Après la rencontre avec les partis de la majorité présidentielle hier,la présidente par intérim a rendez-vous ce matin avec les formations de l’opposition.
La présidente du Gabon par intérim, Rose Francine Rogombé, a entamé hier des discussions avec des responsables de partis politiques sur l’organisation de l’élection présidentielle.
Suivant le programme de cette concertation – publié par le quotidien semi-gouvernemental L’Union – elle a rencontré dans l’après-midi les partis de la majorité présidentielle, et ce mercredi, à partir de 10h00 (09h00 GMT), elle a rendez-vous avec une dizaine de formations de l’opposition.
Dans un message à la Nation samedi dernier, Mme Rogombé avait annoncé l’organisation à une date non précisée d’”une large concertation avec les différentes forces vives de la Nation” en vue du choix du prochain chef de l’Etat. Elle s’était engagée à agir “sous le triple sceau de la Constitution, de la concertation et du consensus”.
La présidente par intérim a prêté serment le 10 juin, deux jours après l’annonce du décès du président gabonais Omar Bongo. Selon des sources proches du pouvoir, cette concertation doit aboutir à la révision des listes électorales, ce qui obligerait à repousser la présidentielle.
D’après la Constitution, le scrutin doit avoir lieu 45 jours au plus tard après la prise de fonctions du président par intérim, sauf “cas de force majeure”. Mais les avis divergent sur l’ampleur de la révision nécessaire des fichiers électoraux, certains tablant sur un scrutin en septembre, d’autres d’ici à la fin de l’année, voire en 2010.
Dans un entretien diffusé avant-hier par la chaîne France 24, le Premier ministre gabonais Jean Eyeghé Ndong a reconnu que la présidentielle ne pourrait avoir lieu fin juillet selon les délais constitutionnels prévus, sans exclure de s’y porter candidat le moment venu.
AFP











