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Huit enfants accusés de pratique de sorcellerie à Bertoua

Le Messager

Ecrit Par le 21 Jul 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Faits Divers, Société


Présentés au procureur de la république, ils font partie d’une bande de sorciers qui mange la chair humaine et boivent le sang de leurs victimes.

« Depuis mon accession à la chefferie le 05 décembre 2005, le quartier Bamvelé est hanté par des pratiques de sorcellerie. » Ces propos tenus le 17 juillet 2012 par François Joseph Epock, chef traditionnel de 3ème degré et chef du quartier Bamvélé à Bertoua, montrent en quelque sorte l’ampleur des pratiques de sorcellerie dans ce quartier de la capitale régionale de l’Est. Ce dernier, à la demande du procureur de la république de Bertoua est résolument engagé à démasquer la bande de sorciers qui perturbent la vie des habitants de ce quartier.

Tout commence par une plainte adressée au chef du quartier Bamvelé le 22 mai 2012 par la nommée Pani Doudou, âgé de 25 ans environ. Cette dernière accuse la nommée Pulchérie Eyenga, âgée d’environ 28 ans, d’avoir initié ses enfants à la pratique de sorcellerie. Le chef du quartier informe Martin Nkomba Epanlo, sous-préfet de l’arrondissement de Bertoua 1er. Ce dernier l’instruit de gérer le problème avec les habitants de son quartier. C’est ainsi que François Joseph Epock convoque une réunion publique le même jour avec les notables et les chefs de bloc. Un procès verbal est dressé au terme de la réunion.

« Devant une foule nombreuse, les cinq enfants accusés de pratique de sorcellerie avaient avoué les faits qui leur étaient reprochés et reconnaissaient appartenir à un groupe dans lequel on trouvait quelques personnes en vue du quartier ; ils avaient reconnu avoir déjà mangé deux personne dans leur sorcellerie », peut-t-on lire dans le procès verbal.

Morceaux de viande
Au moment où le chef du quartier voulait régler le litige en famille, l’un des enfants sorciers, la nommé Okala, déclare que « j’ai encore beaucoup de choses à dire et c’est devant les instances supérieures que je vais dévoiler le reste ». Même si cette révélation n’est pas consignée dans le procès verbal, l’on apprend que la nommée Okala aurait déclaré que « la fille de Pulchérie est venue nous donner 4 morceaux de viande. Après avoir mangé, elle nous a dit que c’est la chair de la grand-mère.

Après cela, nous nous sommes transformés en fourmis pour aller jouer au ballon qui n’était autre que la tête de grand-mère». Plus grave, affirme le jeune enfant, « Pulchérie nous a aussi donné un gobelet de sang de notre cousine ». Devant la gravité des révélations, François Joseph Epock transmet le dossier à nouveau au sous-préfet et à la brigade de gendarmerie de Nkolbikon pour des enquêtes plus approfondies. A la suite de celles-ci, Pulchérie Eyenga et 8 autres enfants suspects seront interpellés par la gendarmerie et déférés au parquet de Bertoua. Sur ordre du procureur de la République, le dossier a été transmis une seconde fois à la gendarmerie pour confrontation des parties incriminées. Entre temps, la tâche revient au chef de quartier Bamvelé de mener parallèlement d’autres investigations pouvant démasquer les acteurs de ces pratiques.

« Je suis en train de mener une campagne de sensibilisation sur les méfaits de la sorcellerie, ses dangers et les conséquences pénales ; surtout qu’il y a déjà eu mort d’homme », explique le chef de quartier qui s’indigne à la faveur d’une autre révélation : « tout son quartier serait bloqué par Pulchérie Eyenga à l’aide d’un cadenas.»

© Mutations : Sébastian Chi Elvido

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