Face à la presse hier, le président de l’Union démocratique du Cameroun met en cause la non application de la loi sur la déclaration des biens.
Tout ou presque a été passé en revue au cours de cette rencontre avec la presse qui se voulait un rendez-vous désormais établi entre la direction de l’Union démocratique du Cameroun et les médias nationaux. Une rencontre qui se tient désormais une fois par trimestre, à l’occasion de la tenue de la session parlementaire. Adamou Ndam Njoya a pour la circonstance été interpellé sur tout ce qui fait l’actualité dans notre pays à ce jour. De la démission de son 1er Vice président à la signature de la lettre d’intention du gouvernement au Fmi, en passant par l’affaire “des biens mal acquis” qui fait des vagues en ce moment dans le sérail, le président de l’Udc a donné l’avis de son parti sur ces différentes questions.
Ainsi s’agissant l’affaire dite des “biens mal acquis” résultant du rapport annuel du Comité catholique contre la faim et pour le développement qui mettait en cause le chef de l’Etat, Adamou Ndam Njoya a indiqué à ce sujet que “le véritable problème ici est celui de l’application de nos lois. Car si elles étaient appliquées, elles ne laisseraient pas la place à des interprétations, on ne serait pas en train de justifier ceci ou cela” a-t-il lancé en indiquant qu’il est prêt, en tant que gestionnaire de la fortune publique, à se soumettre aux dispositions de l’article 66 de la constitution sur la déclaration des biens.
Sur la situation économique du Cameroun au lendemain de la signature par le chef du Gouvernement d’une lettre d’intention adressée au directeur général du Fonds monétaire international (Fmi), à travers laquelle le Cameroun sollicite un emprunt auprès de cette institution, le président de l’Udc remet en cause la gestion faite antérieurement par les autorités camerounaises “Beaucoup de moyens financiers sont mis à la disposition du Cameroun, mais ne sont pas utilisés…” S’agissant de la démission de son 1er Vice président, Me Abdoulaye Harissou, Adamou Ndam Njoya a indiqué que celui-ci a plutôt été déchargé de ses fonctions au cours du Conseil exécutif de l’Udc tenu au mois d’avril 2009 en raison, indique le communiqué publié à cet effet de “ses absences répétées aux convocations et réunions statutaires, aux grands rendez-vous de l’Udc et surtout par le non encadrement des militants sur le terrain… “. Occasion également pour les responsables de l’Union démocratique du Cameroun d’indiquer les changements intervenus dans les rangs de la direction de cette formation politique, avec la désignation de Mongwat Amadou à la tête du secrétariat à la Communication où il remplace Théophile Yimgaing Moyo, ” promu ” membre du bureau politique de cette formation.
Cette rencontre dont le thème était “Etat des lieux en ce qui concerne les valeurs humaines et les fondements éthiques de la vie et des activités des citoyens et des institutions de notre pays” a notamment donné l’occasion à Adamou Ndam Njoya de donner la position de l’Udc sur la crise financière actuelle, en mettant en exergue la crise des valeurs qui s’est emparée des principales économies de la planète en général et des pays industrialisées en particulier.
Jean Francis Belibi. Mutations











