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Patricia Essong rend hommage à l’héritage culturel de l’Afrique


Ecrit Par le 20 May 2016 Publié dans la categorie: Actualités, Beauté, Célébrités, Culture, Musique, Société


Patricia Essong

Patricia Essong

L’artiste camerounaise basée à Paris vient de sortir son premier album, “Soul of Nü Bantu”, régal de 10 titres, allant des succès planétaires d’Afrique de l’Est à l’Afrique australe. Et ça décoiffe!

Quel lien y a t-il entre le Camerouno-nigérian Prince Niko Mbarga, le Congolais Tabu Ley Rochereau, la Burundaise Kadja Nin et la Sud-africaine Brenda Fassie? la musique! pourrait-on dire d’emblée, en dehors du fait que ce sont tous des Africains.

Mais ils ont quelque chose de plus fort en commun: ce sont des artistes qui ont internationalisé leur style, et produit des rythmes fredonnés aux quatre coins globes et du continent, aussi bien à Lagos, qu’au Cap, en passant par Bujumbura, Douala, ou Kinshasa.

Il est à mettre au compte de Prince Niko Mbarga des tubes commes “Sweet Mother”, considéré comme l’un des titres africains les plus vendus au monde, et d’autres tout aussi populaires comme “Aki Special”.Tabu Ley Rochereau reste encore considéré à ce jour comme le “roi” de la rumba congolaise. Kadja Nin a séduit les mélomanes avec sa voix chaude et puissante sur “Sambolera Mayi Son”, titre produit au milieu des années 90 et diffusé presque quotidiennement à sa sortie sur la télévision française TF1. Brenda Fassie, “la madonne des bidonsvilles” – auteure de “Memeza”, album le plus vendu en 1998 en Afrique du Sud, porté par le titre “Vuli Ndlela” – est l’une des rares artistes disposant d’une statue à son honneur à Johannesburg.

Et tous ces artistes, Patricia Essong reussit à les réunir dans “Soul Of Nü Bantu”, premier album de l’artiste camerounaise basée à Paris. Sur une douce cadence, Patricia Essong chante l’une des chansons les plus populaires produites par Tabu Ley Rochereau et Mbilia Bel, “Boya Ye”, avec un arrangement léché, donnant l’impression au mélomane que l’artiste vient déposer la musique au creux de l’oreille.

L’album de 10 titres est une invitation “à prendre le témoin de son héritage culturel, se le réapproprier, le valoriser”, précise Patricia.

Une passion pour la musique
Pour elle, c’est une affirmation. Patricia Essong a mûri. Passer à l’étage supérieur a été difficile mais enfin ça y est! la sortie de ce premier album lui permet d’aller de l’avant en scrutant les efforts et bons moments qui lui auront permis de concrétiser un rêve d’enfant. Désormais dans le rétroviseur: les mois d’apprentissage aux côtés de Blick Bassy – virtuose camerounais du blues très en vue -, la scène dans les cafés, bars et ces petites joies qu’on éprouve quand on vous dit “c’était bien” – et assez loin dans le temps, les premières expériences devant le public lors des kermesses au lycée.

Des sacrifices aussi! car il en a fallu. Départ du Cameroun pour poursuivre des études en France, évolution professionnelle dans le conseil en organisation, arrivée au poste de consultante sénior en pilotage de projets et puis décider de tout lâcher un jour de janvier 2013, pour embrasser un rêve qui a pourtant quelques souvenirs douloureux.

“Ma première tentative d’expression vocale “live” sur scène fut un échec, et j’ai eu peur de me lancer à nouveau. J’avais gardé en image cette scène de répétition, lorsque le chef d’orchestre dit à voix haute, alors que nous étions tous en train de répéter pour un événement: Patricia, arrête de chanter! Tu chantes tellement faux, c’est horrible!”. Il y a des remarques qui vous donnent envie de tout laisser tomber, et d’autres qui vous amènent à vous dire que le monde ne vous a pas bien jugée. Patricia était sur la seconde idée.

Persévérance
“En janvier 2013 je décide de sortir de ma zone de confort pour aller à la rencontre de cette passion qui m’avait tant effrayée dans le passé, qu’au final j’avais choisi de refouler”, se rappelle-t-elle. «Le meilleur jour de ta vie est celui où tu décides que ta vie t’appartient”, confie l’artiste, reprenant le credo de tous ceux qui ont pris le courage de s’engager dans leur passion.

Le premier clip de l’album, “Boya ye”, une interprétation de la chanson célèbre de la Congolaise Mbilia Bel – qui fut la femme de Tabu Ley Rochereau – semble aussi traduire l’état d’esprit qui a animé Patricia Essong durant la préparation de son oeuvre. “Boya Ye”, qui signifie littéralement en lingala “refuse-le”, est en fait l’histoire d’une femme à qui l’environnement familial avait conseillé de quitter son mari du fait de son dénuement, mais qui s’obstina à rester avec ce dernier par amour.

«Soul of Nü Bantu» est “le style musical que je souhaite apporter à ma musique, c’est l’histoire de nos envies profondes. L’âme du Nü Bantu réside en moi, elle réside en chacun de nous, enfants d’Afrique, car on peut changer nos feuilles, mais nos racines demeurent”, affirme fièrement Patricia Essong.

La sortie officielle physique de “Soul of Nü Bantu” aura lieu le 27 mai 2016. L’album est déjà disponible en digital depuis le 10 février. Le showcase de présentation du projet est prévu le 13 juin à Paris, au Sentier des Halles.

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