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Pourquoi, le président Paul Biya, doit personnellement assister au sommet USA –Afrique du 5 au 6 août prochain aux Etats-Unis d’Amérique !

AfricaPresse.com

Ecrit Par le 28 Jan 2014 Publié dans la categorie: Actualités, Chronique, Chronique Politique, Point de Vue, Politique


mathieu-Mbarga-Abega

Comment voulez-vous que je me taise ?

Par le Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, journaliste politique et écrivain à  Paris

La télévision nationale camerounaise annonce à propos du sommet USA-Afrique qui se tient du 5 au 6 aoû prochain aux Etats-Unis d’Amérique, que le Cameroun sera représenté par Pierre Mukoko, ministre des relations extérieures, une erreur. Le président Paul Biya, doit personnellement assister à cet important sommet USA-Afrique, pour jouer à la fois la comédie politique, c’est-à-dire l’inverse de la politique de la chaise vide, impardonnable dans un environnement de redoutables caïmans et de pratiquer une stratégique politique de haut niveau, autrement dit, Paul Biya, doyen des chefs d’Etat de l’Afrique centrale, doit aller expliquer en tête à tête à Barack Obama, Président de la première puissance mondiale, les divergences politiques entre les Etats-Unis d’Amérique et l’Afrique subsaharienne en général  et en particulier du Cameroun.

C’est ainsi qu’il mettra un terme sur des sujets de désaccords qui ne manquent entre le Cameroun et  les Etats-Unis d’Amérique. Si le président Paul Biya, n’assiste pas à cet important sommet USA-Afrique, 47 chefs d’Etats africains sont invités,  ce  serait une erreur politique majore  que le Cameroun paiera peut-être un jour, mais, à rebours, parce qu’aucun pays et de surcroit pauvre de la planète ne s’oppose pas frontalement aux choix de la première puissance du monde,  sans s’attendre aux conséquences. C’est pourquoi le diadoque direct est toujours un meilleur atout, pour dissiper les malentendus voire de régler les désaccords entre les nations souveraines.

Bien sur le fait que Barack Obama, depuis son élection en 2009, a effectué au moins deux voyages en Afrique subsaharienne, sans mettre pieds au Cameroun est  frustrant pour  le président Paul Biya, doyen des chefs d’Etats africains de l’Afrique Centrale. Mais, le pardon demeure une sagesse supérieure pour les grands dirigeants de ce monde,  le Pape Jean Paul II, a bien pardonné Ali Aka, qui avait tiré sur lui, sans le tuer, il l’aurait même invité à dîner !

 Garder de bonnes relations avec les grandes puissances du monde, pour un pays en développement comme le Cameroun, est un formidable atout, en cas de conflit avec ses pays voisins. Souvenons-nous, lors du conflit qui a opposé le Cameroun au Nigéria, sur l’île de Bakassi, la communauté internationale et en particulier l’Onu, ont sur la base des textes et sans en être obligés, soutenus fortement le règlement politique de ce vieux conflit qui date de l’époque coloniale. Si cela n’avait pas été le cas, le Nigéria et le Cameroun seraient peut-être aujourd’hui, dans une terrible guerre civile, dont l’Afrique noire a le secret. Il reste que le bilan de la politique africaine du Président Barack Obama, en termes de soutien au développement, de la paix et de la démocratie dans le continent africain, est extrêmement décevante, bien sûr ce dernier a visité très rapidement quelques pays du continent ; l’Afrique du sud, le Sénégal, le Ghana…mais, pour dire quoi et pour quel résultat ?

Rien, et tant pis, pour des milliers d’Africains qui dès l’élection de Barack Obama en 2009, espéraient que ce dernier dont le père est originaire d’Afrique, du Ghana,  allait avoir une fibre de solidarité, non pas qu’il distribue des dollars à ses demi-frères du continent, mais, qu’il exige aux multinationales qui exploitent sans réelle contre partie, les richesses naturelles du continent de s’impliquées financièrement à l’effort de développement des pays africains, par exemple la construction des infrastructures routières sanitaires et l’électrification des villes et campagnes. Résultat ; les populations africaines d’aujourd’hui, meurent de faim, de maladie, de guerres civiles, par exemple ; l’essence  coûte de plus en plus cher dans les pays africains producteurs ou non de pétrole et les institutions de Britten-Wood, notamment, la banque mondiale et l’FMI, à cause de leurs plans d’ajustements structurels esclavagistes  dans le continent, plombent totalement le développement de l’Afrique noire depuis des générations, et ce, sous le regard très jussif de Barack Obama et de ses alliés, notamment : l’Union soviétique, la Chine, le Japon et la Communauté européenne. Les conflits au proche et moyen orient, par exemple ne sont pas réglés non plus. En revanche, c’est ces institutions qui font depuis plus de cinquante ans à ce jour, d’énormes  bénéfices sur le continent dit-on le plus pauvre de la planète, de qui se moque-t-on ?

Et, plus les années qui conduisent le Président Barack Obama, vers la fin de son deuxième et dernier mandat, plus l’espoir de ses demi-frères africains affamés, ne s’éloigne !

Et si Barack Obama, avait très peur qu’en aidant l’Afrique à se développer en sommant les multinationales d’arrêtées le massacre économique et le proche et moyen orient à régler ces conflits, que l’opinion internationale l’accuse à la fois de favoriser ses demi-frères africains  et ses frères de confession musulmane ?

Enfin, et si Barak Obama, Président de la première puissance du monde moderne, était un véritable faible, quelque fois, fort ?

Allez savoir !

Par le Docteur Mathieu MBARGA-ABEGA, journaliste politique et écrivain à l’international – Paris

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