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Musique: CMC-Socam, la spirale infernale

L'actu

Ecrit Par le 3 Aug 2012 Publié dans la categorie: Culture


L’art musical camerounais a fait couler beaucoup d’encre et de salive, a fait les choux gras de la presse nationale et internationale. Mais, l’embellie ne semble toujours pas pointer à l’horizon. Deux sociétés de gestion collective du droit d’auteur se partagent le portefeuille dans cette corporation de catégorie B. Il s’agit de la CMC (Cameroon Music Corporation) dont Sam Mbende se réclame toujours de la présidence du conseil d’administration d’une part. Et d’autre part, la Socam (Société civile camerounaise du droit d’auteur de l’art musical) dont la présidente du conseil d’administration est Odile Ngaska.

Tout commence en 2008 alors que la CMC organise son assemblée générale élective au Palais des congrès de Yaoundé. Sam Mbende, PCA sortant, n’arrive pas. Plus tard, l’on apprendra qu’il a été arrêté à son domicile le matin par les éléments de la police pour malversations financières. Quand ont déjà débuté les travaux, il débarque criant au hold up par la ministre de la Culture, Ama Tutu Muna. Les travaux de l’assemblée générale élective vont continuer, et Odile Ngaska sera élue PCA.

De la CMC à la Socam

La corporation de l’art musical changera de dénomination quelques temps après pour devenir la Socam. Entre temps, le ministre de la Culture aura déjà retiré l’agrément à Sam Mbende, les locaux de la CMC seront scellés. Aux yeux du ministre de la Culture, c’est la Socam qui est la seule société chargée de gérer les droits des artistes musiciens.

Depuis 2008 donc, Il existe deux sociétés de gestion collective dans l’art musical camerounais: la CMC et la Socam, au grand dam des artistes et de la loi qui stipule qu’il ne peut exister dans une même catégorie d’art, deux sociétés de gestion collective. Conséquences, le répertoire de l’art musical est divisé entre la CMC et la Socam. Ce qui réduit considérablement l’assiette des répartitions. Sur le plan international, les artistes membres de la Socam ne peuvent percevoir de redevances du droit d’auteur en France car, la Socam n’a pas signé les accords de réciprocité avec la Sacem. C’est ce qui est arrivé dernièrement à Lady Ponce.

Les consommateurs de produits des artistes camerounais ne savent plus à quel saint se vouer car, ils sont régulièrement et simultanément sommés par les gestionnaires de la Socam et de la CMC, pour payer les redevances du droit d’auteur. Ils voient leurs entreprises scellées et des appareils emportés. Le dernier cas est celui d’une entreprise de téléphonie mobile en mai dernier. Des campagnes de déstabilisation et de sabotage pour un concert organisé par ladite société ont été initiées par la Socam, la CMC et le Sycamu (Syndicat camerounais des musiciens) au cas où elle ne payait pas. A la Socam, la société avait versé 60 millions de F CFA, et à la CMC, 10 millions de F CFA.

Rebondissement

Les deux sociétés s’accusent mutuellement de la galère et de la misère des artistes. Une frange des membres de la CMC, conduite par Achille Mbanga, alors vice-président du conseil d’administration de la CMC, est mise en cause par la CMC version Sam Mbende. Elle va tenir le 4 juin dernier à Yaoundé, un conseil d’administration extraordinaire de la CMC avec des résolutions telles que la tenue d’une assemblée générale extraordinaire de la CMC le 25 juin 2012 et avec pour point d’orgue, la dissolution définitive de la CMC, des poursuites judicaires contre Sam Mbende et certains de ses collaborateurs, etc.

Et le fait que la Cisac publiant la liste de ses pays membres le 18 juillet dernier ait reconduit la CMC comme membre malgré une correspondance du minac la reniant semble redoubler l’espoir de Sam Mbende et compagnie. Ces derniers clament haut et fort que la Cisac a débouté la ministre des Arts et de la Culture en leur faveur. Pour Roméo Dika, porteur des documents à la Cisac et à la Sacem, «la Cisac en publiant la liste de ses membres, mentionne l’ex CMC car, c’est la première publication au lendemain de l’assemblée générale de la Cisac. Toutefois pour le moment, la Cisac n’a pas encore répondu à la correspondance qui lui a été adressée par le gouvernement du Cameroun à travers le Minac, ceci simplement parce que la correspondance ne nécessitait pas de réponse. Le gouvernement informe la Cisac de la situation de la gestion collective au Cameroun».

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