La distinction attribuée par l’Unesco à la première dame du Cameroun a été présentée aux populations de sa ville le week end dernier.
Ce fût sans contexte une réussite populaire comme l’ont voulu les organisateurs de la présentation officielle du diplôme d’Ambassadrice de bonne volonté de l’Unesco aux populations de la Haute Sanaga dans la ville de Nanga Eboko. Elles sont en effet venues des quatre coins de ce département, que ce soit de Nsem, Nkoteng, Mbandjock, Biboa, Minta et de tous les coins de la ville hôte, bravant ainsi la canicule de cette fin d’année et le mauvais état des routes de la zone. Une mobilisation populaire qui est allée au-delà du seul parti au pouvoir, principal organisateur de la manifestation, pour regrouper la plupart des formations politiques du département de la Haute Sanaga. ” Cette Haute Sanaga si brusquement projetée au-devant de l’histoire depuis 15 ans ” comme le dira Romain Roland Eto, le maire de Nanga Eboko dans son mot de bienvenue.
Ce fût aussi une fête populaire comme l’ont voulu les responsables locaux qui ont ainsi offert aux populations de la Haute Sanaga, des moments qui, s’ils se sont voulus solennels avec la présentation officielle du diplôme attribué à Mme Chantal Biya le 14 novembre dernier au siège de l’Unesco à Paris, une présentation faite par la mère de la lauréate, d’accueillir dans leur terroir des artistes de renom. Ils sont ainsi loin d’oublier la prestation scénique de Gervais Mendo Ze avec la Voix du Cénacle qui a ainsi présenté sa dernière création en l’honneur de la première dame du Cameroun.
Après Yaoundé, la capitale politique du Cameroun et Mvomeka’a, la ville natale du chef de l’Etat, Nanga Eboko est ainsi la troisième localité du pays à abriter une cérémonie de présentation publique de la distinction attribuée à une enfant de la localité. On pouvait ainsi comprendre l’enthousiasme et même l’émotion des différents orateurs au cours de cette cérémonie qui a regroupé outre les membres du Gouvernement en charge des questions sociales (Education de base, Affaires sociales, Promotion de la femme et de la famille, Enseignement supérieur), ceux du corps diplomatique dont le représentant résident de l’Unesco à Yaoundé, et de nombreuses élites. De Romain Roland Eto, le maire de la commune de Nanga Eboko à Bernard Messengue Avom, le ministre des Travaux Publics et élite de la localité, en passant par la représentante des femmes du Rdpc dans la Haute Sanaga et le président de l’Association des chefs traditionnels, le message a été le même sur les qualités de la lauréate dans le domaine de l’humanitaire.
” Cette haute distinction de l’Unesco consacre Mme Biya comme modèle social de lutte contre la pauvreté… Elle est le couronnement de 14 années de lutte dans le domaine de l’humanitaire… Icône du Cameroun, elle appartient désormais au noyau très sélectif de l’élite active de l’Unesco… L’histoire retiendra que vous avez été la toute première femme africaine à accéder à cette haute distinction de l’Unesco aux côtés de célébrités comme Nelson Mandela, Wole Soyinka et Cheikh Modibo Diarra… ” dira Bernard Messengue Avom. Ou encore ” Elle fait tant de bonnes choses pour le petit peuple. De petites choses qui, misent bout à bout, font avancer l’humanité…” du maire de Nanga Eboko. On pouvait d’autant mieux comprendre l’enthousiasme et même la joie des organisateurs et même des populations qu’elle n’avait pas que le diplôme de la première dame à présenter. Il y a les travaux de bitumage de la route Obala-Bouam dans la province de l’Est, et qui doit passer par Nanga Eboko qui sont dans leur première phase d’exécution effective (l’axe Obala-Nkolessong long de 80 km est en cours sur fonds propres du gouvernement camerounais). De quoi faire penser à la fin du calvaire des utilisateurs de ce tronçon.
Jean Francis Belibi, Mutations











