C’était au cours d’un rituel d’admission et d’interpellation de la Société camerounaise des agrégés.Il y avait du beau monde hier après-midi au Hilton hôtel de Yaoundé où on célébrait l’excellence universitaire. En fait la très élitiste Société camerounaise des agrégés a organisé la cérémonie d’adoubement de sept nouveaux lauréats du récent concours d’agrégation Cames (Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur). Il s’agit en fait d’une moisson de sept nouveaux agrégés sur 31 candidats.
Le cérémonial de la Société camerounaise des agrégés a présenté ses nouveaux membres tour à tour. Notamment, Mme Ngoluma Malongue Thérèse épouse Atangana de l’université de Yaoundé II et Robert Nemedeu de la même université ont été retenus parmi les cinq candidats admis dans la catégorie droit privé. En droit public, les nouveaux maîtres sont Jean Claude Tcheuwa de l’université de Yaoundé II et son collègue et confrère Gabiel James Mouangue Bonam Kobila de l’université de Douala parmi les six candidats admis dans cette catégorie. Alors qu’en sciences politiques, se singularise Auguste David Nguelieutou de l’université de Douala qui fait partie des deux admis sur les 09 présentés. Il en est de même de Maurice Fouda Ongodo, seul Camerounais retenu en sciences de gestion. Idem pour Jean Claude Saha de l’université de Ngaoundéré, retenu dans la catégorie sciences économiques.
Ces sept nouveaux agrégés suscitent selon, Elie Claude Ndam Njitoyap, secrétaire perpétuel de la Société camerounaise des agrégés, un sentiment de fierté et d’espoir. Ce qui justifie aux yeux de ses pairs, leur adoubement entendu comme un rituel d’admission et d’interpellation qui fonde leur société savante des agrégés camerounais. Ils devront, recommande le Pr Ndam Njitoyap faire office de boussole académique, être des maîtres et des modèles, détecter et encadrer la bonne graine, accepter le sacerdoce. Un discours partagé par le Pr Bruno Bekolo, président général de la Société camerounaise des agrégés.
Encouragements du Minesup
L’excellence académique passe par la rudesse du concours d’agrégation, il félicite les lauréats d’avoir bravé toutes les rigueurs y relatives. Toutefois, il leur recommande un effort permanent de productivité scientifique de haut niveau. L’agrégé constitue une fierté pour son université, pour son pays. Dans ce sens, la Société camerounaise des agrégés fait œuvre utile en se préoccupant des sujets qui interpellent le Cameroun voir le monde entier comme en témoigne les chantiers de la Société camerounaise des agrégés. Entre autres, l’explication scientifique de la crise financière internationale dont les actes feront l’objet d’une publication. Ensuite le port de l’épitoge ainsi que les accolades des pairs. Entre autres le Pr Joseph Owona, qui conduit le « collège des sages ».La leçon magistrale d’entrée a été prononcée par le Pr James Mouangue Kobila sur le thème : « La République ». Une notion qui fait l’objet d’un tableau contrasté d’un pays à un autre. C’est la raison pour laquelle dans son cheminement, le Pr Mouangue Kobila s’est employé avec force détails, à définir juridiquement la République avant de d’étendre sur l’évolution de cette notion en France et entre autre l’impossibilité d’universalisation du modèle français de la notion de République.Ces nouveaux maîtres admis au sein de la Société camerounaise des agrégés ont été mis à la disposition du ministère de l’Enseignement supérieur, représenté par le Sg qui leur a transmis les encouragements du Minesup empêché.
© La Nouvelle Expression : François Xavier Eya











