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Kenya: les observateurs internationaux satisfaits du déroulement des élections


Ecrit Par le 11 Aug 2017 Publié dans la categorie: A La Une, Afrique


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Au Kenya la commission électorale devrait donner le vainqueur de la présidentielle ce vendredi 11 août à la mi-journée. L’IEBC est toujours en train de comparer ses résultats électroniques, accessibles à tous sur Internet, aux procès-verbaux papier acheminés à Nairobi. Selon toute vraisemblance, le président sortant Uhuru Kenyatta devrait l’emporter dès le premier tour avec une dizaine de points d’avance sur Raila Odinga. Le camp de l’opposant a rejeté les chiffres de la commission électorale. Quant aux observateurs électoraux internationaux, ils estiment que l’élection s’est déroulée sans « fraudes massives ».

Même si l’opposant Raila Odinga a dénoncé des fraudes « massives », l’Union européenne a déclaré jeudi n’avoir détecté aucun signe de « manipulation locale ou nationale » lors des élections du mardi 8 août 2017. Marietje Schaake, la présidente de la mission européenne, a expliqué que « l’UE a vu les forces de sécurité déployées correctement et les agents électoraux bien présents et capables de travailler librement. Le vote et le dépouillement ont été bien réalisés et transparents ». Elle a précisé que le processus de comptabilisation des bulletins ferait l’objet d’un rapport ultérieur. Elle « espère que peu importe le futur, peu importe les constatations détaillées qui seront faites, les Kényans profiteront des bienfaits d’un processus démocratique et qu’ils continueront à le faire évoluer ».

Elle a également appelé les leaders politiques à prendre leurs responsabilités :

« Une élection ne devrait jamais être une question de vie ou de mort. Nous lançons un appel à tous les candidats pour suivre la procédure légale, a-t-elle préconisé. S’il y a des contestations, adressez-les à la commission électorale ou faites un recours devant la justice. Nous demandons à chacun de prendre ses responsabilités et de faire preuve de leadership. Les principaux candidats sont très écoutés par leurs supporters. Et nous leur demandons d’utiliser cela pour préconiser le calme, la retenue. Je crois que ma seule réponse à la violence c’est de la condamner.

Je suis moi-même une politicienne, a-t-elle rappelé. J’ai perdu des élections. Est-ce que c’était le meilleur moment de ma carrière ? Absolument pas. Mais c’est le risque à prendre lorsque vous êtes candidat. Donc il est important d’accepter la défaite avec élégance, de parler à ses partisans, et au lieu d’exciter les gens, de penser à l’avenir. Il reste des cicatrices du passé, mais il y a eu beaucoup d’efforts pour prévenir les conflits, et je crois qu’ils n’ont pas été faits pour rien. Donc je pense que tout le monde sait que chacun a un rôle à jouer, surtout les leaders, qui sont tellement écoutés. »

De son côté, l’ancien secrétaire d’Etat américain, John Kerry, qui présidait la mission d’observation du Centre Carter, a estimé que le système de comptabilisation était fiable. Il a déclaré que le Kenya avait même fait « une remarquable démonstration de sa démocratie ».

Nous appelons tous les candidats, les vainqueurs comme les vaincus, à travailler dans le cadre de l’état de droit et le cadre juridique prévu pour contester une quelconque irrégularité, s’ils ont la preuve que cette irrégularité a pu avoir une incidence concrète sur l’issue du scrutin.
John Kerry
La mission d’observation du Commonwealth, quant à elle, a dit prendre au sérieux les accusations de Raila Odinga. L’ex-président du Ghana, John Dramani Mahama, qui est à la tête de cette mission, appelle l’opposition à s’en tenir aux « voies légales prescrites » si elle souhaite contester quoi que ce soit.

Imaginons, sans toutefois l’affirmer, qu’il y ait eu piratage. Des systèmes de secours parallèle pourront, malgré tout, garantir l’intégrité du scrutin. Les parties intéressées doivent donc faire preuve de patience. A l’issue de ce processus, quand la commission électorale aura déterminé qui est le vainqueur, quiconque a une réclamation sait très bien ce qui lui reste à faire. Le sang d’aucun Kényan ne doit être versé parce que quelqu’un s’estime lésé.
John Dramani Mahama

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