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Plaisir solitaire : La masturbation sort de son intimité


Ecrit Par le 10 Apr 2018 Publié dans la categorie: A La Une, Homme & Femme


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Jadis considérée comme une activité de déréglés, la pratique est de plus en plus visible. Notamment sur les réseaux sociaux où certaines personnes l’assument.

Plus que la sexualité ordinaire, la masturbation est considérée comme un sujet tabou dans notre société. Personne n’ose en parler ouvertement. De peur d’être jugé. Pourtant, ils sont nombreux, femmes et hommes, qui recherchent, et trouvent, le plaisir par la stimulation des parties génitales ou d’autres zones érogènes, par les mains ou des jouets sexuels. A l’abri des regards, adolescents, jeunes, adultes et même personnes du troisième âge s’y adonnent. Chacun en fonction de ses pulsions, de ses expériences amoureuses et sexuelles.

Avec la possibilité d’échanger images et vidéos à travers les outils modernes de communication, fini le temps de la masturbation dans son lit à l’abri des regards étrangers. Bien plus, l’on découvre, à l’observation, que le profil des adeptes de la masturbation s’est enrichi de nouveaux membres au-delà de tout soupçon. Avec le risque de se retrouver exposés à la face du monde. Comme en septembre 2017, lorsque les internautes découvrent  avec stupeur une vidéo montrant un ancien membre du gouvernement « se branlant » pour emprunter au langage du milieu. Dans ces images, celui qui est aujourd’hui sénateur expose son appareil génital dans ce qui apparaît comme un échange avec une partenaire. Selon certaines sources, l’homme public qui n’était pas à sa première expérience a été piégé par une jeune femme via la toile lui servant de partenaire de l’autre côté de l’écran.  C’est vraisemblablement cette dernière qui a publié la vidéo mettant à nu les bas instincts d’un dignitaire de la République. Si c’est l’an dernier que certains Camerounais ont découvert qu’au sein de l’élite dirigeante, l’on dénombre de fervents passionnés de cette pratique, dans d’autres pays africains, des vidéos de hauts commis de l’Etat se masturbant circulent sur internet depuis plusieurs années. Le site d’informations ivoirien Koaci.com, fait par exemple savoir qu’en 2013, la vidéo d’un diplomate congolais se laissant aller à des attouchements de ce type a fait le tour du web. Le journal en ligne indique par ailleurs que la vidéo a été réalisée au cours des échanges avec une jeune marocaine via Skype.

Amour et argent

Si jusqu’ici, les réseaux sociaux ne mettent aux yeux du monde que des personnalités de sexe masculin en pleine masturbation, il ne faut surtout pas en déduire que cela n’est que l’apanage des hommes. Les femmes la pratiquent aussi. Et depuis longtemps si l’on se réfère aux déclarations de propriétaires de cybercafés. « 95% des clients qui occupaient les boxes privés ont toujours été des femmes. Elles mettaient à profit ce cadre intime pour des ébats par webcam », souffle l’un d’eux au quartier Madagascar à Yaoundé. Pour ces filles, dont certaines ont fini par fonder un foyer après ces échanges sulfureux, « les partenaires blancs posaient comme exigence première de nous montrer nues. A mesure que la relation évoluait, vu qu’ils payaient ces gâteries, nous étions amenées à nous masturber pour leur plaisir surtout. » Et le jeu ne valait la chandelle : « Pour une séance d’au plus 15 minutes, on avait un envoi pouvant aller jusqu’à 500 euros. » Au final, la pratique rapportait de l’argent et permettait aux filles d’améliorer leurs conditions de vie. En toute discrétion.

Courage

Si la discrétion est la loi qui régit le milieu de la masturbation, il y en a qui assume la pratique de cette activité. C’est le cas de Valentine, 32 ans, mère-célibataire de deux enfants. « En dehors de mes moments de pénitence comme le carême et les neuvaines, je m’adonne régulièrement à cette activité depuis l’âge de 11 ans », indique-t-elle. Celle qui dispose de deux jouets sexuels n’hésitent pas à préciser qu’« en général, même quand je suis en couple, j’ai recours à mes accessoires sexuels ». Elle justifie la pratique assidue de la masturbation par un « gros appétit sexuel » et l’« incapacité » de ses partenaires à la satisfaire. A propos justement de ce « gros appétit sexuel », celle qui n’envisage nullement de mettre un terme à cette pratique avoue sans ambages : « Même si j’avoue que je ne me masturbe pas tous les jours, certains jours, il m’arrive de le faire trois fois de suite. En temps normal, ça m’aide à me détendre avant de dormir ou avant de commencer ma journée. »

D’ailleurs, son « gros appétit sexuel », l’amène parfois à faire recours à la pratique loin de son toit. Au chômage depuis quelques mois, Valentine reconnaît que lorsqu’elle travaillait, il lui arrivait souvent « de le faire au bureau ». Et là, elle ne se servait de ses doigts que lorsqu’elle était « en rupture de piles pour faire fonctionner les godemichets. » Aujourd’hui, celle qui rêve pourtant finir ses vieux jours auprès d’un homme, s’imagine « forcément avec un mâle suffisamment déluré et ouvert d’esprit qui accepte d’utiliser avec moi tous les accessoires sexuels qui nous plairons. Et qui comprenne qu’une femme comme il faut peut aussi aimer le sexe ! »

Thierry Christophe Yamb

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