Le ministre des Enseignements secondaires invite la communauté éducative nationale à œuvrer pour le bon déroulement de la session des examens officiels. Après neuf mois de classe, il revient désormais aux candidats de faire valoir des connaissances acquises sur les bancs, ce qui devrait en principe se traduire par l’obtention du parchemin.
Un parchemin généralement souhaité mais que tout le monde n’obtiendra certainement pas pour des raisons évidentes, tant il est vrai que tout comme le succès, l’échec fait également partie intégrante du processus d’acquisition et d’appropriation du savoir. En cette période charnière de l’année scolaire, le ministre des Enseignements secondaires, a une fois de plus, saisi l’occasion pour réitérer à l’ensemble de la communauté éducative nationale, les missions dévolues à chacun des maillons de la chaîne éducative pour que l’année scolaire en cours se termine en beauté.
Une année scolaire qui aura été jusque-là de manière générale assez tranquille, tout au moins, si l’on s’en tient à différents témoignages.
Dans ce contexte, le message de Louis Bapes Bapes particulièrement aux enseignants des lycées et collèges, publics et privés du pays ne peut qu’être une constance pour la quête à l’excellence, lui qui le rappelait à l’entame de la session d’examens officiels que les enseignants devraient se considérer comme “ en stage bloqué jusqu’à la fin de la session des examens officiels. Vous devez mettre tout en œuvre pour que les choses se passent sereinement. Même si l’on a bien travaillé tout au long de l’année scolaire, l’on doit se dire qu’il faut encore faire plus et mieux ”, leur dira-t-il avec insistance.
Le ministre des Enseignements secondaires qui a rappelé à tous ceux qui pourraient être tentés de commettre des actes répréhensibles de nature à ternir l’image de l’école a martelé qu’il n’admettra pas qu’on “ transforme l’école en n’importe quoi ”. Une mise en garde qui s’adresse aussi bien aux élèves qui pourraient être impliqués dans les actes de fraude et de tricherie,
avec ce que cela peut entraîner comme conséquences ; les enseignants qui pourraient être tentés d’influencer le déroulement des examens en se laissant corrompre par exemple, mais également les parents qui sont parfois les premiers à encourager la corruption et la fraude, question d’assurer par tous les moyens, le succès à leurs progénitures.
Collaboration
Visiblement, les fraudeurs n’ont qu’à bien se tenir, eux qui peuvent être sanctionnés à tout moment, en témoigne la décision prise en avril dernier par le ministre des Enseignements secondaires annulant le baccalauréat d’un candidat déclaré admis lors de la session de 2008, mais disqualifié pour fraude. Un acte rarissime chez nos dirigeants qui mérite d’être encouragé, et dont l’objectif est de donner aux enfants, une formation intellectuelle et morale appropriée, tant il est vrai que cette jeunesse d’aujourd’hui qui est le Cameroun de demain a besoin de repères. Bien que le message soit le même, la quête de l’excellence, Louis Bapes Bapes a cependant recommandé à ses collaborateurs, aussi bien les chefs d’établissements, les enseignants, les chargés de missions dépêchés sur le terrain par le ministère pour le suivi des examens que les responsables de l’Office du baccalauréat (Ocb), un travail d’équipe. La finalité étant de s’assurer de la régularité des examens avant, pendant et après.
Une collaboration à tous les niveaux dont le maître mot devrait être l’efficacité dans la discrétion, la complémentarité et la solidarité. C’est d’ailleurs à ce sujet que le ministre a décidé de laisser ouvert ses téléphones 24h/24, question d’être facilement joignable, l’objectif étant d’assurer une meilleure coordination et un bon déroulement des examens pour que tout se passe dans la sérénité comme l’année scolaire l’aura été. L’implication des syndicats sensibilisant leurs membres à assurer une bonne organisation des examens démontre qu’au-delà des divergences d’opinions ou d’approches qui peuvent exister, l’on devrait être d’accord sur l’essentiel, question d’assurer un meilleur encadrement à la jeunesse.
A.Mbog Pibasso. Nouvelle Expression











