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Google+ et Facebook exigent votre vrai nom

Ecrit Par le 27 Jul 2011
Publié dans la categorie: internet, Technologie

Il est interdit d’utiliser un faux nom pour s’inscrire sur les réseaux sociaux.

Google a fait une semi-concession aux utilisateurs de son réseau social Google+. Alors qu’il leur est interdit d’utiliser un pseudonyme pour s’inscrire, le géant de l’Internet a rappelé qu’il existe un champ “autres noms” que l’utilisateur peut remplir à sa guise avec un pseudonyme, un nom de jeune fille, ou simplement une orthographe différente lorsque la traduction de son vrai nom est complexe. Cette mise au point, accompagnée de consignes pour créer son profil, fait suite à la levée de boucliers des nouveaux inscrits au réseau (ouvert il y a quelques semaines en test), dont des milliers de profils ont été suspendus à la suite de contrôles.

Officiellement, Google explique que cette contrainte est destinée à éviter les noms absurdes, du type B3L@rt, Dieu, “et parfois bien pire”. Mais il s’agit évidemment aussi de connecter un profil utilisateur (données personnelles) à un profil marketing (statistiques d’utilisation, sites visités, goûts, etc.), vendu à prix d’or aux annonceurs. Avec un vrai nom, cela permet des recoupements impossibles avec un pseudonyme, notamment en exploitant toutes les données publiées ailleurs sur Internet.

La carte d’identité ou la porte

La suspension des comptes utilisant un pseudonyme est fréquente, même si elle n’est pas automatisée et repose sur l’analyse des profils par des équipes de modération. Sur Facebook comme sur Google+, les conditions d’utilisation obligent l’internaute à donner le nom qui figure à son État civil. Déjà pointé du doigt en mars lorsqu’il avait suspendu le compte d’un célèbre cyberdissident chinois connu uniquement sous son pseudonyme, Facebook avait expliqué à l’époque que le “service est basé sur l’identité réelle des utilisateurs, pas sur leur pseudonyme”. “Il peut y avoir du cas par cas, avait ajouté une porte-parole, mais les équipes de modération veillent au respect des règles de façon générale, pour assurer une meilleure sécurité”.

Facebook affirme prévenir les utilisateurs par courriel avant de suspendre un compte. Mais les témoignages recueillis par Le Point.fr prouvent que ce n’est pas systématique. Pire, il semble que Facebook exige parfois que l’utilisateur suspendu envoie une copie de sa carte d’identité afin de rétablir le compte. Comme pour ce jeune Rhône-Alpin, qui a vu son compte suspendu au bout de plusieurs années d’utilisation d’un pseudonyme qui n’était clairement pas un vrai nom. “Un jour, Facebook m’a expliqué que je n’avais pas mis mon vrai nom, je ne pouvais plus me connecter”, explique-t-il.

Encore beaucoup de pseudos

“Dans un premier temps, j’ai essayé de remettre le même pseudonyme, mais ça n’a pas marché, alors au deuxième essai, j’ai mis un autre nom que le mien, mais qui semblait tout à fait cohérent”, poursuit-il. “Je ne sais pas comment, le site m’a répondu que ce n’était pas non plus mon vrai nom, je suppose qu’il connaissait déjà mon vrai nom”, s’étonne-t-il. “Mon compte s’est alors complètement bloqué, et j’ai reçu un courriel m’expliquant que le seul moyen de réactiver mon profil était d’envoyer une photocopie de ma carte d’identité à un administrateur. Je l’ai donc fait en camouflant certaines zones sur ma carte, et deux semaines plus tard, mon compté était réactivé”, ajoute-t-il.

“Je ne sais pas trop s’ils ont le droit de me demander ma carte d’identité”, s’interroge-t-il. La réponse est oui : de la même façon qu’un magasin peut demander une pièce d’identité pour un paiement par chèque, Facebook peut demander à vérifier l’identité d’une personne. Mais à la différence d’un contrôle de police, obligatoire, l’utilisateur peut refuser de décliner son identité réelle tout en renonçant en général au service proposé. Le contrôle des profils d’utilisateur semble se développer largement ces derniers mois, peut-être parce que les services sont tellement ancrés dans la vie quotidienne que les réseaux sociaux ne craignent plus de décourager les utilisateurs en les obligeant à utiliser leur vrai nom. Au vu du nombre de pseudonymes restants dans les listes d’amis, le travail des équipes de modération est loin d’être achevé. D’autant plus que les utilisateurs redoublent d’ingéniosité pour imaginer de faux noms à l’apparence crédible, souvent sous forme de jeux de mots.