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Rixes : Deux familles se battent pour un prunier à Nlong

Publié par Jul 27th, 2010 et classé dans Actualités, Faits Divers. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

Le pas hésitant, une canne à la main et la tête recouverte d’un bonnet, Charles Awana Mama, 38 ans, reçoit le reporter du Messager ce vendredi 23 juillet 2010 dans sa petite maison situé à Nlong, petit village situé à 42 Kilomètres de Yaoundé. Sous ce bonnet, l’homme cache une large cicatrice. Charles se remet d’une intervention chirurgicale dans une clinique du quartier Tropicana. Dans une conversation fleuve avec le journaliste, le cultivateur revient sur les circonstances du drame qui lui ont valu trois mois d’incapacité. Il n’est pas prêt d’oublier ce tragique dimanche 16 mai 2010 où tout a commencé. « J’étais au centre commercial de Nlong avec mon ami qui est maître d’école primaire. Nous y étions allés pour nous distraire un peu. Soudain, Veuve Onana née Ngo Minka Marie Chantal nous a rejoint, accompagnée de ses trois fils fou de rage (Martial Onana, Benjamin Money Onana et Ebené). Muni d’un gourdin, Martial Onana m’a assené un coup sur la tête. Je me suis écroulé, saignant de la tête, du nez, de la bouche et des oreilles », se souvient Charles Awana Mama.

Depuis le 17 mai 2010, trois de ses bourreaux sont en détention préventive à la prison principale de Monatélé. D’où veuve Onana née Ngo Minka Marie Chantal crie son innocence. Elle a par l’Association Justice, saisi le Premier ministre pour dénoncer le trafic d’influence, abus de pouvoir et d’autorité dont elle est victime et dans laquelle affaire, « est accusé le directeur des Affaires générales du ministère de la Promotion de la femme et de la famille (Mr Mvolo Mathias)». Ce dernier qui est en réalité le frère aîné de Charles aurait selon les accusateurs « instrumentalisé» la justice en utilisant leur statut social ». Tout est parti d’une histoire de prunier appartenant à Charles Awana. Les petits-fils de veuve Onana sont venus cueillir des prunes alors que celles-ci n’étaient pas encore noires. Ayant constaté le forfait, « j’ai demandé à ma mère d’aller dire à leur grand-mère [veuve Onana, Ndlr] que ses petits-fils ne gâtent plus les prunes ». L’injonction est mal interprétée par veuve Onana qui aussitôt se rend chez Charles Awana. S’ensuivent, engueulades et échanges de coups. Vexée par cette attitude irrespectueuse, la dame appelle à la rescousse ses fils au téléphone dont l’un est à Douala. Ces derniers accourent pour la vengeance.
Vérité et contre vérité
Pour veuve Onana, son fils a simplement interpellé Charles Awana sur l’agression à elle infligée. Malheureusement, s’ensuit une bagarre entre les deux hommes car l’autre « se croit tout permis ». L’incident s’étant produit le 16 mai et c’est seulement le lendemain à 22 heures que des gendarmes débarquent chez elle et embarquent toutes les personnes qui s’y trouvent. Une preuve selon elle du trafic d’influence dont elle est victime. En outre, dans la correspondance adressée au Pm, cette dame affirme ne pas comprendre en quoi l’acte de son fils la lie. D’où la saisine en son temps du président du tribunal de grande instance des tribunaux de Monatélé par une requête en libération immédiate (habeas corpus). Laquelle a été rejetée. Pareil pour la demande de mise en liberté sous caution pour des raisons de santé sollicitée pour elle par sa fille. Demande rejetée par le juge d’instruction. Martial Onana interrogé par l’association Justice soutient avoir agi seul. « Le fils de la plaignante nous rapporte par ailleurs que sieur Awono Mama Charles et son frère, le Dag du Minproff auraient truqué les photos jointes au dossier en les scannant », écrit l’association au Pm. C’est pourquoi, elle exige les clichés des photos brandies pour justifier la plainte pour tentative de meurtre. Le dossier médical produit par les plaignants devrait aussi être mis à la disposition des conseils et avocats des mis en cause.
Approché, le Dag du Minprof affirme pour sa part avoir évité un carnage dans son village. « Je n’ai aucun litige à Monatelé. J’ai juste montré la voie à suivre qui est celle de la justice. Si je les avais laissé faire, le pire se serait produit ».
Nadège Christelle BOWA et Christian TCHAPMI (de retour de Nlong par Monatélé)

Par CHRISTIAN.TCHAPMI. Messager

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