D’ordre et pour le compte de mon client Jean-Pierre BIYITI bi ESSAM, Ministre de la Communication, je vous prie de publier en forme de droit de réponse ce qui suit.
J’ai fait une réaction verbale en date du 4 mai 2009, régulièrement enregistrée par vos collaborateurs relativement à la Nouvelle orientation de votre Journal qui consiste à lancer un sondage d’opinion pour créer davantage d’interactivité avec vos lecteurs. En félicitant votre journal de cette initiative d’un professionnalisme louable, je me suis questionné sur la régularité de cette démarche avec en mémoire les dispositions légales sur la publication des sondages d’opinion au Cameroun. En outre, le caractère tendancieux de cette première initiative m’a paru évident, jetant l’honneur et la considération de mon client en pâture à une opinion mal informée et très probablement manipulée. Pour nous, la question du jour jette effectivement un membre du gouvernement à la vindicte populaire par une question qui l’interpelle de manière tendancieuse sans vouloir remettre en cause des dispositions légales ou réglementaires qui apportent des réponses techniques non contestées à votre question.
Mauvaise information : votre question demande à l’opinion de répondre si BIYITI bi ESSAM doit être sanctionné pour avoir placé de l’argent public dans son compte personnel. Cette question porte l’information selon laquelle mon client a effectivement « placé de l’argent public dans son compte privé ». A l’évidence cette information n’est pas fondée. Car comme l’a expliqué mon client plusieurs fois dans les médias, si l’argent s’est retrouvé dans son compte, Monsieur BIYITI bi ESSAM n’a jamais eu l’intention de le faire. Ayant obtenu pour le service public de l’argent liquide, il s’est de suite vu confronté à la question de la sécurisation de cet argent. A cet égard, il ne pouvait violer l’interdiction faite aux administrations publiques d’ouvrir les comptes dans les banques commerciales. Il a dès lors pensé à le conserver dans un coffre d’une banque de la place avec double-clés et il a contacté son banquier à cet effet. Malheureusement, la banque ne disposait pas de service de coffre fort souhaité, et mon client s’est résolu à suivre le conseil du banquier qui acceptait de recevoir ces sommes dans son compte personnel ouvert dans le même établissement et seulement pour la conservation des sommes d’argent ainsi reçues, et à la condition qu’il fournisse les justificatifs de la provenance et de la destination de ces sommes. Cet argent a par la suite immédiatement été mis à la disposition des services du MINCOM aux fins publiques. Il me semble par conséquent que pour que les réponses que vous attendez de vos lecteurs soient honnêtes et franches, ces derniers méritent d’avoir la bonne information. Ce qui n’est pas le cas à notre avis. Comme vous le savez sans doute, l’appréciation de l’intention qui motive une action est fondamentale dans toute prise de sanction.
La volonté de porter atteinte à l’honneur et à la considération de sieur BIYITI bi ESSAM : En indexant dans ces conditions mon client, BIYITI bi ESSAM, MINCOM, vous ôtez à votre démarche tout caractère impersonnel, pourtant indispensable à la crédibilité d’un sondage d’opinion. Vous donnez l’opportunité à tous les détracteurs et de BIYITI bi ESSAM, et du MINCOM, et de son parti, de sa famille, et surtout du Chef de l’Etat qui l’a nommé de déverser leurs récriminations honnêtes ou malhonnêtes dans les colonnes de votre journal, pour s’en prévaloir à des fins les plus inavouées et crier haro sur le baudet. Et vous savez bien que l’un des principaux enjeux de « cette affaire » est politique en cette période où les imaginations les moins fertiles élaborent les tractations pour la formation d’un hypothétique ou imaginaire nouveau gouvernement. N’est-il pas finalement fondé de croire que votre initiative se met volontairement au service de tous les détracteurs, les ambitieux, et postulants nouveaux au MINCOM qu’on découvre de plus en plus dans ce ministère aujourd’hui ?
Le manque d’intérêt pour la question de fond : Il pourrait pourtant y avoir un problème de fond dans votre « question ». Il s’agirait de soumettre à l’opinion de vos lecteurs la réglementation qui interdirait aux gestionnaires de déposer l’argent public dans un compte privé dans le contexte d’insécurité qui est celui des services publics à l’heure actuelle, combiné à l’interdiction faite aux administrations d’ouvrir des comptes dans les banques commerciales. Car il faut bien relever que la question de la conservation d’importantes sommes d’argent est récurrente pour les administrations publiques. Qu’aurait pu faire BIYITI bi ESSAM, pour conserver en toute sécurité les fonds reçus ? Mieux, que pourrait-on faire pour sécuriser d’importantes sommes reçues en espèce des services publics aux fins publiques ? Il y a là quelque chose de plus fondamental à laquelle l’on pourrait donner suffisamment d’impersonnalité si l’on veut, dans le respect des lecteurs, animer l’interactivité d’un journal, et partant, la réflexion sur les grandes questions d’actualité. A moins que… l’on se fixe des objectifs tout à fait différents.
Veuillez agréer, Monsieur le Directeur de Publication, l’assurance de ma considération distinguée./-












salut,je voudrais m’adresser à Maitre sur le fait de savoir si cela
salut,j’aimerais m’adresser à Maitre sur le fait de savoir sil’acte posé par Monsieur BIYITI constitue une infraction? Et par conséquent si cet acte devrait etre reprimé? Enfin quel est la peine que pourrait encourir son client?