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LES VISAGES DE L’INSÉCURITÉ AU CAMEROUN

Ecrit Par le 26 Oct 2012
Publié dans la categorie: Actualités, Faits Divers, Société

Notre pays est en train de plonger dans une insécurité globale, sans que nous en prenions conscience tout à fait. L’insécurité globale, dans laquelle s’engouffre notre pays traduit l’absence notoire d’autorités étatiques conscientes de leurs responsabilités et de la gravité de la situation. Sans crier gare, avec le régime en place depuis 1982, on peut noter sans conteste une dégradation inquiétante de l’autorité dans le plein sens du terme ou mieux, une absence quasi-totale, nous nous acheminons lentement, mais sûrement vers une insécurité totale dans l’ensemble du territoire national. Ce qui n’augure naturellement pas, les prémices d’une paix sociale tant souhaitée par notre peuple, pour s’atteler à ses tâches de développement économiques et sociales urgentes, venues à maturité.

Ainsi, en dehors des conditions de vie intenables et insuportables qui nous sont imposées comme je l’indiquais déjà il ya de cela quelques temps dans cette même tribune de www.camer.be, par Monsieur Biya et son régime, il s’y ajoute que, notre sécurité est en ce moment mise à rude épreuve, par le développement de plusieurs foyers d’insécurité à travers le pays. Et malheureusement, l’Etat camerounais sous Biya semble incapable d’endiguer ou d’apporter la moindre solution contre ces foyers en leurs, opposant des forces publiques de sécurité à la dimension du danger qu’ils font planer sur tout le peuple et ses paisibles populations.

1- L’absence d’autorité ou le laxisme de l’Etat

L’absence d’autorité ou le laxisme de l’Etat, en matière de sécurité publique fait naître dans l’esprit de certains citoyens ou groupes de citoyens mal intentionnés, des entreprises de malfaisance au détriment des paisibles populations sans aucune protection de l’Etat.
Alors, est-ce parce que nos autorités ne se sentent pas concernées, étant donné que leur sécurité est de toutes les façons assurées par nos forces publiques, qu’elles se complaisent, à laisser les populations camerounaises toutes régions confondues, dans cette insécurité totale ambiante.

La tolérance des milices armées ou non armées, face à l’absence de mesures énergiques et stratégiques de grande envergure, pour lutter efficacement contre le grand banditisme de toute nature est une lacune extrêmement grave pour un Etat de droit et de surcroît une république. Il est inconcevable voire inadmissible, pour un pays comme le Cameroun, dans lequel il existe toutes sortes de forces de sécurité publique pétries d’expérience et de savoir-faire, telles que : une police nationale plurifonctionnelle et pluridisciplinaire pour assurer la sécurité urbaine, une gendarmerie nationale pour combler l’absence de la police dans les autres parties du territoire et qui sert de trait d’union avec l’armée nationale régulière qui surveille nos frontières, que l’on ne puisse pas faire face et arriver à bout d’une insécurité intérieure. Pourtant, tous les pays du monde qui assurent correctement leur propre sécurité intérieure et extérieure ne disposent que des mêmes forces que les nôtres.

Les camerounais sont bien en droit de se le demander aujourd’hui sous le magistère de Monsieur Biya tellement, n ous sommes dans un Cameroun où les hors-la-loi règnent en maîtres absolus.

Les bandes d’agresseurs, les bandes armées, les vols à main armée, les gourous avec leur milice qui violent impunément la loi au vu et au su de toutes les autorités, les viols des enfants et femmes qui sont devenus monnaie courante et tout à fait banalisés, au vu des légères peines qui sont infligées aux auteurs de tels actes barbares. Tous ces phénomènes ont d’ailleurs, pris des proportions inquiétantes ces dernières années au Cameroun. Le paradoxe, c’est vraiment cette absence de mesures énergiques et radicales, que devraient prendre les forces de sécurité chacune en ce qui la concerne et dans son domaine précis, afin de contrer efficacement ce fléau qui est en train de gangrener tout le pays et finira par nous placer tous dans une insécurité totale. L’impuissance des autorités étatiques de notre pays est telle que, nous sommes en droit de soupçonner légitimement, si ce n’est pas plutôt une démission ou un laisser-aller des autorités, au regard de toutes les forces publiques dont l’Etat dispose pour y faire face.

L’ampleur de l’insécurité aujourd’hui englobe tous les milieux sociaux non inféodés au pouvoir, comme si, seuls ceux qui sont au pouvoir ou leurs proches ont droit à la sécurité et à la protection de l’Etat. Aujourd’hui, nous pouvons tous attester et constater la présence de l’insécurité, au niveau de tous les segments de notre société.

2- Une insécurité infantile

Une insécurité infantile qui se manifeste par le vol ou le trafic des enfants, le viol ou le traitement dégradant des enfants issus de familles démunies, des dépravés qui vivent parmi nous, mais qui, à la moindre défaillance de notre vigilance sur nos enfants sont capables d’abuser de leur intimité ;
Une insécurité juvénile marquée par l’absence quasi totale de perspectives pour leur avenir. Une jeunesse victime de promesses démagogiques du pouvoir en place qui a brisé tous ses rêves et espoirs.

Une jeunesse, qui voit l’avenir de ses études bouché à l’horizon par un système éducatif sclérosé, qui nécessite d’être réformé et qui doit tenir compte des réalités de l’échec évident, que les résultats scolaires catastrophiques attestent incontestablement chaque année.
Cette situation l’installe objectivement dans une position de fragilité telle, qu’elle est tentée par le diable des aventures périlleuses allant, de l’émigration clandestine, à la formation de bandes d’agresseurs, à la prostitution et j’en passe. Une jeunesse qui vit dans de telles conditions ne peut être porteuse d’espoir d’une nation, mais à sa décharge, par la faute d’un Etat irresponsable qui place sa jeunesse dans une telle insécurité paralysante qui ne lui offre que les voies de déperdition.

3- L’insécurité sociale

Dans une république qui se respecte, digne de ce nom donc, un Etat de droit, où les forces publiques de sécurité sont au service des citoyens, celles-ci sont 24H/24 sur la brèche pour traquer les malfaiteurs et protéger les paisibles populations. Chez-nous au Cameroun, à partir de 19H, les populations sans défense sont à la merci pour ne pas dire livrées aux malfaiteurs et autres agresseurs de tout bord. Notre police, qui envahit les rues, les marchés, les gares routières etc… pendant le jour, devient muette la nuit dans les commissariats ou brigades, dans leur maison ou en faction aux domiciles des tenants du pouvoir. Mais une telle disposition ou stratégie pour veiller sur la sécurité publique des populations est vraiment spécieuse et, on pourrait bien se demander, de quelle académie de police sécuritaire est sorti son inventeur, pour concevoir une telle stratégie si négative et dénuée de bon sens ? En fait, c’est comme si la nuit, les malfaiteurs étaient incapables de commettre la moindre forfaiture. Pourtant, c’est évident et connus de tous, que les crimes, les agressions et les vols sont perpétrés généralement la nuit. Surtout quand les bandits savent, qu’ils ne risquent pas de rencontrer sur leur chemin, une patrouille de police, une brigade antigang ou de GMI, ils prennent tranquillement tout leur temps pour commettre leurs forfaitures

4- L’insécurité économique

L’insécurité économique, un Etat qui est incapable d’assurer l’autosuffisance alimentaire de sa population a déjà un pied dans l’insécurité. Notre pays sous Monsieur Biya passe à côté de toutes les théories et règles économiques les plus élémentaires, en matière de gestion des biens publics car, entre le trésor public et son porte-monnaie, il semble y avoir un vase communicant pour ne pas dire un boulevard direct. Sa méthode empirique de l’informel le justifie à plusieurs égards, ce qui traduit ses multiples échecs économiques depuis 1982, date à laquelle il accède « gratuitement » au pouvoir au Cameroun.

5- L’insécurité routière

L’insécurité routière est matérialisée par les statistiques des accidents de la route sur le plan national. Le lot de victimes exprime éloquemment, le haut niveau d’insécurité auquel nous sommes tous usagers de la route, confrontés. Evoquer ici les raisons, qui sont multiples et de plusieurs ordres semblent être une gageure, malgré tout, on peut en citer quelques facteurs. Il y a tout d’abord l’état d’un réseau routier national défectueux qui a atteint par endroits un niveau de dégradation avancée, pour lequel, il n’est prévu nulle part au niveau de l’Etat, un service technique de surveillance et d’entretien permanent des routes. Un autre facteur et non des moindres, l’irresponsabilité des conducteurs dont certains ne disposent même pas de permis de conduire. Il y a aussi le laxisme des services habilités de l’Etat, qui laissent faire et n’appliquent pas les sanctions prévues par la règlementation.

6- L’insécurité sanitaire

L’insécurité sanitaire est une autre caractéristique de la gestion de nos institutions sanitaire par les hommes du renouveau. Les infrastructures sanitaires publiques se distinguent par leur vétusté, leur manque de matériel technique adéquat en rapport avec l’avancée de la technologie, leur insuffisance en dotation de médicaments à prix abordables, ainsi qu’un personnel pléthorique et peu motivé, tout ceci constitue des facteurs endogènes et exogènes néfastes qui mettent en danger la santé publique des populations démunies.
L’épidémie de choléra l’année dernière dans la partie septentrionale du Cameroun avait fait près de 280 morts.

Un autre facteur d’exclusion non moins important est le coût élevé des soins médicaux doublé de piètre qualité. La répartition des structures sanitaires au plan national est faite de manière irrationnelle, parce que faite selon l’influence que les populations, les autorités politiques, religieuses ou coutumières de la zone ont sur le pouvoir. D’ailleurs dans certains endroits du pays, ce ne sont que les édifices que l’Etat construit, dans biens des cas, ce sont les émigrés qui complètent le reste, s’ils ne font pas l’intégralité. Dans le même temps, nos autorités, leurs familles et leurs amis, pour le moindre bobo vont se soigner à l’étranger dans les hôpitaux hyper équipés, à nos frais

7- L’insécurité foncière

L’insécurité foncière existe aussi bel et bien dans la mesure où les autorités, le chef de l’Etat en tête a mis la main sur toutes les terres du pays, mêmes celles qui sont habitées ou occupées depuis des lustres, sans passer par aucune procédure légale. Dans le Camerounl d’aujourd’hui, l’Etat exproprie et s’approprie tout terrain qui intéresse les pouvoirs publics ou convoité par l’un de leurs proches ou amis étrangers. A telle enseigne que le titre de propriété foncière ne sécurise plus un bien foncier. Ainsi, à ce jour les citoyens qui ont été dépossédés de terrain ne se comptent plus, sans parler des terres du domaine national ou privé qui ont été accaparées illégalement et à des fins personnelles par les tenants du pouvoir et leurs amis d’ici et d’ailleurs.

Dans nos grandes cités, l’on casse sans indemniser, l’on détruit sans recours, sous prétexte de vouloir assainir la ville. Cette politique d’expropriation n’est pas digne d’un Etat qui se veut futuriste.

Nous avons vu au Cameroun, pour la préparation de coupe d’Afrique des nations 1972, les populations qui avaient vues leurs maisons détruites à Bépanda Omnisport avaient été indemnisées et recasées clés en main à la Cité Cicam

En conclusion, l’Etat n’assume pas du tout sa charge régalienne concernant la sécurité publique des populations camerounaises. Ce qui justifie la présence de nombreuses sociétés de gardiennage et police privée dans le pays au service des nantis. Mais l’argent que paye le contribuable pour sa sécurité sert en définitive à quoi et qui ? A suivre

Janvier Kingué

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