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Investir au Cameroun, terre d’attractivités: la communauté internationale conforte les choix de Paul Biya


Ecrit Par le 26 May 2016 Publié dans la categorie: Actualités, Politique


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Achevée hier avec faste, la Conférence économique internationale de Yaoundé, intitulée «Investir au Cameroun, terre d’attractivités» a tenu ses promesses. Au-delà des contacts fructueux, faits notamment d’engagements forts des hommes d’affaires étrangers et locaux à propulser le pays dans l’émergence à l’horizon 2035, cette grand-messe a surtout marqué les esprits par la qualité des interventions de sommités mondiales, lors de la cérémonie d’ouverture.

On retiendra ainsi l’allocution de l’ancien Premier ministre de Corée du Sud, Un-Chan Chung qui, avec beaucoup d’émotion, a retracé l’itinéraire de son pays depuis la colonisation japonaise jusqu’à ce jour, où il est devenu l’une des puissances économiques mondiales. Rien ne se fait sans volonté, efforts et sacrifices, a-t-il déclaré, indiquant ainsi les pistes d’un développement inclusif et durable ancré dans la culture. De quoi conforter les choix du chef de l’Etat camerounais, qui à longueur de discours et d’actes ne dit ni ne fait autre chose depuis des années.

L’homme d’affaires nigérian Tony Elumelu, avec emphase, s’est appesanti sur sa motivation à faire des affaires au Cameroun, «une grande place pour investir », «le premier pays francophone où [il a] investi». Pour le patron d’United Bank for Africa (Uba), «le Cameroun a un grand capital en ressources humaines. Le Cameroun a un capital humain de plus de 20 millions de personnes, notamment dans le domaine bancaire. Et d’appeler à un secteur privé fort avant de s’adresser ainsi à Paul Biya : «Soyez assurés que je suis un investisseur sur le long terme.»

Entre connaisseurs

Ancien président de la Commission européenne, Manuel Barroso a pour sa part appelé à «bénéficier de tous les avantages de l’intégration régionale». Il ne prêchait pas dans le désert puisque Paul Biya, lui aussi, depuis pratiquement 1982 – année de son accession au pouvoir- à ce jour,  promeut la même approche. Le 31 décembre 2006, par exemple, et évoquant les ambitions de croissance du Cameroun, le président camerounais déclarait que «cette évolution devrait s’avérer profitable, en particulier pour nos échanges au sein de la Cemac (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale, ndlr)  qu’il convient en tout état de cause de stimuler au bénéfice de l’intégration régionale». Et d’ajouter : «(…) il nous faudra améliorer l’environnement des affaires, en assurant aux opérateurs économiques une sécurité juridique convenable, un traitement fiscal équitable et de meilleures garanties pour les investissements. L’établissement d’un climat de confiance entre l’État et le secteur privé, qui pourrait donner naissance à un véritable partenariat, serait une donnée essentielle de la croissance».

Pour M. Barroso, «l’Afrique a besoin des infrastructures en termes d’énergie, des transports, que ce soit des routes, des chemins de fer mais aussi du numérique, du digital, des télécommunications». Ici encore, les projets structurants en cours de réalisation montrent aujourd’hui que le Cameroun est sur la bonne voie.

Sur le plan interne, Manuel Barroso a prôné l’État de droit, l’ouverture démocratique, l’accès à l’éducation, le climat des affaires ou encore les droits de l’homme. En mi-décembre 2011, et s’exprimant à l’occasion de l’ouverture du 3ème congrès extraordinaire du Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le président du parti au pouvoir affirmait que «nos institutions se complètent et se perfectionnent conformément à notre option fondamentale de démocratisation». De même, dans son discours de fin d’année 2015, Paul Biya a instruit le gouvernement d’accélérer la mise en place des conditions préalables à l’industrialisation du Cameroun que sont la disponibilité d’une énergie suffisante et permanente, la modernisation de notre agriculture et la transformation de sa production, l’exploitation et la transformation avantageuse des ressources minières, l’amélioration continue du climat des affaires, pour attirer toujours plus d’investisseurs, la mobilisation des financements nécessaires ainsi que le développement des infrastructures de communication et télécommunications.

Cause nationale

De même, et s’agissant de la gouvernance, Paul Biya avait, lors du 3ème congrès extraordinaire du Rdpc à Yaoundé, déclaré : «Nous avons encore, je dois le dire, un grave problème de morale publique. Malgré nos efforts pour les combattre, la fraude, les détournements de deniers publics, la corruption continuent de miner les fondations de notre société. J’ai eu souvent à m’exprimer sur le sujet et à dire ma détermination à éradiquer ces comportements asociaux. Des sanctions sévères ont été prises au cours des derniers mois. Nous n’allons pas nous arrêter en chemin. Ceux qui se sont enrichis aux dépens de la fortune publique devront rendre gorge. Nous disposons maintenant d’un appareil institutionnel apte à traquer la corruption sous toutes ses formes. La Chambre des comptes, déjà, citée, est opérationnelle. La Commission nationale anti-corruption, l’Agence nationale d’investigation financière, les multiples commissions de passation des marchés ont toutes une mission essentielle au service de cette cause nationale. Les délinquants en col blanc n’ont qu’à bien se tenir !»

Le 31 décembre 2014, et revenant sur ses ambitions de démocratie et de développement, il déclarait : «(…) nous avons été amenés à accorder la priorité à la défense du territoire national. Car il n’y a pas de paix sans sécurité, pas de développement sans paix. Nous n’avons pas pour autant relâché nos efforts pour relancer la croissance. Maintenant que nos institutions démocratiques ont trouvé leur rythme de croisière, celle-ci se situe au cœur de notre politique. Je l’ai dit tantôt, la croissance conditionne la montée en puissance de notre économie et, par voie de conséquence, notre capacité à faire reculer la pauvreté et à progresser vers l’émergence».

Et voici le président de la République, le 20 février 2014 à Buea, à l’occasion de la célébration du Cinquantenaire de la réunification : «Construire la nation camerounaise, c’était permettre à chacun de recevoir une éducation assurant l’égalité des chances. Au moment de l’indépendance et de la réunification, c’est-à-dire, après soixante dix ans d’occupation étrangère, 3% des Camerounais étaient scolarisés ; il n’y avait pas une seule  université. Aujourd’hui, notre taux de scolarisation, selon l’Unicef, est de 90%. Nous avons construit 15123 écoles primaires, 2413 collèges et lycées. Et aujourd’hui nous avons bâti huit universités d’Etat réparties à travers le territoire national.

«Construire la nation camerounaise, c’était donner à tous l’accès aux services de santé. Au moment de l’indépendance et de la réunification, on comptait au total 555 formations sanitaires. A ce jour, nous disposons de 2260 formations sanitaires publiques dont 4 hôpitaux généraux, 3 hôpitaux centraux, 14 hôpitaux régionaux, 164 hôpitaux de district, 155 centres médicaux d’arrondissement et 1920 centres de santé intégrés. Je note en passant que l’espérance de vie qui était de 40 ans en 1960 est passée à 52 ans actuellement.

«Construire la nation camerounaise, c’était désenclaver le pays et l’ouvrir vers l’extérieur. A l’indépendance et à la réunification, notre réseau routier comportait 621km de voies bitumées. Aujourd’hui, le peuple camerounais dispose de 250.000km de routes dont près de 5200 km bitumées, de 21 aéroports dont 4 internationaux, d’un port fluvial et de trois ports maritimes. Le port de Douala est le plus important de la Cemac.

«Construire la nation camerounaise, c’était créer des richesses et  de l’emploi. L’État camerounais est le plus important employeur de notre pays. Il a favorisé le développement d’un secteur privé dynamique. Des hommes et des femmes de talent ont créé des centaines d’entreprises, générant des emplois et produisant de la richesse. Le niveau de vie de nos concitoyens s’en est trouvé sensiblement amélioré.

«Construire la nation camerounaise, c’était aussi industrialiser le pays. Nous sommes passés à la deuxième phase de notre industrialisation. Avec le développement de notre capacité énergétique en cours, nous allons pouvoir transformer nos matières premières d’origine agricole, minière et à partir de nos gisements d’hydrocarbures jeter les bases d’une industrie chimique. Parallèlement, nous continuerons à développer notre industrie de l’aluminium et à utiliser le gaz comme source d’énergie pour nos usines.

«Nous avons prouvé ainsi, que nous sommes capables de sortir de l’économie de traite où nous avons été longtemps confinés.

«Construire la nation camerounaise, c’était également créer un véritable Etat souverain. Nous avons fait d’un État embryonnaire un véritable État démocratique, avec des institutions modernes qui fonctionnent, une Assemblée, un Sénat, un Conseil Constitutionnel bientôt en place. Nous avons mis en place une justice et une administration sur toute l’étendue du territoire et bâti des forces de sécurité fortes capables de se déployer pour garantir notre intégrité territoriale.»

Autant de signaux forts, mais aussi d’engagements solennels qui, au quotidien ne se démentent pas. Et la Conférence économique internationale de Yaoundé aura été, si le doute subsistait encore, l’occasion de démonter que Paul Biya est en phase avec la communauté des spécialistes et investisseurs parmi les plus réputés du monde.

Cédric Mbida et Dieudonné Mveng

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