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Le président du Malawi Bingu wa Mutharika meurt: incertitude sur la continuité du pouvoir

AFP

Ecrit Par le 7 Apr 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Afrique, Nécrologie


Le président malawite Bingu wa Mutharika est mort vendredi matin à l’âge de 78 ans, mais son décès n’avait toujours pas été annoncé officiellement dans la soirée, ses proches hésitant à remettre le pouvoir à la vice-présidente, passée à l’opposition.

Bingu wa Mutharika

Bingu wa Mutharika

Victime d’un infarctus, Bingu wa Mutharika s’était effondré jeudi matin au palais présidentiel et avait été transporté inconscient à l’hôpital central de la capitale Lilongwe, laissant le pays en proie aux rumeurs, aucun bulletin de santé n’ayant été publié.

“Il est mort (…) après minuit, après deux heures (de tentatives) pour le réanimer”, a indiqué à l’AFP un responsable de l’hôpital, sous couvert de l’anonymat dans l’attente d’une annonce officielle.

“Le président est mort hier, et son corps a été transporté en Afrique du Sud pour être embaumé et afin que le processus soit digne”, a confirmé un responsable gouvernemental, qui a ajouté que “l’annonce officielle viendra plus tard”.

Le pouvoir doit selon la Constitution être transmis à la vice-présidente Joyce Banda, 61 ans, appelée à diriger le pays jusqu’aux prochaines élections, fixées en 2014.

Elle serait alors la deuxième femme à présider un pays africain, après la Libérienne Ellen Johnson Sirleaf.
Mais l’intéressée est devenue une opposante majeure depuis que Bingu wa Mutharika l’a exclue du parti majoritaire en 2010, et ces frictions politiques expliqueraient le peu d’empressement de Lilongwe a annoncer la mort du président et le voyage de son corps en Afrique du Sud.

“Le premier cercle du Parti démocratique progressif (au pouvoir) s’est réuni secrètement pour empêcher Joyce Banda de devenir présidente”, a indiqué à l’AFP une source proche des instances dirigeantes du parti.

“Ils veulent mettre en avant le nom de Peter Mutharika comme président par intérim jusqu’en 2014″, a-t-elle ajouté.

Le ministre des Affaires étrangères Peter Mutharika, frère du défunt président, avait été désigné par le parti pour le représenter aux prochaines élections.

De fait, Joyce Banda –une ancienne alliée qui a depuis fondé son propre parti– a visiblement été tenue à l’écart par le camp présidentiel.

Dans l’après-midi, elle a pris la parole devant la presse: “Des médias internationaux partout dans le monde ont diffusé des informations, des informations contradictoires sont venues du Malawi et les Malawites restent dans l’obscurité (…) Les habitants du Malawi ont le droit de connaître l’état de santé du président!”

“J’attends le rapport officiel”

“J’attends le rapport officiel”, a-t-elle ajouté, notant qu’un communiqué devrait être publié dans la soirée de vendredi.

“En attendant, je voudrais lancer un appel à tous les Malawites et à la communauté internationale, pour que l’on s’en tienne à la Constitution de la République du Malawi (qui stipule) que si le président est empêché, le vice-président doit assumer sa fonction”, a souligné Joyce Banda.
L’ancien président Bakili Muluzi a également appelé le gouvernement à annoncer publiquement le décès de Bingu wa Mutharika et à respecter l’ordre constitutionnel.

“Nous devons éviter une situation de désordre. (…) Nous n’avons pas d’autre choix que de suivre la Constitution. Il est très important qu’il y ait la paix et le calme”, a-t-il dit à des journalistes.

Sans attendre l’annonce officielle du décès du président malawite, Washington a appelé à une transition rapide et ordonnée.

“La Constitution du Malawi décrit clairement ce que doit être la succession et nous souhaitons qu’elle soit suivie”, a déclaré dans un communiqué Johnnie Carson, secrétaire d’Etat adjoint aux Affaires africaines.

“Nous nous inquiétons du retard pris dans ce transfert du pouvoir, mais nous avons confiance dans le fait que la vice-présidente (…) sera prochainement investie”, a-t-il ajouté.

Le pouvoir de M. Mutharika, président depuis 2004, était de plus en plus contesté ces derniers mois, sur fond de pénuries chroniques, notamment de carburant et de devises étrangères.

De nombreux opposants ont critiqué une dérive autoritaire, de même que la plupart des donateurs étrangers qui ont coupé les vivres au pays. La police avait tué 19 personnes quand des manifestations ont dégénéré en émeutes en juillet 2011.

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