Trois candidats ont reçu et corrigé l’épreuve de français avant la date de passage prévue.
Le nommé Dominique Roger Mvondo Koa est en détention à la prison d’Akonolinga, dans la région du Centre. Ses deux camarades, quant à eux, ont été relaxés. Aucun d’entre eux n’arrive à donner l’origine de l’épreuve de français, qu’ils ont reçue la veille du baccalauréat. Le délégué départemental du ministère de l’Enseignement secondaire d’Akonolinga, oncle du fraudeur, est en réalité la première personne à dénoncer la fuite.
En effet, tout a commencé le lundi 1er juin dernier, veille de l’examen. Selon des sources proches de la famille, Dominique Roger Mvondo Koa a tardé à rentrer ce jour à la maison. Le temps s’égrainait et son oncle, Valentin Ambassa Bomba, par ailleurs, délégué départemental du Minesec, s’est montré inquiet. Lorsque le jeune homme rentre enfin, son oncle lui demande pourquoi il a traîné aussi tard, la veille de l’examen. Le garçon, candidat au baccalauréat A, explique qu’il était en train de traiter une épreuve type avec deux de ses camarades. Curieux, l’oncle demande à voir l’épreuve en question. Il la parcourt et apprécie l’idée de correction.
Le lendemain, après l’ouverture de l’enveloppe renfermant les épreuves de français, le délégué départemental est surpris. Le sujet est identique à celui que son neveu détenait la veille. Et selon Jean Claude Tsila, préfet du Nyong et Nfoumou, joint au téléphone par CT, Valentin Ambassa Bomba a été le premier à signaler la fuite et à dénoncer son neveu et ses camarades. Néanmoins, il n’a pas été à l’abri des soupçons, jusqu’à ce que le directeur de l’Office du baccalauréat, Zacharie Mbatzogo fasse le déplacement sur place. Suite à une petite enquête, il s’avère qu’il n’y a pas eu d’infraction sur les enveloppes des épreuves, qui ont été ouvertes le jour même de l’examen, au vu et su de tout le monde. Conduit avec ses camarades à la gendarmerie, Dominique Roger Mvondo Koa dit avoir reçu l’épreuve d’un ancien camarade du lycée général Leclerc de Yaoundé, dont il a oublié le nom. Le temps de réflexion lui a donc été donné derrière les barreaux. Par ailleurs, des enquêtes sont ouvertes au niveau de la délégation départementale du Minesec du Nyong et Mfoumou et de l’Office du baccalauréat du Cameroun, pour remonter la source du faux.
Félicité BAHANE N., Cameroon Tribune











