son pays est entiĂšrement disposĂ© Ă  agir dans le sens que souhaitent les autoritĂ©s camerounaises pour aider le pays de Paul Biya Ă  rĂ©cupĂ©rer les biens indĂ»ment acquis et gardĂ©s Ă  l’étranger.
Au-delĂ  du rapatriement des biens mal acquis, soutient Mme l’ambassadeur, il est essentiel de rĂ©former le systĂšme de gouvernance pour prĂ©venir la corruption. Dans cette perspective, l’exigence de transparence est capitale. Les ministĂšres, par exemple, doivent publier dans les mĂ©dias les procĂ©dures de passation des marchĂ©s et la sociĂ©tĂ© civile doit s’assurer que les marchĂ©s passĂ©s sont effectivement exĂ©cutĂ©s selon le cahier de charges arrĂȘtĂ©. S’il y a des dĂ©faillances, la punition (administrative et judiciaire) doit ĂȘtre automatique.
La semaine derniĂšre, la plĂ©nipotentiaire amĂ©ricaine, s’adressant Ă  l’American Chamber of Commerce Ă  Douala, a Ă©voquĂ© la notion de responsabilitĂ© Ă  tous les niveaux dans l’éradication de la corruption. Elle revient de maniĂšre plus dĂ©cisive sur cette notion et dĂ©ploie un argumentaire pour pourrait toucher les cƓurs des dirigeants en particulier.

[
] Je note avec plaisir que depuis plusieurs annĂ©es, le Commonwealth Business Council prend au sĂ©rieux ses responsabilitĂ©s [
] Je crois fermement que s’il doit ĂȘtre gagnĂ©, le combat contre la corruption nĂ©cessite de nous une action conjuguĂ©e. Le gouvernement, naturellement, joue un rĂŽle central, mais l’AssemblĂ©e nationale, les mĂ©dias, les milieux d’affaires, les Ă©glises et les mosquĂ©es, les universitĂ©s et d’autres acteurs de la sociĂ©tĂ© camerounaise doivent aussi s’impliquer. La communautĂ© internationale a aussi un rĂŽle Ă  jouer. Permettez-moi de m’attarder un peu sur ce que fait le gouvernement des États-Unis pour assumer sa responsabilitĂ© en prenant ses propres mesures de lutte contre la corruption.
Notre unique et plus importante mesure est en fait une vieille loi: la Foreign Corrupt Practices Act (Loi sur la corruption d’agents publics Ă©trangers). Depuis plus de trente ans, le versement de pots-de-vin par un citoyen amĂ©ricain ou une compagnie amĂ©ricaine Ă  un agent public Ă©tranger constitue un acte illĂ©gal. Nous sommes les premiers Ă  avoir pris une aussi importante mesure pour rĂ©duire la demande de la corruption, et il n’y a dans le monde aucun pays dans lequel est en vigueur une lĂ©gislation semblable, avec le mĂȘme niveau d’agressivitĂ©.
Par exemple, en fĂ©vrier cette annĂ©e, Kellog, Brown and Root, une ancienne filiale de Halliburton, a plaidĂ© coupable pour avoir versĂ© des pots-de-vin Ă  des fonctionnaires au Nigeria, et a acceptĂ© de payer 400 millions de dollars d’amende. Les dirigeants de cette sociĂ©tĂ© sont en train de purger de lourdes peines d’emprisonnement pour leurs crimes. Le gouvernement des États-Unis est trĂšs rigoureux pour ce qui est de s’assurer que les citoyens amĂ©ricains et les compagnies amĂ©ricaines ne s’engagent pas dans la corruption. DĂšs qu’il arrive que quelqu’un ait la preuve d’un tel crime, le gouvernement des États-Unis mĂšne des investigations et engage des poursuites judiciaires en appliquant la loi avec la derniĂšre Ă©nergie.

Rapatrier au Cameroun les biens mal acquis
Ces derniĂšres annĂ©es, nous avons pris d’autres mesures pour confirmer notre responsabilitĂ© et remplir notre devoir pour soutenir la lutte contre la corruption au Cameroun et Ă  travers le monde.
En 2004, le PrĂ©sident Bush a publiĂ© la proclamation prĂ©sidentielle 7750 qui donne au DĂ©partement d’Etat le pouvoir de refuser des visas aux ressortissants Ă©trangers et aux fonctionnaires qui se sont rendus coupables de corruption. Au cours des derniĂšres annĂ©es, nous avons appliquĂ© cette proclamation Ă  l’encontre de fonctionnaires corrompus en Afrique, y compris au Cameroun. Je crois que la proclamation prĂ©sidentielle 7750 est une indication importante que nous ne laisserons pas nos plages devenir des terres d’asile pour les fonctionnaires corrompus. Si nous savons que quelqu’un est corrompu, nous ne pouvons pas permettre l’argent mal acquis par lui soit blanchi Ă  travers notre Ă©conomie, nos banques et nos biens immobiliers.
En 2006, nous avons ratifiĂ© la Convention des Nations unies contre la corruption (Uncac). Cette convention nous engage Ă  amĂ©liorer notre propre gouvernance et Ă  aider les pays comme le Cameroun Ă  faire de mĂȘme. L’Uncac prĂ©voit des dispositions sur l’assistance judiciaire mutuelle pour des cas de corruption, y compris la corruption politique. L’Uncac est un outil qui permet aux autoritĂ©s judiciaires camerounaises et amĂ©ricaines et Ă  celles chargĂ©es de l’application de la loi de coopĂ©rer dans des affaires de corruption.
Dans le cadre de l’assistance judiciaire mutuelle, nous avons accueilli avec satisfaction les fonctionnaires camerounais qui ont visitĂ© Washington ces derniĂšres annĂ©es pour rencontrer leurs confrĂšres de nos DĂ©partements du TrĂ©sor, de la Justice et de la SĂ©curitĂ© IntĂ©rieure , pour voir ce que nous pouvons faire pour aider le Cameroun Ă  retrouver et recouvrer les capitaux volĂ©s cachĂ©s Ă  l’Ă©tranger.
Au moment oĂč je vous parle, des experts camerounais se concertent avec leurs homologues amĂ©ricains dans le cadre d’une confĂ©rence organisĂ©e par le gouvernement amĂ©ricain afin d’aider le gouvernement camerounais, aussi bien que d’autres gouvernements qui ont fait preuve de leur volontĂ© de lutter contre les crimes financiers, y compris la corruption. Cette confĂ©rence n’est qu’un exemple de la volontĂ© affichĂ©e par mon gouvernement d’accompagner le gouvernement camerounais dans ses efforts visant Ă  recouvrer les biens mal acquis qui se trouvent, s’imagine-t-on, dans les banques Ă  l’étranger, y compris aux États-Unis.

Fermer les robinets par lesquels les fonds s’échappent
[
] Le recouvrement des avoirs est important et prioritaire pour le gouvernement amĂ©ricain. Cependant, Ă  mon avis, cela n’est pas le plus important pour le bien-ĂȘtre du Cameroun. Etant donnĂ© que l’on ne peut pas remplir une nouvelle fois un sceau qui s’est vidĂ© Ă  cause de nombreux trous qu’il comporte, quel serait l‘intĂ©rĂȘt pour le Cameroun de faire revenir les fonds sans qu’on ait rĂ©formĂ© le systĂšme qui avait permis qu’ils s’échappent au dĂ©part?
Chaque annĂ©e, le gouvernement amĂ©ricain envoie aux Etats-Unis bon nombre de fonctionnaires, d’activistes de la sociĂ©tĂ© civile, de journalistes et de parlementaires pour suivre des programmes de formation sur la responsabilitĂ©, la transparence et la bonne gouvernance.
Notre objectif est de vous aider Ă  aider votre gouvernement et votre pays. En outre, nous organisons des programmes en faisant venir au Cameroun des experts amĂ©ricains ou par vidĂ©o confĂ©rence, pour partager avec les Camerounais l’expĂ©rience de ces experts et promouvoir la bonne gouvernance. L’an passĂ©, l’ambassade des Etats-Unis a organisĂ© un sĂ©minaire de formation Ă  la bonne gouvernance Ă  l’intention des agents de la police, des personnels militaires, des journalistes, des procureurs et des responsables chargĂ©s de la lutte contre les crimes financiers.
La campagne de lutte contre la corruption doit se poursuivre. Je saisis l’occasion que m’offre ce forum pour rendre un vibrant hommage Ă  Son Excellence M. Amadou Ali, Vice Premier Ministre, Ministre de la Justice , ainsi qu’aux autoritĂ©s de la justice et de la police camerounaises qui ont conduit au cours des derniĂšres annĂ©es l’une des campagnes anti-corruption les plus agressives sur le continent. Cependant, pour qu’elle puisse porter des fruits, cette campagne doit ĂȘtre accompagnĂ©e d’une campagne Ă©galement rigoureuse pour amĂ©liorer la gouvernance.
Peu importe combien de responsables sont emprisonnĂ©s tant que le gouvernement fonctionne avec un systĂšme qui permet et encourage peut-ĂȘtre mĂȘme les fonctionnaires Ă  manipuler des sacs remplis de millions de francs Cfa en espĂšce !
Peu importe combien de millions volĂ©s sont recouvrĂ©s auprĂšs des banques aux Etats-Unis, en Europe et en Asie, si les fonctionnaires coupables de ces dĂ©tournements ne sont pas traduits en justice immĂ©diatement et si des sanctions Ă  la fois administratives et pĂ©nales ne leur sont pas infligĂ©es, s’ils ne sont pas immĂ©diatement dĂ©mis de leurs fonctions lorsque leur culpabilitĂ© a Ă©tĂ© Ă©tablie ou si leurs actions laissent planer le doute quant Ă  leur probitĂ© Ă  occuper leurs fonctions.
[
] En 2008, l ‘Open Budget Initiative a examinĂ© les procĂ©dures budgĂ©taires de 85 pays dans le monde. Le Cameroun a marquĂ© 5 points sur un total de 100, occupant ainsi la 5e place au bas du classement. Le Botswana, en revanche, a enregistrĂ© 62 points, le Kenya 57, la Tanzanie 35, le Niger 26, et le Cameroun seulement 5 points.
L’un de moyens les plus efficaces de lutte contre la corruption consiste Ă  faire qu’il soit plus difficile de dĂ©tourner les fonds. Le systĂšme actuel rend la tĂąche trop facile aux dĂ©tourneurs, alors qu’il rend par contre la tĂąche trop difficile aux enquĂȘteurs de la police et aux magistrats chargĂ©s de l’instruction et de traduire les dĂ©tourneurs en justice [
]

Transparence dans la gestion : le cas des Etats-Unis
Aux Etats-Unis, nous avons un certain nombre d’institutions consacrĂ©es au renforcement de la confiance. Il y a par exemple la Government Accounting Office, une institution du CongrĂšs qui mĂšne les enquĂȘtes sur l’utilisation en gĂ©nĂ©ral et la mauvaise utilisation des fonds publics. Chaque agence du gouvernement amĂ©ricain a en son sein un inspecteur gĂ©nĂ©ral. Tous les actes d’achat et toutes les procĂ©dures de marchĂ©s publics doivent ĂȘtre rendus publics et mis Ă  la disposition des mĂ©dias. Il existe des procĂ©dures permettant aux employĂ©s de l’Etat de dĂ©noncer des cas d’infraction Ă  la loi ou d’action contraire Ă  l’éthique devant les supĂ©rieurs sans avoir peur ni craindre des reprĂ©sailles. Tout comme d’autres hauts responsables du gouvernement amĂ©ricain, j’ai l’obligation de faire une dĂ©claration des revenus chaque annĂ©e.
Le gouvernement fĂ©dĂ©ral des Etats-Unis exige que les fonctionnaires respectent 14 rĂšgles de conduite. Parmi celles-ci figurent : l’interdiction faite aux fonctionnaires du gouvernement fĂ©dĂ©ral de se servir de leurs fonctions officielles pour se faire des gains privĂ©s ; l’obligation d’éviter toute action qui donne l’impression que le fonctionnaire viole la loi ou l’éthique ; l’obligation d’éviter des conflits d’intĂ©rĂȘt financiers et des relations personnelles ou d’affaires qui se heurtent Ă  ses devoirs.
Nous avons Ă©galement une ligne de conduite Ă  suivre en ce qui concerne l’acceptation de cadeaux offerts par des particuliers, des entreprises, nos propres employĂ©s ou des gouvernements Ă©trangers. A titre d’exemple, je ne suis pas autorisĂ©e Ă  accepter un cadeau d’une valeur supĂ©rieure Ă  25 dollars, provenant d’une source non gouvernementale. Il existe Ă©galement des limitations strictes concernant les cadeaux offerts par les responsables du gouvernement.
Le CongrĂšs des Etats-Unis a reconnu l’importance de la transparence budgĂ©taire dans le dĂ©veloppement et a votĂ© rĂ©cemment une loi qui interdit au gouvernement des États-Unis de fournir toute aide au dĂ©veloppement aux gouvernements qui ne gĂšrent pas leurs budgets avec transparence et responsabilitĂ©. Tout comme certains autres pays, le Cameroun, Ă  cause de son bilan mĂ©diocre en matiĂšre de transparence budgĂ©taire, va faire l’objet d’un examen de plus en plus minutieux, tout comme le seront aussi nos programmes d’assistance.
J’espĂšre que les Camerounais mettront l’accent sur la nĂ©cessitĂ© qu’il y ait une plus grande transparence et plus de responsabilitĂ© dans les dĂ©penses publiques, pas parce que le gouvernement des Etats-Unis l’a dit mais plutĂŽt parce qu’il est dans l’intĂ©rĂȘt du Cameroun de prendre de telles mesures.
Je loue l’initiative prise rĂ©cemment par le gouvernement du Cameroun de rĂ©viser son systĂšme de marchĂ©s publics. A l’ouverture de la confĂ©rence organisĂ©e par l’Agence de rĂ©gulation des marchĂ©s publics au dĂ©but de ce mois, le Premier Ministre Inoni a dĂ©clarĂ© : “ Le gouvernement camerounais, sur les hautes directives du prĂ©sident de la RĂ©publique , chef de l’Etat, est rĂ©solument dĂ©terminĂ© Ă  faire du systĂšme camerounais des marchĂ©s publics un systĂšme performant, efficace et fiable. ”

Afin que chacun joue le rĂŽle qui lui revient
[
] Je suis d’accord avec les Camerounais qui disent : “ Ce dont le Cameroun a besoin en ce moment, c’est plus de routes, plus d’écoles et plus d’énergie ”. Je suis d’accord ! Mais combien de milliards de francs Cfa ont-ils dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©s pour construire des routes, mais qui n’ont jamais Ă©tĂ© construites ? Combien de milliards ont-ils dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©pensĂ©s pour l’achat de mĂ©dicaments qui ne sont jamais parvenus aux malades ?
C’est vrai que le Cameroun a besoin de plus de routes. Cependant, le plan de construire plus de routes ne rĂ©ussira pas Ă  moins qu’il ne soit accompagnĂ© d’un nouveau systĂšme de dĂ©penses publiques. J’espĂšre que les Camerounais insisteront pour qu’il y ait une plus grande transparence et plus de fiabilitĂ© car ce sont ces principes-lĂ  qui sont nĂ©cessaires pour stimuler la croissance Ă©conomique et la crĂ©ation d’emplois dont le Cameroun, vous conviendrez avec moi, a tant besoin.
Evidemment, il ne suffit pas simplement que le gouvernement publie des dĂ©penses dĂ©taillĂ©es. La sociĂ©tĂ© civile, y compris les milieux d’affaires, doivent s’engager pour ĂȘtre sĂ»rs que les fonds sont dĂ©pensĂ©s lĂ  oĂč ils doivent l’ĂȘtre et qu’ils le sont effectivement. Pour revenir sur le thĂšme de la responsabilitĂ©, j’aimerais poser la question suivante : A qui incombe la responsabilitĂ© de mener le combat contre la corruption et pour une meilleure gouvernance au Cameroun ?
Il ne suffit pas de dire “ le ministre de la Justice ”, “ la police ” ou “ le chef d’Etat. ” Il ne suffit pas non plus de dire “ la sociĂ©tĂ© civile ”, “ les mĂ©dias ” ou “ la communautĂ© internationale.” La vĂ©ritĂ© est que nous avons tous un rĂŽle Ă  jouer, nous avons tous une responsabilitĂ©. Lorsque les entreprises deviennent complices dans des actes de corruption, lorsque les particuliers versent des pots-de-vin, lorsque les journalistes cherchent Ă  obtenir des enveloppes pour leur “ motivation ”, tout le monde devient impliquĂ© dans ce que j’appellerai le problĂšme.
Et lorsque les regroupements d’entreprises osent parler et organisent des forums comme celui-ci, lorsque les particuliers disent non et dĂ©noncent la corruption, lorsque les journalistes font des investigations et rĂ©vĂšlent des histoires de pots-de-vin, en ce moment-lĂ  tout le monde participe Ă  la recherche de la solution. Tout le monde doit dire : “ Non, je ne donnerai rien. ” C’est notre responsabilitĂ© Ă  tous de dire : “ Non, je ne donnerai rien. ”[
]

*La titraille est de la rédaction
*Ambassadeur des Etats-Unis au Cameroun

Par Par SE Janet E. GARVEY**

One Response to “Lutte contre la corruption:Comment les Etats-Unis veulent aider le Cameroun”

  1. ngale epanlo jean Says:

    nous partageons entierement la position de l’ambassade des Ă©tats unis d’amĂ©rique et nous avons mĂȘme souhaitĂ© que l’ambassade contribue Ă  la mise sur pied d’une coalition des osc contre la corruption, les dĂ©tournements, l’enrichissement illicite et illĂ©gal, et toutes sortes d’atteintes Ă  la fortune et biens acquis illicitement.
    le cameroun a besoin d’un electrochoc et les sanctions systĂ©matiques doivent etre de rigueur.
    la societe civile n’a ni les moyens ni le pouvoir de mener cette campagne, c’est pour cela que des organes crĂ©dibles ayant une vision et un plan d’action doivent obtenir des moyens de coercition afin de prolonger ou d’accompagner l’anif, la conac dans leurs missions.
    nous sommes prĂȘts Ă  dĂ©battre de cette vision et de la mise en place de ce plan d’action partout oĂč nous pourrions ĂȘtre inviter Ă  le faire.

    jean ngale epanlo
    président
    odld
    observatoire pour les droits, les libertés et la démocratie.
    odld_ong@yahoo.fr

 
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