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Libye: une milice prend quelques heures le contrôle de l’aéroport de Tripoli

Ecrit Par le 5 Jun 2012
Publié dans la categorie: Afrique, Libye

Des ex-rebelles ont pris d’assaut lundi l’aéroport de Tripoli, bloquant le trafic aérien, pour dénoncer le mystérieux “enlèvement” de leur chef, avant que les autorités ne parviennent à les chasser et à reprendre le contrôle de la situation.

Pour des raisons techniques, l’aéroport restera néanmoins encore fermé au trafic durant 24 heures, ont précisé les autorités.

Dans l’après-midi, des dizaines d’hommes armés de la brigade Al-Awfya de la ville de Tarhouna, à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Tripoli, sont entrés sur le tarmac à bord de véhicules militaires et au moins un char, empêchant tout avion de décoller ou d’atterrir.
Selon une source aéroportuaire, “des voitures avec des canons anti-aériens et des hommes armés entour(aient) les avions et les empêch(aient) de bouger” et “certains ont fait descendre des voyageurs ayant déjà embarqué”.

“Des membres de la brigade Al-Awfya sont entrés dans l’avion. Ils étaient armés et ils nous ont forcés à quitter l’appareil”, a confirmé à l’AFP Ahmed Losta, un résident de Tripoli qui avait embarqué pour Rome.

D’après l’agence officielle Lana, les assaillants voulaient faire pression sur le gouvernement pour élucider l’affaire du rapt de leur chef Abouajila Al-Habchi.

Dans l’aérogare, tous les guichets des compagnies aériennes étaient fermés et la plupart des passagers avaient quitté l’aéroport, selon une journaliste de l’AFP sur place.

Des chefs de tribus sont ensuite arrivés pour négocier avec les assaillants, tandis que peu après, des dizaines de véhicules armés d’ex-rebelles de Tripoli se sont positionnés dans l’aéroport, augmentant la pression d’un cran sur les miliciens.
Des coups de feu intermittents ont alors été entendus. Mais il n’était pas clair s’il s’agissait d’affrontements ou de tirs d’intimidation.

Appel à la “retenue”
Après l’échec des négociations engagées entre la milice, des officiers de l’armée et des dignitaires de la ville de Tarhouna, les forces de sécurité ont envahi l’aéroport.
“Les autorités ont pris le contrôle total de l’aéroport”, s’est félicité dans la soirée le vice-ministre de l’Intérieur, Omar al-Khadrawi, en ajoutant que des dizaines d’assaillants avaient été arrêtés et leurs armes saisies.

Le Conseil national de transition (CNT) avait autorisé les ministères de l’Intérieur et de la Défense à “utiliser tous les moyens nécessaires, même la force”, pour reprendre l’aéroport.
“Nous allons prévenir les compagnies aériennes que l’aéroport restera fermé dans les prochaines 24 heures”, a précisé M. Khadrawi, expliquant quelques problèmes techniques devaient être résolus avant que les vols ne puissent reprendre.

Dénonçant la prise d’assaut, le porte-parole du chef d’état-major de l’armée libyenne, le colonel Ali al-Chikhi, a estimé que cet “acte portait atteinte à l’autorité de l’Etat et à ses institutions de souveraines”.

Ces violences interviennent au moment où le nouveau régime tente de convaincre la population et la communauté internationale de sa capacité à assurer la sécurité dans le pays à la veille des élections d’une constituante.

Les Etats-Unis, qui ont été l’un des principaux contributeurs à l’opération de l’Otan ayant conduit à l’éviction de Mouammar Kadhafi en 2011, ont appelé “au calme et à la retenue” après l’occupation de l’aéroport.
Le porte-parole du département d’Etat Mark Toner a invité les Libyens à “s’engager dans le processus politique pour résoudre toutes les doléances qu’ils pourraient avoir.”

Les autorités libyennes ont intégré dans les ministères de l’Intérieur et de la Défense plusieurs milliers d’ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi, mais plusieurs brigades lourdement armées sont toujours récalcitrantes ou exigent d’être intégrées sans être dissoutes.

Certaines d’entre elles n’hésitent pas à recourir aux armes pour faire plier les autorités, voire se livrer au racket, provoquant l’indignation de la population.

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