Le Minjustice était vendredi à l’assemblée nationale pour une séance de questions orales au gouvernement.
La plénière aura été brève. Le temps pour les députés, vendredi dernier, d’exposer leurs préoccupations dans le cadre de la traditionnelle séance de questions orales au gouvernement. Séance présidée par le président de l’Assemblée nationale, Cavaye Yeguie Djibril. Pour l’occasion, les députés se sont intéressés à la profession de notaire dont l’accès relève, selon eux, « du casse-tête chinois ». Pourquoi les aspirants en stage n’ont-ils pas présenté l’examen de clerc depuis 1994 ? Pourquoi certains notaires ne sont toujours pas à la retraite malgré leur âge avancé ? Sont, entre autres, les questions posées à Amadou Ali. D’entrée de jeu, le vice-Premier ministre, ministre de la Justice, Garde des Sceaux, a tenu à préciser que le notariat n’est pas une profession libérale, contrairement à celle d’avocat.
On a ainsi appris que sur les 312 charges créées à travers le pays et dont les dernières nominations datent de novembre 2006, seules 85 sont pourvues de notaires alors que 71 d’entre eux exercent leur métier. Il existe donc 241 charges vacantes alors que l’essentiel de l’effectif est concentré à Yaoundé, Douala, Bafoussam et Garoua. Une situation qui s’explique, selon le Minjustice, par l’ampleur des activités judiciaires et économiques dans ces zones. « Les conditions de rentabilité ne sont pas toujours remplies en dehors des grandes métropoles. La problématique de la couverture nationale reste la préoccupation du gouvernement », a-t-il déclaré. Avant d’exhorter tout le monde à être patient puisque le concours de clerc, en veilleuse depuis 1994 pour des « raisons budgétaires », sera organisé prochainement, tout en tenant compte des besoins sur le terrain.
L’autre membre du gouvernement interpellé a été Robert Nkili, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, sur la question des mesures sociales prises dans les sociétés privatisées. A ce sujet, le ministre a affirmé que le dialogue social restait la seule solution pour améliorer le quotidien des travailleurs de ces sociétés. Il a d’ailleurs annoncé qu’il se rendrait prochainement dans les principaux foyers de production du thé afin de toucher de plus près la réalité des employés. Un peu plus tôt dans la journée, la Commission des lois constitutionnelles a examiné le projet de loi déposé, la semaine dernière, par le gouvernement et qui fixe les procédures du referendum.
Josianr R. MATIA, Cameroon Tribune











