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Code électoral : Les propositions de l’Udc

Publié par Feb 9th, 2010 et classé dans Actualités, Politique, Societe. Suivre toutes les réponses pour cet article par le flux RSS 2.0. Les réponses sont actuellement fermées, mais vous pouvez effectuer un trackback depuis votre propre site.

Outre la présidentielle à deux tours, le parti de Adamou Ndam Njoya milite toujours pour la limitation des mandats à la tête de l’Etat.

Elles ne sont pas particulièrement nouvelles, les propositions de code électoral de l’Union démocratique du Cameroun (Udc). Puisqu’elles sont bien antérieures au débat lancé dans nos colonnes sur cette question, avec le projet de code électoral transmis au Premier ministre Philémon Yang par le ministre d’Etat en charge de l’Administration territoriale et de la décentralisation Marafa Hamidou Yaya, le 20 janvier dernier, au moment de la remise du matériel électoral et du fichier électoral à Elections Cameroon (Elecam) par les pouvoirs publics. On peut ainsi comprendre le décalage entre les propositions du parti de Adamou Ndam Njoya et toutes celles déjà enregistrées dans nos colonnes, et notamment celles de l’édition 2586 du mercredi 3 février de votre journal que nous indiquions être, selon nos sources, la copie du document qui aura servi de base de travail au projet de loi remis au Premier ministre le 20 janvier dernier.

Qu’il s’agisse de l’organe chargé de la gestion des élections, car l’Udc milite toujours pour la mise sur pied, au plan national, d’une Commission électorale nationale, avec des commissions électorales départementales, communales, et des commissions locales de vote, chacune d’elles jouissant d’une relative autonomie, même si la Commission nationale a des compétences plus larges. Sur sa constitution, l’Udc propose une vingtaine de membres dont ceux issus de l’administration, des parlementaires, des magistrats issus de la Cour suprême, des représentants des confessions religieuses et ceux des formations politiques représentées à l’Assemblée nationale.

On remarque également en ce qui concerne toujours les dispositions communes aux différentes élections, que l’Udc prône toujours le maintien de l’âge électoral à 20 ans, au moment où les différentes propositions tendent à ramener celui-ci à 18 ans. Une “position statique” de l’Union démocratique du Cameroun en ce qui concerne les bureaux de vote. Pour cette formation politique, alors que la pratique actuelle est à 500 électeurs au plus par bureau de vote et que les propositions récemment présentées dans nos colonnes suggéraient un maximum de 300 personnes par bureau de vote dans les agglomérations urbaines, l’Udc souhaite des bureaux de vote de 600 personnes.

Limitation des mandats
Au moment où l’heure à une intégration des sondages dans le processus électoral, l’Udc, à travers les dispositions de l’article 59 de son avant projet de code électoral, souhaite le maintien du statu quo actuel qui interdit ceux-ci en ce moment au Cameroun.
Dans les dispositions particulières à chaque scrutin, et concernant particulièrement la présidentielle, si elle reste acquise au mandat à 7 ans, l’Union démocratique du Cameroun continue à prôner la limitation de ceux-ci à 2. On se rappelle d’ailleurs à ce sujet que les élus de cette formation politique à l’Assemblée nationale étaient les seuls à avoir voté contre la modification de la loi fondamentale en mars 2008, qui avait justement entraîné la levée de la limitation des mandats à la tête de l’Etat. Bien que comme la plupart des propositions déjà enregistrées, l’Udc milite également pour un scrutin à deux tours, ouverts aux Camerounais dont l’âge minimum est de 35 ans. Est également admis, le principe des candidatures indépendantes pour ceux qui ne peuvent pas être investis par une formation politique, “à condition d’être présentés par au moins trois cents (300) personnalités originaires de toutes les régions, à raison de trente (30) par région…”.

S’agissant des autres scrutins, notamment les législatives et les municipales, qui sont les seules avec la présidentielle à figurer dans le document de 166 articles, l’on peut noter que comme dans toutes les propositions déjà enregistrées, l’Udc milite pour un abaissement de la caution électorale, proposant carrément que pour l’élection des députés à l’Assemblée nationale, que le taux actuel soit divisé par 10 et que les candidats ne soient amenés à payer uniquement que 50 000 francs, alors que les candidats à un poste de conseiller municipal doivent débourser la somme de 10 000 francs. Comme il est prévu dans l’introduction de l’avant projet de code de l’Union démocratique du Cameroun, il s’agit d’ “autant d’éléments fondamentaux qui ouvrent aux mutations pacifiques dans notre pays et au bout du compte, à la mobilisation démocratique et responsables de tous les Camerounais pour le développement”, même si Adamou Ndam Njoya dans sa signature reconnaît que “Il ne s’agit pas d’un produit fini…”, les attentes au Cameroun étant aujourd’hui à la mise en place des différentes institutions prévues dans la constitution du 18 janvier 1996, qui semble pourtant avoir servi de base de travail aux responsables de l’Udc.

Jean Francis Belibi, Mutations

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