Certains élèves se sont inquiétés du fait que des épreuves comme celle d’histoire ou encore d’espagnol n’étaient pas les mêmes que celles des autres centres comme ceux des lycées de Mballa 2 et de Nkol-Eton. Comme l’explique Simon-Pierre Amougui, le délégué régional des Enseignements secondaires du Centre, « les épreuves d’examen sont placées sous le sceau de la confidentialité. Dès lors qu’il se pose un soupçon de fuite d’épreuve, aussitôt la zone concernée est identifiée et le mécanisme de contre-épreuve est mis en place. C’est la raison pour laquelle certaines épreuves ont été modifiées à la dernière minute ».
L’origine de la fuite serait Akono. Le 11 juin dernier, une décision du ministre des Enseignements secondaires (Minesec) a relevé Beti Meto’o de ses fonctions de proviseur du lycée de cette localité périphérique à la capitale. Le motif mentionné par la décision est «faute lourde aux examens officiels session 2010 ». Et d’après une source, le proviseur du lycée d’Akono aurait envoyé certaines épreuves à sa progéniture. Il aurait également fait quelques photocopies pour certains de ses proches. C’est ainsi que les épreuves se sont retrouvées dans la nature à quelques jours de l’examen.
Selon Simon-Pierre Amougui, les candidats au Bepc n’ont pas d’inquiétude à avoir pour ce qui est de la crédibilité des résultats. Le délégué régional du Minesec explique que « normalement, les concepteurs proposent un jeu de 10 épreuves de manière à rendre nulle les risques de fuite. Lorsqu’il y a soupçon de fuite, les contre-épreuves sont prises parmi le reste d’épreuves proposées ».
© Source : Le Jour











