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Nos médicaments seront-ils bientôt imprimés en 3D ?

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 14 Oct 2017 Publié dans la categorie: Santé, Sciences


Les chercheurs ont adapté une technique d’impression utilisée en électronique, appelée "impression par jet de vapeur organique".

Les chercheurs ont adapté une technique d’impression utilisée en électronique, appelée “impression par jet de vapeur organique”.

Des chercheurs de l’Université du Michigan ont créé un procédé permettant aux pharmacies et hôpitaux d’imprimer en 3D des médicaments personnalisés en fonction des besoins des patients.

Imprimer des médicaments en 3D, de la science-fiction ? Pas vraiment. C’est même autorisé aux États-Unis depuis 2015 pour un seul médicament, le Spritam (lévétiracetam), utilisé dans le traitement de l’épilepsie. Cette technologie permet de rendre la pilule plus poreuse, qui peut donc se dissoudre beaucoup plus rapidement dans l’eau. Mais l’impression 3D a du mal à se généraliser dans le monde pharmaceutique. Peut-être car son utilisation – à première vue – semble limitée. Pourtant, des chercheurs de l’Université du Michigan (États-Unis) voient un intérêt majeur à ce que pharmacies et hôpitaux s’emparent de cette technologie. Ils ont mis au point un procédé permettant d’imprimer des pilules personnalisées en fonction des besoins précis des patients sur des surfaces variées, comme un patch. “Un médecin ou un pharmacien peut choisir n’importe quel nombre de médicaments que la machine combine en une seule dose”, explique dans un communiqué Max Shtein, participant à ces travaux.

Une technique inspirée du monde électronique
Les chercheurs ont adapté une technique d’impression utilisée en électronique, appelée “impression par jet de vapeur organique”. Elle permet d’imprimer une “structure cristalline” fine sur une grande surface. Concrètement, comme l’illustre la vidéo ci-dessous, on chauffe les molécules actives du médicament pour qu’elles s’évaporent. La vapeur est combinée à un gaz inerte, comme le diazote, et transite dans un petit tube qui pointe sur une surface froide, avant de former un mince film cristallin. La formation du film peut être contrôlé avec précision en ajustant le processus d’impression. Nul besoin d’ajouter de solvant ou d’additif.

Des médicaments contre le cancer efficaces
Les chercheurs ont testé leur technique pour fabriquer des médicaments contre le cancer : ceux imprimés en 3D ont détruit aussi efficacement les cellules cancéreuses que ceux produits de manière traditionnelle (reposant sur des solvants chimiques permettant aux cellules d’absorber le médicament), rapportent-ils dans la revue Nature Communications. Le procédé fonctionne aussi avec des molécules qui ne sont pas assez solubles pour être produites par les méthodes traditionnelles. Pour les chercheurs, cela représente un avantage pour les entreprises pharmaceutiques. Ces dernières “possèdent des bibliothèques de millions de composés à évaluer, et l’un des premiers tests est la solubilité. Environ la moitié des nouveaux composés échouent à ce test et sont exclus”, explique Max Shtein. L’impression 3D permettrait aux industriels de réaliser leurs essais préliminaires. Et donc d’accélérer les processus d’évaluation clinique. “Cette technologie offre une nouvelle approche pour accélérer l’évaluation des nouveaux médicaments”, conclut Gregory Amidon, qui a aussi contribué à ces travaux.

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