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Immigration clandestine : Une quinzaine de Togolais et de Burkinabés arrêtés à Douala

Publié par Nov 21st, 2008 et classé dans Actualités, Cooperation Internationale, Faits Divers, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

C’est lors d’un contrôle de police à Bonabéri le 12 novembre 2008 qu’ils ont été interpellés.

Quelques uns parlent un français approximatif. Les autres le baragouinent. Ce qui semblait excéder l’enquêteur qui était entrain d’entendre mardi 16 novembre 2008, à tour de rôle, une quinzaine de personnes parmi lesquelles une seule femme. ” Ce sont des togolais et des Burkinabés. Ils n’ont aucun titre de voyage. Seuls cinq ont des cartes nationales d’identité”, confie l’enquêteur en charge de ce dossier brûlant qui est arrivé à la Police judiciaire le 12 novembre 2008 dans la nuit. D’après l’enquêteur de la Pj “C’est en effectuant un contrôle de routine à l’entrée de Bonabéri que nous avons découvert une quinzaine de personnes qui n’avaient pas de pièces d’identité. Nous les avons conduits ici pour les identifier, les entendre et mener une enquête pour essayer de démanteler ce réseau d’immigration clandestin”.

Ceux qui ont été identifiés répondent au noms de Aziavi Koffi, élève, Aziavi Kodjo, apprenti mécano, Aziavi Koffi, revendeur, Aziavi Koffi Sikavi, élève et Aziavi Yao, mécanicien. La femme qui voyage avec ces hommes et qui semble détenir beaucoup d’informations s’appelle Thérèse Aziavi. C’est une affaire de famille comme le confirme Aziavi Kojo qui a l’`élocution la plus facile : “nous sommes une grande famille. Nous sommes en train d’aller au Gabon où notre grande soeur est marié et nous attend”. Il est très peu disert sur leur itinéraire mais consent à livrer que “nous sommes partis du Togo il y’a deux mois. Nous sommes passés par le Bénin, le Nigéria. C’est à Calabar que nous avons embarqué dans une pirogue pour le Cameroun”. Cependant, leur désir de poursuivre leur chemin pour le Gabon est fortement compromis parce qu’ils n’ont pas d’argent. Le mieux loti avoue avoir “une fortune de 60.000Fcfa2”. Ils n’ont pas de titre de transport, de visa, encore moins de carte de séjour pour le Cameroun. Le Consul du Togo au Cameroun résident à Douala, Francis Koffi Tomety, dit “être informé de cette affaire. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour régler le problème en respectant la législation du pays hôte et les relations de confraternité qui existent entre les deux pays. Nous espérons trouver une solution avant la fin de ce week-end”. Pourtant à la Pj à Bonanjo, on évoque seulement deux éventualités: le rapatriement aux frais du Consul togolais ou la prison

Marion Obam, Mutations

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