A l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de Presse, le Ministre Owona a écrit une « Lettre Ouverte aux Journalistes ». Une lettre largement publiée dans les médias d’ici et d’ailleurs.
Dans cette lettre, l’auteur se mue en donneur de leçons aux journalistes ; leçons de déontologie et d’éthique professionnelle. Dans un style qui, certes ne frise pas l’arrogance, Grégoire Owona stigmatise la légèreté de certains journalistes ; légèreté qui ternit quelque peu la profession et l’image d’un métier pourtant noble : « Nous faisons tous profession de vouloir la démocratie et une presse libre. Je reste convaincu que les journalistes et les politiques passeront, alors qu’un certain nombre de valeurs au moins ont vocation à être éternelles : le patriotisme, la vérité, l’honnêteté, la compétence etc. »
On peut bien comprendre la hargne qui anime le ministre Owona au moment où il écrit cette lettre, lui qui a été accusé (à tort, selon lui et d’après le verdict de la justice camerounaise qui l’a acquitté) par une certaine presse d’être homosexuel. Cette lettre vient remuer le couteau dans la plaie et réveiller les vieux démons qui dorment entre le ministre et une certaine presse au Cameroun.











