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Me Sama Francis Asanga, nouveau bâtonnier de l’Ordre des Avocats du Cameroun: «Nous allons lutter contre l’éclatement du barreau»

Le Messager

Ecrit Par le 17 Aug 2012 Publié dans la categorie: Actualités, Société


Barreau du Cameroun: Me Sama Francis Asanga, nouveau bâtonnier

Une nouvelle ère s’ouvre pour le barreau du Cameroun après une Assemblée générale élective interminable et houleuse.

5h30mn, mardi 14 août 2012. Me Emmanuel Tang, président de la commission de supervision et de contrôle des élections, après plus de trois jours d’interminables tractations et discussions houleuses, lève enfin le suspens qui entoure l’Assemblée générale ordinaire et élective de l’Ordre des avocats du Cameroun. La vérité des urnes donne 252 bulletins valablement exprimés en faveur de Me Sama Francis Asanga. Il est talonné par Me Ngnie Kamga Jackson Francis avec 226 voix. Le bâtonnier sortant, Me Eta Besong Emmanuel Junior récolte 182 voix et Me Njualem Charles 5 voix. Sama Francis Asanga est porté en triomphe au prestigieux poste de Bâtonnier de l’ordre des avocats du Cameroun. Le sortant, Me Eta Besong Junior le congratule, non sans lui affirmer que ceux qui l’ont porté au perchoir aujourd’hui seront les premiers à précipiter demain sa chute. Il lui conseille de jouer son rôle et rien que son rôle. Les deux autres malheureux candidats seront moins fair play, préférant filer discrètement. Grand seigneur, le nouveau bâtonnier affirme que sa victoire est celle du barreau : « Je serai bâtonnier de tous les avocats du barreau et particulièrement de tous ceux qui n’ont pas voté pour moi », jure-t-il.

Happy end. Ntumfor Me Nico Halle, peut souffler. La mission qu’il avait entreprise le 4 juin 2012 dernier en désamorçant la guéguerre qui existait entre l’ex-bâtonnier, Me Eta Besong Junior et l’ex-président de l’assemblée générale de l’Ordre des avocats, Me Hyppolite Meli sur l’organisation de l’Ag élective est accomplie. Sa médiation s’est concrétisée avec la tenue de cette Ag qui a suscité beaucoup de controverses. Le souhait de Ntumfor de voir les travaux se dérouler dans la paix et la sérénité a certes été écorné par des échanges verbaux virulents, mais l’essentiel est sauf. La phase cruciale de l’Assemblée générale ordinaire et élective de renouvellement des organes tenue du 11 au petit matin du 14 août 2012 aura sans doute été l’élection du nouveau bâtonnier. Depuis pratiquement deux semaines avant la tenue de cette Ag, trois candidats (le sortant Me Eta Besong Emmanuel Junior, Me Sama Francis Asanga et Me Ngnie Kamga Jackson Francis) avaient déclaré leurs intentions à concourir pour le bâtonnat. Alors qu’on s’attendait à voir ces trois batailler entre eux, la surprise est venue lundi 13 août 2012 de Me Njualem Charles qui a pris de court la salle en annonçant sa candidature.

Cet avocat basé à Tiko et le plus jeune du quatuor a plaidé pour un barreau des jeunes, afin d’assurer la transition entre la vieille garde et la nouvelle génération. Me Sama Francis lui, a parlé d’insuffler du sang neuf, promettant au passage des appels téléphoniques gratuits entre avocats s’ils lui faisaient confiance. Aussi a-t-il promis pendant sa minute de campagne, la construction du siège du barreau, la formation des avocats au cas où…sa candidature passait. Pour sa part, Me Eta Besong dira qu’il a beaucoup appris des erreurs commises pendant les quatre ans qu’il vient de passer à la tête du barreau. Et humblement, il a demandé pardon à toute personne qu’il aurait blessée avant de solliciter qu’on lui accorde un autre mandat pour réparer ses fautes. Quand à Me Ngnie Kamga, il a promis de tracer un avenir pour les jeunes avocats. Bien plus, il affirme mordicus que le barreau a été pour longtemps absent sur les questions sociales. Les membres de l’Ag ont finalement tranché en faveur de Me Sama Francis.

Donat SUFFO

Me Sama Francis Asanga: «Nous allons lutter contre l’éclatement du barreau»

Dans l’euphorie de la victoire, le nouveau bâtonnier a dévoilé quelques uns de ses chantiers.

M. le Bâtonnier, quels sont les premiers chantiers sur lesquels vous allez vous atteler ?

Je remercie toute la presse nationale et internationale qui a toujours accompagné le barreau du Cameroun. Mes premiers chantiers seront : restaurer la paix, la compréhension, la confraternité, la dignité et la crédibilité au sein du barreau du Cameroun et tout le reste va découler de ce premier chantier. Je vais travailler main dans la main avec le nouveau conseil de l’Ordre. Je vais tout faire pour rendre aisée la vie des avocats. Nous savons que notre barreau a besoin des avocats forts, dignes, honorables qui travaillent avec probité. Nous reconnaissons que notre barreau a tergiversé pour plusieurs raisons, c’est pourquoi je dis au peuple camerounais que pendant mon bâtonnat, le blason du barreau du Cameroun sera redoré. J’invite la presse à m’accompagner, accompagner les confrères du conseil de l’Ordre à s’acquitter de leurs tâches. Je crois que je peux compter sur la presse.

Il a fallu pas moins de quatre jours pour le renouvellement des organes de l’Ordre des avocats…

J’avoue qu’un barreau comme celui de notre grand pays ne devait pas être en marge du développement informatique mondial de cette époque. Effectivement, avec le conseil de l’Ordre, nous allons informatiser toutes les opérations électorales du barreau pour qu’en moins de douze heures, nous mettions en place les organes du barreau par des élections transparentes en utilisant toutes les techniques informatiques modernes qui sont à la portée de tous.

Le barreau du Cameroun fait partie de l’un des plus anciens du continent africain. Malheureusement, il n’a pas de siège. Qu’est- ce qui fait problème ?

Je viens d’être élu, je vais, avec le conseil de l’Ordre, revoir tous les anciens dossiers. Si j’ai bonne mémoire, un des anciens bâtonniers avait mis en place une commission pour l’acquisition d’un terrain à Yaoundé, siège des institutions républicaines, pour la construction du siège du barreau du Cameroun. Ça sera un de nos grands projets et je puis avec le soutien de tous les avocats, rassurer le peuple camerounais que, dans les années qui suivent, le barreau du Cameroun va avoir un siège digne de ce nom à Yaoundé.

Quel est votre avis sur l’éclatement souhaité du barreau par certains, notamment dans les cercles du pouvoir ?

Je ferais tout, mettrais tout en place pour convaincre les pouvoirs publics qu’un barreau éclaté ne sera pas digne du Cameroun. Je vais, avec tous les avocats, lutter contre tous ceux qui croient qu’ils peuvent éclater le barreau du Cameroun. Nous allons lutter pour un barreau uni, fort, prospère, national parce que, étant donné la géopolitique de notre pays, c’est même un processus très difficile. Qu’on se rappelle que notre pays a deux cultures juridiques : celle du common law et celle d’inspiration du droit civil français. Ceux qui prônent cette idée d’éclatement ne plaident pas pour l’intérêt du barreau. Ils veulent nous rendre faibles. C’est pourquoi j’invite tous mes confrères à se joindre au conseil de l’Ordre pour qu’on maintienne un barreau fort, solide, unifié où règne la confraternité et la camaraderie.

Propos recueillis par Donat SUFFO

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