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Jeux Olympiques 2012: Françoise Mbango jette l’éponge !


Ecrit Par le 9 Jul 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Sports


N’ayant pas franchi les 14,30 m requis, Françoise Mbango-Etone, double championne olympique en titre du triple saut, ne représentera pas la France, son pays d’adoption depuis 2010, aux JO de Londres.

La capuche de Françoise Mbango-Etone suscite, pendant quelques secondes, des interrogations. Craint-elle d’affronter les caméras après avoir échoué dans sa quête du minima olympique pour rallier la capitale anglaise le mois prochain? «Je ne me cache pas, explique-t-elle avec un sourire gêné. C’est pour protéger mes cheveux qui frisent au contact de l’eau. Et comme il pleut…»

Les vautours de la petite lucarne peuvent aller se rhabiller. L’histoire de la reine olympique déchue ne fera pas pleurer dans les chaumières. C’est le calme olympien d’une femme courageuse tenant tête à l’adversité qui sera raconté. «J’ai longtemps régné sur la discipline mais en août je ne serai pas aux Jeux de Londres. Je prends cet échec avec beaucoup de philosophie, c’est la vie», enchaîne la native de Yaoundé, naturalisée française il y a deux ans.
Si près, si loin…

Avec un bond de 14,27 m le 17 juin dernier, elle a empoché le titre de championne de France à Angers. Elle pensait pouvoir combler les 3 centimètres qui la séparaient de Londres, mais le destin en a voulu autrement.

«La parenthèse de Londres s’est refermée. Les conditions de ce soir (mercredi) n’étaient pas idéales pour réaliser le minima olympique. La pluie a compliqué ma tâche. Je n’avais pas les bons appuis et la planche glissait», raconte la dauphine de la Colombienne Katarina Ibarguen, vainqueur du concours champenois de triple saut avec un bond de 14,58 m.

La détentrice du record olympique du triple saut (15,39 m réalisés à Pékin en 2008) gardera néanmoins un très bon souvenir de la Ville des sacres: «A mon dernier essai, j’ai bien senti que le public était totalement derrière moi. Cette communion avec les spectateurs m’a fait chaud au cœur».

«La page JO 2012 est tournée mais la vie continue. Je vais poursuivre ma saison et à défaut des Jeux, j’irai à Londres pour disputer un meeting», positive l’Orléanaise d’adoption.

Et si la DTN, dans un élan de grande magnanimité, décide d’accorder une dérogation à cette sportive à la combativité incontestable? «Je me garde de penser à cette éventualité. Pour moi, ça se passe sur le terrain. J’ai fait mon maximum et j’ai échoué, tant pis pour moi», réplique-t-elle.

Il n’y a pas de réussite facile, ni d’échec définitif. «On ne voulait pas de moi au Cameroun. On a fait beaucoup de difficultés avant de m’envoyer concourir aux Jeux de Pékin et je suis revenue avec la médaille d’or. Tous ces coups que j’ai pris m’ont endurcie. La naissance de mon fils Adna (venu soutenir sa mère à Reims), il y a six ans, et le décès de ma mère, un mois après mon record olympique en Chine, m’ont appris à relativiser. Dans la vie, on n’a pas toujours ce que l’on désire», philosophe la sociétaire de l’EC Orléans Cercle Jules Ferry.

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