Officiellement closes, les recrutements se déroulent sous le boisseau.
La corruption dans notre pays est devenue flagrante au point où elle touche même les secteurs les plus sensibles à savoir l’éducation. D’importants réseaux de corruption ont vu le jour dans nos écoles. On constate donc et avec regret, qu’à la rentrée scolaire, alors que les parents passent des nuits blanches et se sacrifient pour trouver écoles et fournitures à leur enfants, de nombreux proviseurs et même d’autres hauts cadres de l’administration scolaire se lèchent les babines ; c’est leur période de « vache grasse ».
Tristes réalités
Parlant de corruption en milieu scolaire, l’on constate qu’elle se situe à deux niveaux, à savoir : celui des recrutements et celui des affectations et nominations.
Au niveau des recrutements dans les lycées, c’est une grosse affaire qui s’avère payante pour les proviseurs et leurs hommes de main. Sur plusieurs tableaux d’annonce dans certains lycées, on peut lire « Recrutements terminés ».Ce qui n’est guère le cas. Officiellement terminés, les recrutements continuent de se faire de manière officieuse .On assiste même à la création des comités de recrutement, gérés et contrôlés par des individus dénommés « Hommes du proviseur ». Ils servent d’interface entre les parents d’élèves et le chef d’établissement qui reste invisible dans cette opération. Il est très difficile en cette période de rencontrer le proviseur en personne. Mais, le comité de recrutement agit en son nom ; et les pourboires varient en fonction de la classe dans laquelle vous voulez inscrire votre enfant. Tout ceci s’apparente à une contrebande d’autant plus qu’on se rappelle de la note du ministre de l’Education nationale de l’époque, le Pr Joseph Owona interdisant tout recrutement dans les lycées et fixant comme unique condition d’entrée, la réussite au concours d’entrée.
Hors, si l’on effectue des contrôles dans plusieurs lycées de la place à l’heure qu’il est est, on verra de nombreux élèves en 6ème et dont les noms ne figurent pas sur la liste des admis au concours d’entrée dans cette classe .Comment sont-ils entrés ? Allez donc savoir…
Face à cette situation, on a l’impression d’être impuissant d’autant plus que ce fléau s’avère encré dans les mœurs camerounaises. Mais étant donné la sensibilité de l’éducation et son importance pour le développement du pays, il devient impératif pour les pouvoirs publics de frapper à la juste mesure, les responsables d’actes aussi odieux qui ternissent l’image de notre pays ; quitte même à apercevoir l’ombre de l’épervier.
Tezanou Djoumssi Ezéchiel (Stagiaire), Camnews24











