Prophète Mibata, on a davantage l’impression que le mouvement pentecôtiste, bien que né en Occident, a été vite récupéré par les Africains qui reviennent ici un peu pour « coloniser » l’Occident sur le plan spirituel. Comment se présente aujourd’hui la carte géographique de ce mouvement ici en France, voire en Europe, et quelle est votre analyse de la situation?
Merci frère. Avant toute chose, nous saluons tous nos bien-aimés (es) dans le nom de Jésus-Christ de Nazareth. Pour répondre à la question posée, nous dirons qu’en Europe, et précisément en France, il y a un grand réveil des églises pentecôtistes, avec de plus en plus d’églises dont les leaders sont des Africains. Et cela n’est pas une façon de « coloniser » les bien-aimés ; nous sommes envoyés ici en France pour évangéliser. Si l’Europe a colonisé l’Afrique, aux Africains maintenant non pas de coloniser, mais d’évangéliser l’Europe, parce qu’elle a besoin d’un réveil réel à travers l’évangile, au nom puissant de Jésus-Christ de Nazareth. Un travail est entrain de se faire, même si ce travail connaît beaucoup de difficultés. Au niveau de nos églises, nous faisons face aux problèmes de locaux, nous avons des problèmes de précarité concernant l’administration interne des églises, ce qui affaiblit l’évangélisation, en ce sens que l’Européen est quelqu’un d’organisé. Quand il entend parler de notre Seigneur Jésus, il s’attend à voir du sérieux dans nos églises ; mais généralement quand ils arrive dans ces églises, il remarque surtout que sur le plan de l’organisation il y a encore beaucoup de choses à faire. Mais sur le plan spirituel, c’est vrai qu’un travail de fond est entrain d’être fait et il y a des fruits à en attendre.
Par rapport à la couverture géographique, dispose-t-on aujourd’hui de statistiques qui permettent de connaître la proportion des pentecôtistes, chrétiens et Hommes de Dieu confondus, par rapport aux religions traditionnelles que sont le catholicisme et le protestantisme ?
Il n’y a pas à proprement dit de statistiques fiables, mais une chose est certaine, c’est que le mouvement prend de l’ampleur, mais le problème est de savoir s’il est constitué des autochtones ou des émigrés. Si la balance pèse du côté des chrétiens émigrés, cette question devrait être bien analysée, car on doit faire de telle sorte que des couches autochtones, à savoir les Français de France, c’est-à -dire les Blancs, soient évangélisés. Ce n’est qu’à partir du moment où une grande partie de la population européenne viendra à Christ, qu’on pourrait alors parler de l’impact que pose le christianisme pour ne pas dire les églises de réveil au sein de la communauté française. Or si l’on s’en tient à la situation actuelle, il y a une très faible proportion de Blancs qui sont réellement évangélisés, qui ont donné leur vie au Seigneur. Et la France est l’un des derniers pays planétaires avec seulement 2% de sa population qui est chrétienne. Dans ces 2% il faut voir les catholiques qui ne partent à l’église que le jour de la Noël, de la Pâques et à l’occasion des deuils ou des baptêmes.Donc, nous avons encore un grand travail à faire. Le pourcentage est faible au regard de ce que représentent nos bien-aimés Français de France donc de l’Hexagone. A l’inverse, l’ensemble des églises de réveil est constituée des populations Noirs de toutes origines, qui y sont fortement représentées. Nous devons aller vers les populations blanches, européennes. Voilà .
Quels rapports entretiennent ces églises de réveil avec les pouvoirs publics ici ? Sont-elles légalement reconnues ? Autrement dit, existe-t-il un cadre légal qui garantie leur existence dans un pays comme la France qui est profondément catholique, notamment quand on sait que les catholiques considèrent généralement les églises de réveil comme des sectes ?
Oui, c’est vrai. Nous avons un problème. Mais c’est vrai aussi que les églises sont reconnues. Si nous prenons le cas de Ciel Siloé, c’est une assemblée chrétienne administrativement reconnue auprès de la préfecture de Val-de-Marne. Quand il y a des manifestations qui nécessitent la présence des pasteurs, je suis personnellement invité par le préfet de Val-de-Marne. Mais c’est aussi vrai que sur le plan général, on peut dire que nous avons encore beaucoup de choses à faire. Parce que pour le Français qui arrive, s’il se rend compte que sa langue n’est pas bien maîtrisée, il ne vous approche même pas. C’est différent de l’Anglais ou de l’Américain. Il vous prend pour des hommes de sous culture. C’est aussi l’un des problèmes que nous rencontrons. Je pense que dans les générations futures, il y aura encore un grand réveil parce que nos enfants partent à l’école avec les enfants des Blancs qui sont sur place et nos enfants, bien qu’ils soient Noirs, sont souvent les premiers de la classe, ce qui contribue à mettre fin au complexe d’infériorité et de supériorité. Le 21e siècle finissant va connaître un très grand succès sur le plan de l’évangile. C’est à nous de bien former ces enfants pas seulement sur le plan scolaire mais aussi sur le plan spirituel. Alors, il y a quand même une légère amélioration, mais il y a encore un gros effort à fournir.
L’Afrique, notamment sub-saharienne, connaît depuis plusieurs années de véritables mutations d’ordre politique, avec l’avènement de la démocratisation qui a crée un certain nombre de conflits où on a vu intervenir des hommes d’églises. Pensez-vous que les églises de réveil aujourd’hui ont un rôle de premier ordre à jouer par rapport à ces crises politiques, par rapport à ces conflits politiques qui minent la plupart de nos pays? Ou pensez que l’église doit s’intéresser essentiellement à conduire les âmes au ciel comme si la terre n’existait pas. ?
Premièrement, la Bible dit que nous sommes la lumière et le sel du monde; ceci étant, nous devons nous impliquer dans la vie politique que ce soit en Afrique ou ici en Europe, même si on n’est pas accepté. Mais quelle que soit la durée de la nuit, le soleil apparaîtra. Ils finiront un jour par nous accepter si et seulement si ce pourquoi nous avons été appelés dans ces pays est bien fait comme il se doit. C’est-à -dire honorer et glorifier Jésus-Christ comme Seigneur et sauveur dans toutes les activités que nous allons faire. Alors s’impliquer dans la vie politique c’est une obligation pour l’homme de Dieu et nous pensons que la transformation sociale de tous les Etats passe par l’évangile. Et d’abord, il faut savoir que la Bible qu’on appelle livre, est pour tout intellectuel ; tout Homme politique, voire tout citoyen, devrait reconnaître la Bible. Aujourd’hui, quand vous passez votre thèse de doctorat, on vous demandera quelle est votre bibliographie, c’est-à -dire les livres que vous avez exploités. Le mot bibliographie vient du mot Bible qui signifie le livre, donc le livre dans lequel nous trouvons la richesse. C’est même la somme encyclopédique de connaissances théologiques. C’est la boucle qui se boucle. D’autant plus que nous sommes le garant de la qualité et le garant du moral même de l’Homme. Nous sommes obligés de nous impliquer dans la vie politique des nations pour voir un jour la lumière resplendir dans ces pays au nom puissant de Jésus-Christ de Nazareth, pas un autre nom mais le nom de Jésus. Amen.
Cette implication dans certains pays a souvent débouché sur des conflits opposant les hommes de Dieu aux pouvoirs politiques en place. N’avez-vous pas peur, dans le cas des églises de réveil, qu’à un moment donné, en raison de cette fragilité que vous décrivez vous-même, il lui soit difficile de jouer à plein son rôle dans la mise en place des sociétés de démocraties et de libertés qui se fait généralement comme je l’ai dis tantôt sur des bases conflictuelles ?
L’homme de Dieu voit d’abord la théocratie et le politicien prône la démocratie, même si elle n’est pas bien mise en pratique mais on ne peut pas avoir peur si et seulement si nous sommes convaincus de la vérité que nous véhiculons comme message, car la vérité finie par triompher. Et quels que soient les politiciens, c’est à nous d’aller vers eux, parce que l’Homme politique ne va pas d’abord se déplacer. Il va peut-être le faire pour aller dans les églises catholiques mais il ne peut pas se déplacer pour venir dans les églises de réveil. Nous sommes déjà taxé de secte, c’est à nous de démontrer que nous ne sommes pas des sectes mais que nous avons reçu de la part de Jésus-Christ le mandat de véhiculer le message authentique de la puissance et de la démonstration de la puissance de Dieu. Et du coup que ça soit l’époque, les populations, les Hommes politiques, ils devraient se tourner vers nous. Cependant, il ne faut pas aussi aller d’emblée leur demander de nous écouter. C’est à nous d’apporter les preuves comme quoi nous avons en nous le message de la vie. Et la vie finie par triompher partout où il y aura la mort. Remarquez frère, Joseph a eu à convaincre Pharaon qui était bien entouré des astrologues, des magiciens, mais le Dieu tout puissant, le maître de tous les temps et des circonstances avait programmé le temps de Joseph pour qu’il soit élevé. Donc il y a eu un problème, lequel, c’est Pharaon qui a eu une vision, un songe qui va le troubler et il va demander à ses astrologues et magiciens et conseillers l’explication de ce qu’il avait reçu. D’abord non pas seulement d’interpréter mais de savoir quel songe il a eu. Cette faculté n’était accessible que pour celui qui était en connexion avec le vrai Dieu. Ce jour là ce fut Joseph et du coup il a été élevé quand il a donné l’explication de la vision. Et Pharaon lui a aussitôt confié la gestion. Si la politique c’est la gestion des cités, nous pensons que cette gestion reviendra un jour aux Hommes de Dieu. Même si cette gestion ne leur est pas attribuée, ils sont obligés d’être associés parce que la Bible nous démontre que les rois étaient entourés des prophètes pour demander la volonté de Dieu dans la gestion des affaires. Et comment gérer la cité. Alors les pasteurs que nous sommes devraient être des hommes courageux et déterminés. Elie était courageux face aux prophètes de Baal qui étaient plus nombreux mais il a démontré que son Dieu était le plus fort et tout le monde était obligé de s’associer et se mettre derrière Elie qu’il faut suivre car en lui est la vérité, la Justice. Alors la transformation de la cité, les chrétiens, les pasteurs doivent se lever non pas par la violence mais en démontrant par l’amour du prochain, la tolérance que nous avons reçue du Seigneur la transformation. Et il a fait de nous le sel et la lumière de la terre. Frère, le problème aussi du chrétien c’est quoi, le sel a un rôle dans le repas mais il n’a pas sa place dans le repas. Je m’explique : si le sel ne se fond pas dans le repas, au moment où vous allez le manger, et vous sentez dans votre bouche des graines de sel, vous ne réussirez plus à prendre ce repas. Alors sans ce sel, le repas n’est pas comestible. C’est aux chrétiens de savoir à quel moment agir, comment agir, avec qui agir, quand agir, où agir et cela requiert une dimension de discernement qui ne peut être que le don du Saint-Esprit. Sans cela, nous risquerons de courir plus vite que le temps alors que nous devrons être derrière le Seigneur, nous en tant que agents, acteurs et ambassadeurs de la parole de vie.
Est-ce en vertu de ce droit d’ingérence pour emprunter à Kouchner, que vous avez été impliqué dans le ralliement au Congo, votre pays d’origine, du pasteur Ntumi qui est sorti du maquis. On dit que vous avez joué un rôle central dans cette affaire. Est-ce parce que vous vous êtes senti en tant que pasteur dans cette mission de concilier le pouvoir politique avec la société?
De prime abord, c’est un effort qui a été fourni par beaucoup de personnes ; donc, dire que nous avons été au centre de cette affaire serait trop prétentieux de notre part. Mais ce qui est vrai c’est que sur le plan spirituel nous avons fait de grandes choses. La première chose à faire c’est de remercier le président Sassou N’guesso qui a permi la faisabilité de l’opération. D’autant plus qu’il est l’autorité suprême de la nation, il pouvait refuser, dire « non je ne veux rien entendre ». Puisque nous avons eu à tenir des conférences au palais du parlement, des meetings d’évangélisation au stade Alphonse Massamba Deba et nous nous sommes déplacés pour aller dans la forêt pour rencontrer le révérend Ntumi, je pense que cela s’est fait par la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ et avec l’accord du président Sassou N’guesso. Alors, on ne peut pas parler de l’ingérence parce que je me rappelle que le Seigneur m’avait dit « si tu ne te lève pas le Congo sera en feu ». Et quand je me présente au Congo pour dire que j’ai reçu mandat de la part du Seigneur Jésus-Christ, d’aller rencontrer le président de la République et après voir ceux qu’on appelle les opposants, les rebelles qui se trouvent en forêt. Personne ne m’a cru. Personne, même les pasteurs ! Or j’étais convaincu que le Seigneur m’avait parlé et j’avais des preuves que c’est le Seigneur qui me parlait. Nous nous sommes levés et nous sommes partis, et le travail qui a été fait consiste en quoi. Il fallait assainir l’économie du Congo et nous avons des cassettes, des images qui montrent qu’on a assaini l’économie congolaise au nom du Seigneur Jésus-Christ. Aujourd’hui, tout ce qui se passe au Congo est la matérialisation, l’accomplissement de ce qui a été fait au nom puissant de Jésus-Christ de Nazareth ; et encore, nous avons le meilleur devant nous. Ce que nous voyons, ce ne sont que les prémices du bonheur que l’Afrique va vivre, pour ne pas dire le Congo, parce que nous avons eu à obéir à ce que le Saint-Esprit nous a donné comme directives.
Le Congo est tout de même en Afrique centrale et en Afrique tout court, l’un des pays les plus pauvres malgré sa très grande richesse minière, toutes ses potentialités économiques. Quand vous parlez de progrès on peut se demander si nous parlons du même Congo, à moins que…
La richesse d’une nation comme la richesse d’une personne, est d’abord spirituelle. Tant que le spirituel est libéré et trouve maintenant l’expression libre de se matérialiser, bien-aimé, tout ce qui est matériel, financier finira par suivre. Seulement, il faut qu’il y ait des gestionnaires dignes de ce nom. Nous n’accusons personne mais ce qui est vrai est que si aujourd’hui le Congo est des pays les plus pauvres, je vous rappelle que la Bible déclare que les ténèbres ne régneront pas pour toujours. Nous avons la certitude que notre beau pays le Congo-Brazaville pour ne pas dire l’Afrique toute entière va connaître des lendemains meilleurs au nom puissant de Jésus-Christ de Nazareth. Cependant, c’est à nous d’aller vers les politiques et leur prouver que la solution est en Jésus. Mais si nous sommes orgueilleux, souvent il y a aussi les discours de rejet, de critique, même notre Seigneur Jésus ne permet même pas de porter le jugement mais d’apporter la vérité. Donc quelles que soient les structures mystiques ou encore des déviations spirituelles qui peuvent être au milieu de ceux qui peuvent être au pouvoir. Aujourd’hui on parle de mauvaise gestion des nations. Cette mauvaise gestion ne se trouve pas seulement au sein des nations, on la trouve également dans les églises. Si dans une petite structure comme l’église, on n’arrive pas à savoir que ça c’est le bien commun et ça c’est le bien privé, à plus forte raison quand on serait appelé à être chef de l’Etat ? C’est clair qu’on fera pire. Il y a un philosophe qui disait que « je ne peux gouverner si je ne peux pas gouverner la pensée qui est mienne ». C’est-à -dire se gouverner pour gouverner et les chrétiens ; les pasteurs que nous sommes nous devrons d’abord gouverner nos pensées. De façon à d’agir afin que demain, devenu certainement responsable des nations, nous puissions bien gérer ces nations au nom puissant de Jésus-Christ de Nazareth.
Pour revenir à Ntumi, pouvez-vous nous expliquer à quel niveau exactement se situe votre responsabilité dans son ralliement et dans sa participation aujourd’hui à la gestion du Congo ? Qu’est-ce que vous avez fait concrètement pour que cela soit rendu possible ?
Je pense tout d’abord que c’est le Seigneur Jésus qui a tout fait et ce qui a été réalisé, je n’ai été qu’un simple instrument. Mais concrètement, ce que le Seigneur m’a montré et qui a été fait par nous, c’est que nous avons prié et nous sommes allés prier à des endroits secrets de la nation congolaise que le Seigneur nous a révélé où se trouvent les fondements des forces des ténèbres. Et à partir de là , on a été associé avec certaines églises, et précisément le Ministère du combat spirituel qui est représenté dans presque tous les pays africains et dont le couple leader se trouve à Kinshasa, en les personnes de papa et maman Olangui. Je les ai vues, je leur ai parlé et ils m’ont aidé et soutenu et m’ont donné une équipe d’intercession. J’étais à la chambre haute où je jeûnais et priais avec cette équipe. Et quand nous sommes sortis, nous avons fait le tour de la ville de Brazzaville, pas avec toute cette équipe mais avec certains éléments. Et nous avons marché et pris possession de certains lieux. A partir de là , tout ce qu’on pouvait voir comme manifestation de l’opposition ne pouvait tomber que dans l’eau. Que ce soit d’un côté ou de l’autre. Et du coup, nous sommes partis par la grâce de Dieu notre Seigneur Jésus, rencontrer le révérend Ntumi et nous avons eu un très grand entretien avec lui. Soit dis en passant, on se connaissait depuis l’enfance mais quand je partais, je ne savais pas que c’était lui ; et quand je suis arrivé, c’est alors que j’ai su que le révérend Ntumi est celui avec qui j’ai grandi. Dans la prière que nous avons eu à faire à Paris et à Brazzaville, nous avons eu la certitude que quand nous allons rencontrer ces Congolais qui était en forêt, suite aux désaccords entre le gouvernement et eux, la main du Seigneur Jésus devait faire en sorte que la paix soit restaurée. Et je me rappelle que nous sommes sortis de la forêt avec le révérend Ntumi à 2h04mn, et nous sommes partis de la forêt jusqu’à Vinta et de Vinta j’ai pris l’hélicoptère pour Brazzaville. En dehors de la prière qui a été faite, matériellement parlant, je peux dire qu’il n’y a rien eu sinon que les hommes se sont mobilisés. Et je serai aussi honnête de dire que je n’ai jamais été reçu par le chef de l’Etat congolais, par contre j’ai été reçu à six reprises par son épouse maman Antoinette Sassou N’guesso. Pour nous qui sommes dans le Seigneur, on sait qu’on ne peut pas diviser ce que Dieu a uni. Si la dame m’a reçu, c’est le monsieur qui m’a reçu. Le compte rendu a été fait à la première dame qui nous a aidé et qui nous a assisté. Et quand nous sommes revenus en France, il y a eu aussi l’œuvre des politiciens qui a été aussi menée. Mais ce qui est vrai c’est que le grand problème était d’abord spirituel.
Politiciens Français ou Congolais ?
A ma connaissance, il y a eu des politiciens africains, parce qu’il n’y a pas eu que des Congolais. Nous avons des Gabonais, des Congolais de la RDC, des Angolais…pour dire qu’il y a eu l’apport des Congolais, des Congolais d’en face (RDC) des Gabonais et la bonne volonté du président de la République monsieur Sassou N’guesso. A ma connaissance, des démarches ont été faites même dans les coulisses pour que cette situation soit résolue. Ça a pris du temps parce que nous sommes partis en 2003 et ce n’est qu’en décembre 2009 que le révérend Ntumi a eu à regagner Brazzaville.
Et vous avez le sentiment que chaque partie respecte ses engagements pour qu’il n’y ait plus de « divorce » entre Ntumi et le pouvoir de Brazzaville ? Avez-vous avez la ferme conviction aujourd’hui que le président Sassou et son gouvernement respectent leurs engagements vis-à -vis du pasteur Ntumi et vice versa ?
Donner cette certitude serait parlé trop vite, tant que le nom de Jésus-Christ n’est pas élevé au sein d’une union ou d’une communauté, en tant que homme de Dieu, je ne peux pas prétendre dire que tout est Ok. Donc je vais marcher sur les pointes des pieds, mais ce qui est vrai est que nous voyons que le révérend Ntumi est bien rentré à Brazzaville et qu’il a été reçu par le président Sassou N’guesso. Mais dire qu’il n’y aura plus ceci ou cela…C’est notre souhait, notre prière, jusqu’ici, je ne suis pas parti à Brazzaville, mais ce qui est sûr est que de loin et spirituellement nous suivons cette situation. Cet événement parce qu’il y a encore un grand travail à faire. Le grand travail, je l’ai expliqué aux politiciens et je n’ai pas encore l’accord. Parce que le pays Congo Brazzaville a été le premier pays socialiste en Afrique. Socialiste renvoie à nier l’existence de Dieu. Alors, le pays était voué au socialisme et du coup dans les airs congolais, il y a un travail qui doit se faire. Parce qu’ il y a le rouge qui symbolise le sang et qui plane encore sur les airs congolais. Ce travail, il faut le faire. Et prendre possession par la grâce de Dieu, j’avais demandé à bénéficier d’un hélicoptère pour faire ce travail à des heures bien précises. On attend le temps qui n’est pas encore arrivé. Ce travail doit être fait si nous voulons vivre dans une paix durable.
Vous parlez d’hélicoptère pour faire un travail parce que le sang plane. Pour vous homme de Dieu, en quoi va consister de manière concrète ce travail ?
Très bien ! Dans le travail spirituel, il y a certaines révélations que le Seigneur vous confie qu’il ne faut pas divulguer avant le combat. Parce qu’il ne faut pas aussi ignorer que nous sommes dans un combat comme les enfants d’Israël qui ont remporté les victoires en respectant des consignes. Nous parlons de ce combat, nous parlons qu’on va prendre autorité et aller spirituellement dans les airs, il y a un travail qui se fait. Il n’est pas dit que nous allons prendre uniquement des hélicoptères mais il y a un travail de fond qui est déclenché et des finitions qui nécessitent la présence des hommes de Dieu en l’air en confessant la seigneurie de Jésus-Christ en prenant autorité. Je pense que le temps n’est pas arrivé pour livrer concrètement le travail qui sera fait parce que le spirituel demande aussi qu’on puisse être dans la discrétion à certain moment.
Par pius.njawe | Le Messager











