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OTAGES FRANCAIS : La vérité en filigrane au Niger

Ecrit Par le 13 Jan 2011
Publié dans la categorie: Guinée, Niger

terroristeOTAGES FRANCAIS : La vérité en filigrane au Niger

On se demandait quand ça arriverait. On se demandait à quel moment céderait le mur de l’unanimité des Français autour de l’opération, s’étant soldée par la mort des deux otages ? Car on a été surpris qu’en France, toutes tendances confondues, tout le monde ait pu approuver une opération qui a fatalement échoué. Malgré l’émotion et la compassion, certaines langues se délient déjà…

Certes, pour le moment, c’est entre les autorités françaises et celles du Niger. Et ça concerne des ravisseurs que les Français disent avoir remis aux autorités nigériennes, à des fins d’enquêtes. Ce que celles-ci démentent catégoriquement.

Aussi, de fil en aiguille, on pourrait bientôt en savoir davantage sur la manière dont l’opération a été menée et sur l’éventuelle responsabilité des uns et des autres dans la mort des pauvres Vincent Delory et Antoine de Léocour. Car, il faut bien croire que l’explication fournie par les autorités françaises est loin d’être évidente. Surtout que jusqu’ici, c’est la seule qu’on a.

On se demande notamment comment et pourquoi a-t-on décidé d’une intervention militaire, sans réunir au préalable un minimum de garanties ?

Qu’est-ce qui explique aussi l’apparente précipitation avec laquelle cette opération a été préparée et exécutée ?

Dans certains milieux français proches sans doute du pouvoir, on avance qu’il n’y a pas d’opérations militaires qui ne comportent pas de risques. Mais, sait-on simplement préoccupés de ces derniers ?

L’objectif premier et ultime n’était-il pas de sauver les deux otages ?

Or, c’est justement ce que l’opération a échoué.

On se demande s’il n’aurait pas mieux fallu laisser les terroristes emporter les deux otages?Un premier temps. Quitte à engager des négociations visant à les récupérer. Certes, il n’est jamais sûr que cette option aurait mieux réussi. Mais il est certain que Vincent Delory et Antoine Léocour seraient encore en vie. A l’image d’ailleurs de cinq de leurs compatriotes de l’entreprise SATOM détenus dans le désert malien. Ailleurs, quand des responsables décident de lancer une opération, c’est parce qu’au préalable, ils sont sûrs que les risques d’erreurs et d’échec sont minorés. Il semble que la volonté politique de donner une leçon aux terroristes ait prévalu en haut lieu!

En France par contre, au sujet de l’intervention des forces spéciales, le vendredi dernier, seules semblent avoir pesé, les répercussions politico-médiatiques d’un succès éventuel. Mais ce qui est totalement incompréhensible, c’est le fait que toutes les mouvances politico-sociales aient pu approuver cette action, alors qu’elles sont habituellement très portées vers la contradiction, même à propos des décisions les plus consensuelles.

Boubacar Sanso Barry