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Yaoundé : Les œufs flambent sur le marché

Publié par Jul 28th, 2010 et classé dans Actualités, Economie, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

A l’origine, la hausse des coûts de la provende et la reforme des poules selon les aviculteurs.

Depuis plus de trois semaines les populations font face à la hausse du prix des œufs de poules. Au marché Mvog-Mbi les clients sont de plus en plus assommés par le prix «exorbitant» des œufs : «ils coûtent chers et on se demande bien si on va s’en sortir». Face à ce désappointement, les commerçants tentent des explications : «la production est inférieure à la demande. Alors si les éleveurs lèvent les prix, nous aussi nous sommes obligés de faire de même afin d’avoir un peu de bénéfice.» Tous pointent du doigt les grossistes qu’ils considèrent comme détenteurs de la cause exacte de cette cherté.
Du côté du marché Mokolo où se sont massés les vendeurs en gros, on affirme en effet que tout ceci est dû «à l’augmentation du prix de la provende vu qu’elle est passée de 17.000Fcfa à 22.500francs Cfa». D’autres personnes estiment que cette situation est le fait de la «réformation des poules. Une fois par an, les éleveurs reforment les poules. Ceci se fait généralement entre les mois de juin et juillet, et décembre et janvier. C’est la raison pour laquelle les prix ont augmenté », explique un vendeur en gros installé au marché Mokolo à Yaoundé.

Les coûts, comme nous l’avons constaté sur le marché, ont effectivement pris de l’ampleur. Ainsi, les alvéoles d’œufs dont les prix oscillent généralement entre 1500 et 1800 francs Cfa se vendent désormais à 1900 ou 2200 Fcfa. Tout dépend du «calibrage» c’est-à-dire la grosseur des Å“ufs, expliquent les revendeurs. Au détail, ces derniers se vendent à 65 ou 75 Fcfa. Cette cherté ne laisse personne indifférent. Marie Thérèse vendeuse d’œufs bouillis laisse entendre que les conséquences sont énormes pour son petit commerce : «lorsque j’achète l’alvéole d’œuf à 2200 francs, j’ai un bénéfice de 800 francs. Pourtant, avant, je me retrouvais avec 1200francs de bénéfice pour une alvéole que j’avais achetée à 1800 Fcfa. En plus, ces Å“ufs ne finissent pas toujours le même jour parce que mes clients se plaignent de la dimension de ceux-ci.»
Elle n’est pas la seule car même les vendeurs au détail affirment que l’affluence est désormais inexistante bien que les œufs ne soient pas une marchandise standard. «Certains détaillants ont jeté l’éponge parce qu’ils ne pouvaient pas s’en sortir et se sont livrés à d’autres activités.» ajoute Ismaël, grossiste au marché Mokolo. Après avoir fait près de 20 minutes sur le comptoir de ce dernier, aucun client ne s’est présenté. Preuve que tout va effectivement mal. Malgré la cherté des oeufs, certaines personnes avouent ne pas pouvoir s’en passé et restent fidèles à cet aliment.

Odile Josépha Mendana (Stagiaire). Mutations

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