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Plaintes : Le Transport en transit va mal au Cameroun


Ecrit Par le 21 Mar 2016 Publié dans la categorie: A La Une, Actualités, Economie, Société


port-de-douala
Voilà ce que l’on peut dire de la conférence qu’a donné le Groupement des transporteurs professionnels du Cameroun (Gtpc) samedi le 19 mars 2016 à Douala.

Des entreprises qui livrent une concurrence déloyale et sans merci aux acteurs reconnus du transport en transit au Cameroun ; l’anarchie et la gestion du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun  (Sntrc) dont les membres sont issus du Groupement des transporteurs professionnels du Cameroun (Gtpc) ;  le non-respect des textes en vigueur. Ce sont autant de problèmes relevés qui plombent l’avenir du secteur du transport en transit. Nous l’avons appris au cours d’une conférence donnée samedi le 19 mars 2016 à Douala et présidée par Aoudou Bassirou, président national  du Gtpc. Ce n’est pas tout.

L’autre écueil évoqué et qui semble être la goutte d’eau ayant débordé le vase est lié au « président national du Sntrc par ailleurs à la tête du comité de gestion du Bureau de gestion du fret terrestre (Bgft) qui, depuis plusieurs années, prélève toute notre redevance syndicale sans nous la reverser », dénoncent les conférenciers qui réclament la totalité de cette redevance. «Les mis en cause ne nous ont jamais reversé ladite redevance dans son intégralité. Nous ne recevons que des avances qui ne finissent jamais et dont les montants varient à leur gré», soutiennent les interlocuteurs. La conséquence n’est autre que la paralysie de « notre fonctionnement au point où nous avons des difficultés à faire face à nos choses multiples. En plus, tout ce qui vient d’être dit a pour corollaire des manques à gagner importants pour les transporteurs…».

Urgence de l’assainissement

Le mal étant profond, les plaignants ont saisi les tribunaux (le président du Tribunal de Première Instance de Bonanjo) et les autorités ministérielles notamment le Premier Ministre, le Ministre des Transport. A ce dernier, ils ont envoyé une requête en intervention contre le Sntrc bureau national et le Bgft. Dans la note, il est clairement dit que les compatriotes souhaitent qu’un audit financier soit initié dans les comptes tant du Bgft/Sntrc national que de « notre bureau régional afin qu’on puisse établir les responsabilités des uns et des autres dans la gestion de notre bureau régional Sntrc depuis 20 ans d’existence », écrivent les membres de la région du Littoral.

Leur action, apprend-t-on est légitime et légale car elle s’appuie sur la résolution N°014/AG/BGFT/94 du 30 août 1994 de la 7ème assemblée générale extraordinaire du comité de gestion du Bgft où il a été décidé de la répartition du reversement de la redevance syndicale par le Bgft à concurrence de 70% pour les bureaux régionaux du Sntrc et 30% pour le bureau national.

Cette résolution avait été signée à l’époque par le Mintransport et est confortée par les statuts du Sntrc «qui consacre l’autonomie financière de notre bureau régional. Les accusés ne respectent pas notre bureau régional, encore moins les statuts et règlement intérieur de notre mouvement syndical.

D’où cet appel vibrant en direction du Ministre actuel des transports afin que notre redevance nous soit reversée», souligne le bureau régional du Sntrc. Notons que ce dernier a eu gain de cause devant le TPI de Bonanjo-Douala si l’on s’en tient à l’ordonnance n°1453 signée le 18 décembre 2014 par le président du tribunal et dans laquelle, il lui avait été demandé de pratiquer une saisie conservatoire des créances appartenant au Bureau de gestion de fret terrestre entre les mains tant de toutes les institutions financières et bancaires qu’entre celles des tiers détenteurs de tout avoir du Bgft de la ville de Douala. « Ceci pour sureté, conservation et avoir paiement de la somme de 23 198 000 Fcfa à titre de frais de procédure et intérêts », tel qu’écrit dans l’ordonnance dont La Nouvelle Expression a reçu copie.

En rappel, le Groupement des transporteurs routiers du Cameroun est une organisation mise sur pied en 1991 dans le but de permettre aux transporteurs de profession de participer dans le cadre de l’implémentation du bureau commun à la livraison du fret vers les pays sans façade maritime. Les membres sont syndiqués via le Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun.

© La Nouvelle Expression : Linda Mbiapa

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