La scène tragique s’est produite lundi dernier au village Balepipi après une légère pluie.
Des sons de requiem ont retenti à Balepipi, village situé à trois kilomètres de l’arrondissement de Penka-Michel dans la Menoua. On en parle avec regret, à la suite d’un incident qui s’est produit le 14 septembre dernier. Un mur séparant deux salles de classe s’y est écroulé, causant la mort de deux jeunes écolières. Il s’agit de Litelle Ariane Kenne et Kemene Stéphaline, toutes deux âgées de 4ans. Elles étaient inscrites cette année la Section d’initiation à la lecture (Sil). Un triste événement qui survient à un moment où la communauté éducative nationale observe une rentrée des tout-petits, aussi bien dans la maternelle, le primaire que le secondaire.
D’après des témoignages concordants, des élèves de l’Ecole publique de Balepipi viennent de regagner leur salle de classe. Ils ont joué pendant la récréation. La maîtresse des victimes, Colette Matsetsa, s’apprête à dispenser ses cours. Il est 13h30. Une légère pluie est tombée dans la matinée.
Des rayons de soleil essaient de balayer le coin quand, subitement, l’irréparable survient : “J’écrivais au tableau et j’ai vu que le mur était en train de bouger. Peu après, ce mur est tombé sur moi. D’après moi, le mur de la salle de classe ne souffrait d’aucune anomalie”, témoigne Collette Matsetsa. Ce mur construit en briques de terre, tout comme l’ensemble des bâtiments de cette école, sépare deux salles de classe. Il s’écoule lentement. La maîtresse n’en revient pas et se met à crier. Quelques bribes du tableau, conçu en ciment, se détachent et se déversent au sol.
Traumatisme
L’inquiétude gagne sa salle de classe. La débandade est générale. Ses élèves ne se maîtrisent pas et fuient dans tous les sens. Litelle Ariane et Stéphaline, passent de vie à trépas. Toutes écolières de ladite Sil, ont été rattrapées par des décombres. “J’étais à la maison quand les enfants sont venus me dire qu’un mur de l’école s’est écroulé, et a fait des victimes. Je suis arrivé sur place pour trouver que deux élèves sont mortes”, témoigne Joseph Temo, président de l’Association des parents d’élèves et d’enseignants de cette école.
Le directeur, M. Nguedia, est traumatisé. Il n’est pas sur les lieux quand des reporters arrivent pour en savoir un peu plus. L’effondrement du mur a également fait cinq blessés, dont la maîtresse Colette Matsetsa et quatre autres élèves. Les blessés ont retrouvé leurs familles respectives, après des soins administrés au Centre médicalisé d’arrondissement de Balessing. L’incident mortel de Balessing arrive au même moment où une foudre a fait cinq morts dans une école publique à Ndop dans le Nord-Ouest. Les victimes ont succombé à une foudre.
Michel Ferdinand, Mutations











