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Mahamat Adoum : «Il n’existe plus de démocratie au Tchad»


Ecrit Par le 8 Aug 2017 Publié dans la categorie: Actualités, Tchad


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L’opposant tchadien Mahamat Adoum a été libéré dimanche 6 août. Le président du Parti national républicain (PNR) avait été arrêté la veille, samedi, à Moundou. Avec d’autres chefs de partis d’opposition, il voulait rendre visite à l’ancien candidat à la présidentielle Laokein Médard. Ils en avaient été empêchés par les forces de sécurité.

« Nous sommes en train de reculer trente ans en arrière. Il n’existe plus ce que l’on appelle une démocratie au Tchad. C’est lamentable. » Interrogé par RFI après avoir été libéré, dimanche 6 août, le président du PNR, n’a pas de mots assez durs pour condamner le pouvoir tchadien. « Ils sont en train de repousser cette démocratie, pour nous amener à un État où le plus fort va régner au détriment du plus faible », estime-t-il.

Mahamat Adoum avait été interpellé samedi 6 août à Moundou, deuxième ville du pays et capitale économique tchadienne, après une altercation entre des forces de sécurité et des chefs de parti qui ont été empêchés de rendre visite à Laokein Médard, un ancien candidat à la présidentielle. Amené manu militari au commissariat de Moundou samedi, Mahamat Adoum a finalement pu quitter le commissariat le lendemain.

L’opposant refuse de faire des excuses

Au moment de son arrestation, le ministre tchadien de la Sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir, l’avait accusé d’avoir agressé les forces de l’ordre et avait exigé de sa part des excuses. « Quelqu’un est venu me demander si j’allais formuler des excuses – soi-disant des excuses par rapport au fait que j’ai boxé un policier, que je lui ai déchiré les habits. Je lui ai dit : Non, je n’ai pas boxé un policier, je n’ai pas non plus déchiré son habit », affirme-t-il au micro de RFI.

Au contraire, il se dit « victime » : « On m’a arraché pratiquement tous mes habits, on m’a laissé pratiquement torse-nu. Si moi je ne porte pas plainte, les gens ne porteront pas plainte contre moi. » Il affirme qu’il a été libéré car « le procureur ne trouvant pas de charges utiles qui lui permettent de [le] garder ».

Par ailleurs, le neveu de Laoukein Médard, et deux de ses employés ont été arrêtés lundi à Moundou. Par ailleurs, l’audition de deux enfants de Laokein Médard, son fils aîné et sa cadette, deux adultes, se poursuit à la police judiciaire.

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