Le président élu américain, Barack Obama, qui a gardé un silence prudent sur l’offensive terrestre déclenchée par Israël dans la bande de Gaza – attitude critiquée dans le monde arabe et en Europe – s’est dit, lundi, profondément préoccupé, tout en soulignant qu’il ne voulait pas intervenir dans “des négociations délicates” menées par l’administration sortante.
“Je pense qu’un président ou président élu et son équipe doivent savoir faire plusieurs choses à la fois. A propos de la situation à Gaza, je suis tenu au courant tous les jours, a indiqué Barack Obama à des journalistes. Nous ne pouvons nous permettre d’avoir deux voix s’exprimant au nom des Etats-Unis, lorsque tant de choses sont en jeu”.
Barack Obama a souligné qu’il avait des “conversations suivies avec des membres de l’actuelle administration”. “Cela va se poursuivre”, a-t-il ajouté.
Même principe en Asie
Le même principe sera appliqué lors de la présence, cette semaine, du vice-président élu, Joe Biden, dans plusieurs pays d’ “Asie du sud-ouest” – une zone géographique allant de la Turquie à l’Inde.
Joe Biden participe, en tant que président sortant de la commission des Affaires étrangères du Sénat, à une visite organisée pour une délégation de sénateurs américains appartenant aux deux partis. “La délégation a fait clairement savoir aux dirigeants étrangers qu’elle ne parlerait pas au nom du gouvernement américain et ne transmettrait pas les positions de la nouvelle administration”, a fait savoir la porte-parole de Joe Biden.
AFP











