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Le Cameroun dit oui à Philippe Abjean pour une Vallée de la Paix – Saint-Pol-de-Léon

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 13 May 2011 Publié dans la categorie: Actualités, Culture


Philippe AbjeanL’histoire

À peine a-t-il terminé son livre sur la chapelle du Kreisker que Philippe Abjean voit aboutir un autre projet qui lui tenait à coeur. Il est retourné au Cameroun, où il a servi au titre de la coopération quand il avait vingt ans, pour, cette fois, laisser son empreinte. Comme il a développé l’idée de la Vallée des Saints, en place désormais à Carnoët, il a pensé à une Vallée de la Paix, en Afrique. Un premier contact voilà près d’un an, un second à l’occasion des dernières vacances scolaires, le professeur de philosophie saint-politain se nourrit d’un rêve abouti.

La ville de Maroua choisie

La ville de Maroua est retenue pour la Vallée de la Paix. « Le maire a signé un engagement de mise à disposition de 150 ha. Deux sites étaient en compétition pour abriter le projet : Yaoundé, capitale administrative, et choix de la ministre de la Culture, et celui de Maroua (au nord). » Le choix se porte sur cette ville de 500 000 habitants. « C’est le coeur touristique du Cameroun, à quelques kilomètres des grandes réserves d’animaux. »

Pour l’initiateur du projet, le but est simple : conserver les architectures de terre du Cameroun. Ce patrimoine, légué par les générations passées, doit se transmettre aux générations futures. Le Cameroun, et plus généralement le continent noir, doit se battre pour sauvegarder et agir, afin de se faire une place dans la diversité culturelle prônée dans l’esprit de la mondialisation.

« Un Cameroun en miniature »

Le projet initial de Conservatoire de l’architecture traditionnelle du Cameroun s’enrichit d’un projet complémentaire de patrimoine immatériel (langues, coutumes, danses, artisanat). « La Vallée de la Paix sera un Cameroun en miniature. »

Des partenariats sont noués. D’abord cet engagement écrit de la Ville de Maroua de mettre à disposition 150 ha pour abriter le millier de cases à construire. Ensuite, un engagement écrit de partenariats avec l’université de Maroua (12 000 étudiants), l’Institut du Sahel, l’École normale supérieure (9 673 élèves) et le CNRS qui va faire des propositions pour le patrimoine immatériel.

Le projet va débuter à la fin de l’année. « Ce sera un chantier pilote déclinable, par la suite, dans l’ensemble des pays africains confrontés au même problème de la disparition de leur savoir-faire et de leurs cultures traditionnelles. »

Ouest-France