Un atelier réunissant des responsables militaires et civils de la sous-région Afrique centrale se tient depuis hier à Douala. Il faut préparer les agences civils et militaires de la sous-région d’Afrique centrale aux déversements accidentels de produits pétroliers.
C’est le point de vue que soutiennent les responsables du commandement africain de l’armée américaine. A travers le Programme de coopération de sécurité de l’environnement, en collaboration avec les composantes européenne et africaine de la marine américaine, un atelier de préparation auxdits déversements est en cours à Douala. Les travaux animés par le lieutenant-colonel Joël Senseng, le capitaine de vaisseau John owens et Durg William se sont ouverts hier lundi. Principale fausse note enregistrée au début de l’atelier, l’absence des représentants de l’armée et du corps des sapeurs pompiers, principaux acteurs, en cas d’incident, à l’image de l’importante fuite de pétrole actuellement en cours dans le golfe du Mexique. En fin de matinée, ces personnes tant attendues ont finalement rejoint le reste du groupe.
Les experts américains ont décidé d’exposer sur tout : les propriétés des produits pétroliers, la finalité et le déplacement des produits pétroliers, les zones sensibles, les phases des interventions, le processus de planification et les plans d’intervention, les stratégies des interventions, l’équipement d’intervention, la santé et la sécurité, les méthodes de nettoyage, les ressources à la disposition des participants aux opérations, les conventions internationales, la cellule de crise, les exemples d’intervention, les références et les outils de gestion. Le dernier module défini par les experts en question constitue une conclusion. A savoir que la meilleure intervention serait qu’il n’y ait pas d’intervention du tout. Pour que cela soit possible, il faut renforcer la prise de conscience, pour une meilleure prévention des risques de déversement. Rendus au premier jour des travaux, les participants ont été suffisamment instruits sur la nécessité d’une action concertée dans tout le golfe de Guinée, qui est à la fois une zone de production pétrolière, et un espace vital dont dépendent des milliers de pêcheurs, et de consommateurs de produits halieutiques.
Denis Nkwebo. Le Jour











