Ce serait stupide pour Mr Biya de nommer le fils Ahidjo sans être conforme aux préalables suivants :
- rapatriement des restes du président Ahidjo
- des obsèques officielles
- et enfin la réhabilitation de toute son oeuvre à la mémoire collective !
Si Mr Mohamadou Badjika Ahidjo, cédait à cette offre, il verrait toute sa crédibilité prendre une lourde tâche qui pourrait le mener hors de l’échiquier politique national(le limitant ainsi à sa région de la Bénoué) du fait du statut de patrimoine collectif que représente le feu président Ahidjo (en dépit de ses péchés historiques) !
Les Camerounais dans leur majorité comprendraient très vite cette trahison et se détourneraient ainsi de celui qui fait office de porte fanion de la famille Ahidjo. L’affaire politique n’étant pas un espace ou l’hérédité prime sur le mérite, le fils Ahidjo devrait à cette occasion montrer aux Camerounais qu’il est atteint d’une maturité politique ne lui permettant pas d’accepter une proposition par complaisance, aussi indécente, fusse t-elle !
Il s’agit ici de réagir avec brio de manière à éviter toute controverse qui pourrait venir salir son image en ce moment ou l’Afrique s’engage inexorablement vers la prise de contrôle de son devenir, alors que la France-Afrique, elle, subit l’agonie qu’impose la force du temps.
Peut-on affirmer que le feu président Omar Bongo Ondimba était un avant-gardiste dans l’art de fédérer corruptiblement au point d’inspirer ceux, à l’exemple de Biya se revendiquant d’un intellect plus aiguisé, mais appliquant sans restriction et à titre posthume des méthodes du mollah Omar (l’actuel premier ministre du Gabon étant un fils de Léon Mebiane qui lui, serait un fils du feu président Leon Mbah, parrain de Bongo à l’image de ce que fut Ahidjo pour Biya) !
La mise en confort de la famille naturelle de l’ex président Camerounais, ne résoudra pas le problème de la précarité que vivent les populations Camerounaises. Elle ne saurait non plus régler les disparités qui existent entre les classes et couches sociales Camerounaises. Elle traduirait simplement sa corruptibilité tout en crédibilisant le régime Biya d’une bonne foi de circonstance et lui donnerait une bouffée d’oxygène politique pour le rendez-vous de 2011!
Si le fils Ahidjo devenait ministre de la république, Biya usera cela de manière bipolaire.
-il aura réussi à ramener la partie la plus ethno-émotionnelle des Ahidjoïste autour de la table.
-Le fils Ahidjo devenant ministre de la république, cela aura servit à déblayer les voies pour Frank et les autres Biya (pourquoi pas Chantal) de manière à les ancrer incontournablement dans l’espace politique Camerounais à l’image des Houphouët en Cote d’Ivoire, des Bongo au Gabon, des Mobutu en RDC, renforçant ainsi la democrature Africaine sur fond de monarchie, tout en évaporant l’espoir d’une véritable démocratie.
Le peuple Camerounais sait que le glas d’une nouvelle ère a sonné. Il est témoin de ce qui se passe chez le voisin Gabonais. Le Gabon n’étant pas le Cameroun, le scenario peut-être le même, mais l’histoire peut s’écrire différemment… Alors soyons vigilant !
© Correspondance de : Kodie Loic











