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L’ALBATROS : OUTIL D’ÉPURATION POLITIQUE ?

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 18 May 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Opération épervier, Politique


La réponse à cette question est complexe tout comme l’affaire Albatros. Chacun peut analyser selon ses tendances. Mais une chose est sûre, Paul Biya avait échappé à la mort, tout comme sa femme et ses enfants.

On n’en parlerait plus aujourd’hui, si oui au passé, de la famille nucléaire du Prince. C’est justement à ce niveau que l’on voit la gravité de cette affaire. Les coupables doivent effectivement répondre de leurs actes. Passée cette vision gravissime de l’affaire, on peut tout de même spéculer sur la durée et le temps mis pour que les premiers suspects soient interrogés par la police ou tout simplement arrêtés et écroués. L’achat de l’avion présidentiel est décidé en 2000 et aboutit pratiquement en 2003, si on admet que l’achat s’était effectué suivant des règles strictes de sécurité.

En 2004 Paul Biya effectue un vol inaugural qui avait failli tourner au vinaigre. Mais, ce qu’en 2008, c’est-à-dire 4 ans après que les premières enquêtes sont lancées. Que faisait-on entre temps ? Entre l’achat de l’Albatros en 2004 jusqu’en 2008, biens de choses se sont passées au plan politique. Lors de sa réélection en 2004, Paul Biya était supposé selon la constitution camerounaise, faire un dernier mandat qui devrait s’arrêter en 2011. D’ailleurs, Marafa le lui rappelle dans sa récente lettre.

« Cette indépendance d’esprit m’avait permis de vous dire, après l’élection présidentielle de 2004, que ce septennat devrait être le dernier pour vous et que nous devrions tous nous mobiliser pour le succès des « grandes ambitions » afin que votre sortie de la scène politique se fasse avec fanfare, que vous jouissiez d’un repos bien mérité, à l’intérieur de notre pays », écrit l’ex-minadt. On le voit, la fin de règne de Paul Biya en 2011 avait nourri des ambitions et même des passions. Plusieurs hauts commis de l’Etat selon les médias, avaient pensé en sourdine que leur tour d’accéder à la magistrature suprême était arrivé.

C’est ainsi qu’on avait parlé du G11 signifiant littéralement Génération 2011. Certains noms de hauts commis étaient régulièrement cités par les hommes et femmes des médias : Jean-Marie Atangana Mebara et Polycarpe Abah Abah, sauf que ce dernier n’est pas concerné dans l’affaire Albatros. La lettre de Marafa vient éclairer l’opinion que ce dernier, s’il n’était pas jusque-là cité, il en était l’inspirateur du G11.

Pourquoi le prince l’a-t-il longtemps gardé à ses côtés alors qu’il affichait clairement ses ambitions? Est-ce grâce à ce fameux axe Nord-Sud cité par Wikileaks ? Pourquoi son arrestation aujourd’hui ? Est-ce à cause de ce fameux rapport secret que l’on lui attribue ? L’analyse de toutes ces questions peut laisser prospérer l’idée d’une épuration politique lorsqu’on se situe dans la logique de la confiscation du pouvoir qui semble aujourd’hui habiter de nombreux chefs d’Etats Africains.

La modification de la constitution en 2008 par Paul Biya pour faire sauter le verrou de deux mandats préalablement établis , a laissé prospérer l’idée d’une confiscation du pouvoir et laisser le champ libre à toutes sortes d’analyses, notamment celles selon lesquelles, l’Opération épervier, lancée en 2006 pour lutter contre la corruption qui nous a permis de recevoir deux trophées successivement, était un outil d’épuration visant à éliminer tous ceux qui avaient des ambitions de pouvoir au sein du sérail. Marafa Hamidou Yaya est-il victime de ses ambitions ? Si oui l’affaire Albatros jugée de gravissime a-t-il servi de prétexte pour son élimination au plan politique ? Seul le prince peut véritablement répondre à cette question.

Mais peut-il volontairement nous le dire ? Rien n’est moins sûr. Une chose est certaine cependant, les Camerounais attendent de voir les résultats de la lutte contre la corruption pour enfin élaguer l’idée d’une opération épervier à tête chercheuse très souvent employée par des adversaires et surtout des observateurs de la scène politique camerounaise.

© leseptentrion.net : Telesphore Mbondo Awono

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