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Internet: Pourquoi notre vitesse de connexion n’est pas toujours optimale

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 19 Oct 2011 Publié dans la categorie: internet, Technologie


Dans les faits, nos vitesses de connexion réelles ne correspondent pas toujours à celles annoncées par les fournisseurs d’accès à Internet (FAI)…

La société britannique SamKnows, spécialiste des tests de performances du haut débit, vient de se lancer dans un vaste projet. Elle souhaite réaliser une étude majeure sur l’offre du haut débit en Europe et fournir des statistiques sur les vitesses de connexion des Européens en se basant sur l’expérience de plus de 10.000 volontaires. Alex Salter, le PDG de SamKnows, s’est lancé dans cette aventure après un constat: il peut exister un réel décalage entre les vitesses de connexion à Internet annoncées par les FAI et celles que l’on obtient. C’est en tout cas ce qui ressort de son étude menée au Royaume-Uni en 2008: «Les performances de haut débit n’équivalaient même pas à 50% des vitesses annoncées».

En France, des décalages ont-ils déjà été constatés à ce niveau?

Oui, répond Charles Pietri, responsable éditorial de la société France Hardware, qui s’occupe de DegroupTest, un service qui permet aux internautes d’effectuer des tests de débit en France métropolitaine. Contacté par 20Minutes, il rappelle ce qui ressort du baromètre du premier semestre 2011: «En ADSL, le débit moyen en téléchargement est de 5,98Mb/s.» Il se base sur «les résultats des millions de tests de débits effectués» via le site internet DegroupTest. Or, sur leurs sites respectifs, les principaux FAI français proposent des offres qui font apparaître la mention «jusqu’à 20Méga» ou «jusqu’à 28Méga».

Comment expliquer des décalages comme ceux-là?

Ce n’est pas une volonté de faire de la publicité mensongère, préfère d’abord préciser Charles Pietri. Les raisons sont surtout d’ordre technique. D’abord, «la distance du logement de l’internaute par rapport au central téléphonique» joue énormément chez les clients ADSL. «Plus on est loin, plus la ligne sera longue, et plus le débit sera réduit», explique Charles Pietri. La qualité de la ligne téléphonique joue aussi. «Dans ce cas-là, le FAI ne peut pas agir directement. Personne n’en a la maîtrise à part France Télécom», précise-t-il. Dans certains cas, «il faut aussi se poser la question de savoir si son ordinateur est suffisamment rapide. Il se peut qu’il prenne énormément de temps à traiter les données» et que tout tourne au ralenti.

Pourquoi afficher «jusqu’à 28Méga» si l’on sait que peu de connexions pourront atteindre cette vitesse?

«C’est un peu comme pour les voitures, en fait. Sur le tableau de bord, vous voyez jusqu’à 180km/h, alors que cela ne va pas jusque là, indique Charles Pietri. Comme les FAI n’ont pas la maîtrise du génie civil et des installations, ils offrent le maximum à tout le monde, au même prix. Après, les vitesses de connexion ne seront pas les mêmes chez chaque consommateur et ils le savent.» Des consommateurs qui sont d’ailleurs de plus en plus attentifs à leur vitesse de connexion et à ses performances, selon lui: «Au départ, le débit était une notion très technophile, mais maintenant le grand public s’y intéresse.»

Avec la fibre optique, constate-t-on également ce phénomène?

Contrairement à ce qu’affirment certains FAI, «oui», répond Charles Pietri. Les débits sont beaucoup plus importants («jusqu’à 100Méga»), certes, mais «on constate des différences de performances comme pour l’ADSL, en fonction des FAI», indique-t-il.

A.G.

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