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Pipeline Tchad-Cameroun: Un accord global sur le déplacement

AfricaPresse.com Publié par + Sep 14th, 2011 et classé dans Actualités, Cooperation Internationale, Economie. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.



La signature des documents s’est déroulée en présence des représentants de la SNH de la COTCO et du ministre camerounais des Finances

L’accord enfin
L’administration camerounaise et la Cameroon Oil Transportation Company (COTCO), ont annoncé être parvenus à établir un cadre global pour le financement du déplacement du pipeline entre le Tchad et le Cameroun, en vue de la construction imminente du barrage de Lom Pangar dans la région de l’Est. Les termes de l’accord n’ont pas été rendus publics, mais toutes les parties ont affiché leur satisfaction. Cette journée traduit la détermination de COTCO à travailler en étroite collaboration avec le gouvernement camerounais, la route a été longue et l’arrivée belle, a fait savoir Jacky Lesage, représentant le consortium américano- brésilien. Même satisfaction chez le ministre camerounais des finances. Je suis très heureux d’arriver à cette signature de contrat de préfinancement des travaux d’alignement du pipeline Tchad-Cameroun. C’est un ouf! de soulagement, car cette signature conditionnait son examen par le FMI et la Banque Mondiale lors de leur assemblée générale», a fait savoir Lazare Essimi Menye.

Le ministre camerounais a poursuivi en faisant savoir que, cet accord était un grand pas pour la population camerounaise, compte tenu de l’importance du barrage de Lom Pangar dans la fourniture d’énergie au Cameroun. Nous remercions dont la firme COTCO avec laquelle nous sommes parvenus à cet accord a ajouté le ministre Camerounais. Au mois de juillet dernier, on avait cru à un accord imminent. Mais, les parties camerounaises et la firme COTCO n’étaient finalement pas parvenues pas à harmoniser leurs positions respectives. Du côté du groupe pétrolier on faisait savoir au début des discussions qu’il revenait au Cameroun de soutenir le déplacement du pipeline, en raison de ce que le projet de barrage de Lom Pangar était un projet purement camerounais. Elle aurait de surcroit exigé (ce qui est logiquement), d’avoir un droit de contrôle sur les travaux de déplacement. Une idée qui a même semblé être admise côté camerounais, puisque un des objectifs de son emprunt obligataire de 2010 était le financement de cette opération.

Le sort des populations riveraines est inconnu
Mais il y a quelques mois, l’argument des officiels camerounais est devenu tout autre. Lorsqu’ils s’apprêtaient à construire le pipeline ils savaient très bien qu’un barrage passerait par là c’est donc logiquement qu’ils devraient réaligner eux-mêmes le barrage indique une source proche du dossier. Le gouvernement a néanmoins proposé que l’incidence financière de cette opération soit soutenue d’égale proportion par les deux parties. Une exigence semble-t-il de la Banque Mondiale mais aussi du Fonds Monétaire international, qui pourraient intervenir dans le financement du projet. Selon d’autres indications, un autre élément des discussions aurait été aussi celui des retombés du pipeline. Les autorités camerounaises auraient conditionné leur contribution à la révision de ces retombées. Celles acquises jusqu’ici ont été considérées comme étant très peu suffisantes, au regard des sommes engrangées par la firme depuis le début de l’exploitation. A ce propos le gouvernement camerounais a souhaité une transformation de ses retombées sous la forme de barils de pétrole, qu’il mettrait lui-même sur le marché. Autre point de discussion enfin, le gouvernement camerounais semble tenir à évaluer toutes les opérations avant de débloquer à chaque fois sa quote-part. On retiendra donc que les deux parties sont parvenues à un accord et non pas un contrat avec des obligations bien définies pour chacune d’elle. Les accords sont caractérisés souvent par la présence de conditions à respecter pour leur mise en application. En l’espèce ces modalités n’ont pas été présentées au public. Aucune précision aussi sur le début effectif des opérations de terrain et de la gestion de leur impact sur les populations qui seront touchées. La tranche du pipeline Tchad-Cameroun à déplacer est de 25 km et devrait coûter les 45 milliards FCFA. Le ministre camerounais des Finances semble optimiste mais souhaite quand même que «toutes les signatures attendues suivent rapidement».

Journal du Cameroun

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