Widgetized Section

Go to Admin » Appearance » Widgets » and move Gabfire Widget: Social into that MastheadOverlay zone

LE POINT DES AFFAIRES DE L’ OPÉRATION ÉPERVIER

Cameroon Tribune

Ecrit Par le 9 May 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Opération épervier, Société


Déclenchée en 2006, l’opération de lutte contre la corruption continue de faire des ravages dans la classe politique et la haute administration. Derniers interpellés, Ephraïm Inoni, ancien Premier ministre, Marafa Hamidou Yaya, ancien ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.

Des personnalités de la République, dans l’attente des auditions du juge d’instruction qui seules permettront d’établir la suffisance ou non des charges contre elles. Toutes premières de l’année 2012, leurs récentes arrestations, tout en relançant l’Opération épervier quelque peu en veilleuse depuis des mois, viennent allonger la liste des personnalités séjournant derrière les barreaux.

Certaines ont déjà été condamnées, d’autres sont en attente du jugement ou de l’instruction. En effet, plus d’une dizaine d’affaires impliquant près d’une centaine de personnes, pour plus de 200 milliards de francs Cfa détournés, sont enrôlées dans différents tribunaux du pays.

Sont concernés : des ministres de la République en exercice au moment de leur interpellation, d’anciens membres du gouvernement, des dirigeants d’entreprises publiques, diplomates, hommes de loi dont des avocats et huissiers de justice.

Mais aussi, une armada de collaborateurs et de petites gens dont les interpellations moins spectaculaires ne suscitent pas l’intérêt des médias. C’est un bilan que peu de pays, sur le continent, peuvent aligner dans la lutte contre l’impunité. Constatez par vous-même.

Fonds spécial d’équipement et d’intervention intercommunale du Cameroun (Feicom) : 26 milliards, vingt-deux personnes (peines allant de dix à vingt ans), dont Emmanuel Gérard Ondo Ndong, le Directeur général. Société immobilière du Cameroun (SIC) : 4,7 milliards, huit personnes condamnées, dont Gilles-Roger Belinga, Dg. Direction des impôts : 2 milliards, quatre personnes détenues, dont Polycarpe Abah Abah, ancien ministre de l’Économie et des Finances.

Fonds de l’Onusida : 700 millions, sept personnes poursuivies, dont Urbain Olanguena Awono, ministre de la Santé publique, interpellé en 2008.

Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) : 969 millions, deux personnes détenues, dont Zacchaeus Mungwe Forjindam, Dg.

Crédit foncier du Cameroun : 9 milliards, vingt et une personnes condamnées, dont Joseph Edou, Dg.

Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) : 900 millions, six personnes détenues, dont Jean-Baptiste Nguini Effa, Dg.

Albatros : estimé à plus de 22 milliards, quatre personnes arrêtées en 2008, dont Jean-Marie Atangana Mebara, Secrétaire général de la présidence, Jérôme Mendouga, ambassadeur du Cameroun à Washington, Hubert Otélé Essomba, représentant au Cameroun de la Société britannique Aircraft Portfolio Management (APM). Yves Michel Fotso, ancien directeur général de Cameroon Airlines, les rejoint à Kondengui le 1er décembre 2010.

L’affaire Cameroon Airlines estimée à 127 milliards a entraîné l’interpellation de Paul Gabriel Ngamo Hamani, administrateur provisoire de l’entreprise.

Port autonome de Douala (PAD) : 12 milliards, treize personnes condamnées, dont Édouard Etondè Ekoto, président du conseil d’administration, Alphonse Siyam Siwé, ministre de l’Eau et Dg du PAD, François Marie Siéwé Nitcheu, directeur des infrastructures portuaires. Ministère des Travaux publics, 7 milliards. Dieudonné Ambassa Zang, ministre et député principalement visé est en fuite. Comme quoi, l’oiseau ne dort que d’un œil.

Conformément aux promesses du chef de l’Etat Paul Biya dans son discours de fin d’année en 2009, d’aller jusqu’au bout « quoi qu’en disent certains », le désormais célèbre volatile continue donc le nettoyage des écuries de la République. En revisitant ces affaires, CT a voulu faire le point, en rappelant les faits. Qui sont les personnalités impliquées ? Ce qui leur est reproché, et le niveau d’évolution de chaque procédure.

© Cameroon Tribune : Yvette MBASSI-BIKELE

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Current day month ye@r *