De sources généralement bien informées, on apprend que le président de la République qui aurait pris un coup ces derniers temps suite à des multiples plaintes le visant personnellement ainsi que le régime qu’il incarne, devrait donner son approbation sur un nouveau plan de communication interne et externe. Selon toute vraisemblance, le chef de l’Etat qui a eu le temps d’expérimenter le travail effectué jusque-là par ses communicants, aurait demandé qu’il lui soit désormais soumis plusieurs plans médias. Une manière sans doute pour Paul Biya d’avoir le meilleur contrôle possible sur les informations se rapportant à la famille présidentielle ainsi qu’à l’ensemble de son régime.
C’est dire que malgré le passage, il y a quelques semaines, au Cameroun de Patricia Balme, directeur général d’un cabinet Pb situé à Paris, et connue dans les milieux du pouvoir comme une conseillère en communication du président de la République, rien n’est encore joué, d’autant que d’autres acteurs se recrutant notamment dans les médias internationaux et dans les cabinets basés en Europe bataillent fortement pour remporter la mise. Une « campagne de séduction » qui aurait d’ailleurs valu à l’hebdomadaire genevois Les Afriques de remporter quelques juteux contrats. Son directeur de publication Dominique Flaux étant annoncé au Cameroun dans les prochains jours, a-t-on appris de sources proches des hautes instances dirigeantes du pays.
Même si cela pourrait attendre quelques moments pour être formalisé, on annonce dans certains milieux introduits que le service de communication de la présidence de la République pourrait être renforcer, puisque dans tous les cas, le directeur du cabinet civil de la présidence Martin Belinga Eboutou qui piloterait ce dossier aurait d’ailleurs pris langue avec quelques professionnels locaux pour voir dans quelle mesure la communication autour de l’image de marque du chef de l’Etat devrait être améliorée. Quelques noms bien connus dans la presse dont nous taisons momentanément les noms auraient même été avancés, et leur nomination ne serait qu’une question de temps. Si ces tous aménagements sont apportés, il va sans dire que le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary devrait perdre encore plus du terrain.
Ce dernier porte-parole de fait du gouvernement, qui n’est pas toujours « accepté » par certains pontes du parti présidentiel, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc) qui trouve que « les écarts de langage de cet opposant » sont parfois préjudiciables au régime. D’ailleurs, le secrétaire général du Comité central qui semble l’avoir compris, ne manque pas d’occuper l’espace médiatique pour « défendre » le chef de l’Etat, ce qui, malgré tout, ne vaut pas toujours beaucoup d’amitié à René Emmanuel Sadi, soupçonné par ses rivaux du parti de vouloir les distancer dans la course décidément ouverte pour la succession à la tête de l’Etat.
Redaction : La Nouvelle Expression











