Des gendarmes de la brigade de Koza sont descendus à la paroisse pour l’enquête sur les circonstances du décès de l’homme de Dieu. Selon le témoignage de l’un des voisins du curé, M. Vakama, des cris et des gémissements venant de la chambre de l’abbé ont donné l’alerte : « Nous avons tenté de forcer la porte qui était bloquée de l’intérieur. L’un d’entre nous l’a défoncée et on a retrouvé le curé bavant et agonisant, avec à côté de lui un verre de Whisky et des produits toxiques tels que des herbicides et des insecticides », a confié M. Vakama aux enquêteurs. Ces produits toxiques, dilués dans un verre de whisky, ont visiblement eu raison du prêtre.
Les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie penchent pour le suicide. Le commandant de la compagnie de gendarmerie de Mokolo a indiqué que « le décès du curé est dû à l’absorption d’une composition de produits chimiques dilués dans du whisky. Maintenant, nous recherchons les causes du suicide. J’espère que la lettre et l’ordinateur portable laissés par lui nous en diront plus », souhaite le capitaine Moïse Baba.
Avant de se donner la mort, l’abbé Lazo Efrain Quintanilla a laissé une lettre adressée aux fidèles de sa paroisse et aux autorités dans laquelle il affirme qu’il est seul responsable de son acte et qu’il en répondra devant le Tout Puissant. Avant de conclure sa correspondance, l’abbé souhaite que son ordinateur portable soit envoyé à sa famille en Bolivie. Son corps a été transporté à la morgue de l’hôpital de district de Mokolo.
Selon une source du Jour proche de l’enquête, la cause du suicide de l’abbé serait liée à sa relation avec une jeune fille de 14 ans. La fillette aurait été engrossée par le serviteur de Dieu. Et face aux menaces du père de cette dernière, promettant de le dénoncer auprès de l’évêque du diocèse de Maroua-Mokolo, l’abbé a choisi de mettre fin à ses jours. Après un interrogatoire musclé entre le géniteur de la fillette et le serviteur de Dieu, celui-ci va nier les faits avant, plus tard, de reconnaître sa culpabilité.
Les fidèles de la paroisse de Djingliya sont dans l’émoi. Selon eux, malgré les éclats de voix et de petites disputes avec des fidèles, l’abbé Lazo Effrain Quitanilla était un exemple : «Pour nous, il était un modèle de liberté. Son caractère était celui d’un Africain digne, sans rancune », a affirmé David Gazawa, paroissien de Djingliya. Joint au téléphone, l’évêque du diocèse de Maroua-Mokolo, Mgr Philip Steven, s’est refusé à tout commentaire.
Né le 24 février 1971 à Bolpotosi en Bolivie, le père Lazo Effrain Quintanilla est arrivé dans le diocèse de Maroua-Mokolo il y a quatre ans. Depuis lors, il a dirigé la paroisse de Djingliya située à une quinzaine de Km de Mokolo. Paroisse qui compte près de deux mille fidèles catholiques. L’abbé Lazo Efrain Quintanilla sera inhumé au caveau du diocèse de Maroua-Mokolo sis à Mokolo Tada
© Source : Le Jour












HA!!!!! ces soit disant Hommes de DIEU, qui reconnaîtra les siens le moment venu. la fin est elle proche???????????