Au plus fort de la crise économique, entre 1987 et 1990, M Paul Biya chef de l’Etat et président du RDPC, a détourné plus de sept milliards de francs de notre argent public au profit d’une secte secrète étrangère, la Rose Croix (Amorc), dont il est- ou était- un fervent adepte. Ces fonds provenaient, pour l’essentiel, de nos revenus pétroliers, ainsi que cela a formellement été établi par le juge français (de Grenoble) M Luc Fontaine, au cours de l’enquête qu’il mène en Europe sur une autre redoutable secte, l’Ordre du Temple Solaire (OTS).
M Raymond Bernard, principal bénéficiaire de ces fonds pour le compte de la Rose Croix, dans le compte bancaire duquel notre Société Nationale des Hydrocarbures (SNH), de M Adolphe Moudiki) faisait virer cet argent en France, reconnaît avoir reçu, ” à titre amical, des versements en espèces de la part de M. Biya “.
Le monde entier est au courant de ce scandale depuis le 24 décembre 1999 par l’intermédiaire du quotidien français Le Monde, qui a consacré plus d’une page à cette affaire. M.Biya n’y ayant opposé aucun démenti jusqu’ici, les faits rapportés peuvent être considérés comme définitivement établis.
Mais, comme si rien ne s’était passé, le parti au pouvoir (RDPC) garde un silence total sur l’affaire, ainsi du reste que les différents organes et services officiels de l’Etat : Assemblée nationale, Conseil économique et social, gouvernement, Cour Suprême, CRTV, etc. ne voulant pas se rendre complice de ce silence malsain, La Nationale se tourne vers vous, parti au pouvoir, pour vous poser les six questions suivantes :
1- Approuvez-vous le comportement de votre président, M. Paul Biya, lorsqu’il détourne l’argent public camerounais au profit d’une secte étrangère ? Si vous l’approuvez, expliquez aux Camerounais pourquoi. Si vous ne l’approuvez pas, dites au pays les mesures que vous avez prises pour sanctionner le coupable et quand ces mesures entreront en vigueur.
2- De quelle autorité morale dispose un chef d’Etat détourneurs des fonds publics pour sévir contre ceux qui se rendent coupables du même crime ?
3- Le Cameroun du ” Renouveau Biya ” est déjà montré de doigt sur la scène internationale à propos de la corruption. Le voici qui se distingue aussi comme étant le seul pays au monde dont il est établi que le président est un détourneur notoire de fonds publics. Aux yeux du RDPC, cela ne compromet-il pas gravement l’image de notre pays à l’étranger ?
4- Le parti au pouvoir se soucie-t-il de ce que pense la jeunesse camerounaise lorsque l’exemple de l’indélicatesse et du pillage du bien public vient du sommet de l’Etat ?
5- Estimez-vous souhaitables et compatibles la fonction de chef d’Etat africain et l’appartenance aux sectes secrètes étrangères ? Si oui, qu’y gagnent nos pays ? N’y a-t-il pas lieu de craindre plutôt une nouvelle forme de dépendance, préjudiciable à notre continent ?
6- Le RDPC est-il fier de la situation actuelle qui fait qu’aujourd’hui, le nom de notre pays n’évoque à l’étranger, que les ignominies tares que sont la fraude électorale, la misère croissante de la population et l’enrichissement scandaleux des gouvernants, la démocratie sans alternance, l’insécurité et la tricherie sous toutes ses formes, etc ? En somme, un pays où c’est la minorité qui gouverne grâce à la fraude, à la corruption, et où c’est la majorité qui est dans l’opposition. un pays où ceux qui gouvernent ne peuvent gagner -et n’ont jamais gagné- aucune élection libre, transparente et honnête.
Que le RDPC réponde ou ne réponde pas aux questions posées ne changera rien au fait qu’elles vont continuer de se poser à la conscience de chaque camerounais. Car, c’est à chacun d’entre nous, et à nous tous, qu’il appartient d’y répondre. Non pas en dissertant sur elles dans les journaux et les magazines, mais en prenant des initiatives et en posant des actes qui engendrent le changement, comme l’ont fait d’autres Africains dans un passé récent. La Nationale se tient aux côtés de tous ceux qui réfléchissent et agissent dans ce sens.
Ouest Echos : Abel EYINGA












Je suis tout à fait d’accord avec Abel Eyinga; Mr Biya n’aime pas ce pays, il n’est qu’un pilleur de première classe; qu’il se fasse prendre lui même par son épervier.