Les examinateurs leur réclameraient jusqu’à 50.000Fcfa pour garantir leur succès définitif.
15.000F cfa, c’est la somme que doit débourser un candidat admissible au certificat d’études professionnelles (Cap). Au centre des épreuves pratiques du Collège d’enseignement technique Charles Atangana à Yaoundé, les candidats ont reçu cette information et les personnes auprès desquelles ils doivent verser ces fonds leur ont été indiquées en fonction de la spécialité.
« C’est trop demander, à quoi sert ce qu’on donne pendant l’inscription? Je ne te donnerais pas un sou, si tu échoues, je dépose une plainte au ministère des Enseignements secondaires pour extorsion de fonds. C’est de l’arnaque, pourtant l’école est gratuite au Cameroun » s’indigne un militaire, parent d’élève. Son fils, élève au collège Charles Atangana, spécialité froid et climatisation, a été admis à subir les épreuves pratiques du Cap, cession de juillet 2009. La joie de voir son enfant à cet examen cet examen qu’il a présenté deux fois sans succès s’est estompée quand il a appris qu’il doit débourser au moins 15.000Fcfa.
Un autre parent, par contre, ne trouve rien à redire sur cette pratique : « je suis habitué à donner de l’argent depuis que mes trois fils ont décidé de faire la technique. C’est déjà une habitude tout le monde sait qu’il faut donner 15.000Fcfa, 20.000Fcfa, voire 50.000Fcfa pour que l’enfant réussisse à un examen dans l’enseignement technique dans ce pays ». Au Cetic Charles Atangana, présenté comme le principal centre de cette pratique, le directeur Isaac Noah, par ailleurs chef de centre des épreuves pratiques au Cap industriel que nous avons sollicité, a refusé de nous recevoir. Debout derrière le portail, le vigile dit : « Le patron a dit qu’aucun journaliste ne doit franchir la barrière de l’établissement ». Informé de notre préoccupation, un enseignant dudit Cetic réagira : «les élèves aussi aiment trop ça. Pourquoi sont-ils allés vers les journalistes au lieu de refuser de donner l’argent, si jamais on le leur a demandé». Entre temps deux communiqués sont affichés au babillard, portant respectivement les messages ci-après: « l’accès dans l’enceinte du Cetic-CA est proscrit aux personnes non impliquées au déroulement de cette phase » et « le directeur du cetic-ca, chef de centre des cap masculin, porte à la connaissance des parents d’élèves admissibles aux épreuves pratiques d’admission au cap qu’aucune somme d’argent ne leur est exigée sous prétexte de l’achat de la matière d’œuvre qui est entièrement prise en charge par le centre ». Aux dires des anciens candidats, cette pratique n’est pas récente « J’étais chef (réseau) au cap électricité, l’année dernière. Mon professeur m’avait donné son contact le dernier jour de l’écrit, me disant que si mon groupe et moi réussissons à l’écrit, je l’appelle. Elle nous avait garanti la réussite à la pratique, mais à raison de 15.000Fcfa par élève. Faute de moyens je n’avais pas donné cet argent, mais j’ai bénéficié de sa clémence parce que c’est moi qui avais collecté l’argent auprès de mes sept autres camarades. Nous avons tous été définitivement admis » affirme un élève de 2nde F3, au lycée technique d’Ekounou. Il est établi ici que ceux qui ne déboursent pas les sommes exigées ne réussissent pas à leur examen, mais ceux qui payent sont reçus quel que soit leur niveau
Carole Tono (stagiaire)
Ecrit par Adrienne Engono
Le responsable des affaires juridiques d’un syndicat d’instituteurs déplore l’arnaque autour des épreuves pratiques dans l’enseignement technique.
Les candidats doivent-ils payer pour passer les épreuves pratiques aux examens ?
Il n’y a aucune disposition officielle qui oblige un candidat à verser de l’argent à quiconque pour passer une épreuve écrite ou pratique au Cameroun. Mais l’argent qu’on demande aux candidats pendant les épreuves pratiques aux examens de l’enseignement technique sont une pratique officieusement officielle. Je connais des enfants qui ont échoué l’examen à la pratique pendant plus de deux années, parce qu’ils n’ont pas donné les sommes qu’on leur exigeait, mais dès qu’ils ont donné de l’argent, ils ont été reçus. Avant-hier, j’ai été surpris de constater qu’un parent dont le fils a été admissible au Cap industriel dise à haute et intelligible voix qu’il a donné 50.000Fcfa pour la pratique. Il le disait avec fierté. Je me suis demandé ce que va faire le candidat qui ne peut pas réunir une telle somme. Malheureusement, cette corruption tend à s’élargir. Nous avons eu des cas de rançonnement des candidats pendant les épreuves d’éducation physique (Eps) au certificat d’études primaires. Chaque enfant devait donner 100Fcfa pour une page photocopiée de la fiche. La circulaire ministérielle relative à l’organisation des examens ne prévoit aucun prélèvement supplémentaire aux candidats.
Comment envisagez-vous combattre cette pratique ?
C’est difficile de s’attaquer à cette pratique, puisque les réseaux sont alimentés loin des regards de ceux qui ne sont pas concernés. Les parents se plaignent de cette escroquerie depuis longtemps, mais ils continuent de verser de l’argent, parce qu’en réalité, tous les candidats qui ne se conforment pas ne peuvent pas être définitivement admis. Je pense qu’on peut supprimer les épreuves pratiques, ou alors les organiser autrement. Il y a des techniciens au ministère des Enseignements secondaires qui peuvent mener la réflexion dans ce sens. Il y a par exemple l’oral au Baccalauréat qui a été supprimé, parce qu’on avait constaté que cette pratique commençait à s’installer à ce niveau.
Mais comment va-t-on passer un examen d’enseignement technique sans épreuves pratiques ?
Lorsqu’on parle de pratique, ce n’est en réalité qu’une question de formalité. Qu’est-ce qui prouve que ceux qui échouent souvent pour n’avoir pas donné de l’argent déméritent par rapport à ceux qui réussissent après avoir versé ce qu’on leur demande ? Allez demander aux candidats, ils vous diront, ceux qui font la maçonnerie par exemple, qu’ils n’ont même pas touché à la truelle.
Le Jour












bjr, moi je suis armando une jeune camerounais qui à 22 ans je laisse l’ecole à cause de l’arnaque pour ne pas faire depense mes parents pour rien , comment je pratique tres bien mais je n’ais pas d’argent dans le groupe on me laisse alors que mes camarades qui ne connaissent rien sont admis là le pays va vers l’arriere , et nous nepouvons pas evoluer avec cette mentalité . l’enfant qui se que ses parents n’as pas besoin de faire la pratique à l’ecole il a deja programmme sa memoire papa va me donne l’argnet , mais nul dans le travail , il faut trouve une solutions pour ca ces rendre les enfants fiables on te montre un eleves qui à le bac , mais il s’exprime à peine bien ce ne pas normale , on ne peux pas developpe le pays avec les faibles .